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26/11/2012

Polémique

Les copains du web se mettant à polémiquer sur le mariage gay (Yann Frat ici, Rituximaboul  ), je me suis dit que ce blog ne pouvait pas être en reste. Non pas possible. Cette tribune lue par des milliers de lecteurs NE POUVAIT PAS passer à côté de débats de société.
Mais comme ils ont étayé leurs thèses avec des arguments beaucoup plus clairs et synthétiques que ce que j'aurais pu faire, je me suis dit que donner mon opinion sans passer pour un branquignol, ça allait être coton.
Et puis je me suis re-dit (oui je me parle beaucoup à moi même) que si je fais dans la polémique, je vais avoir plein de commentaires, il va falloir trouver des arguments et des contre-arguments...Pffff pis c'est vraiment pas le moment. Changement de saison, boulot, fatigue, nan pas possible, suis fatigué moi.
Alors je me suis re-re-dit : Spyko, trouve un sujet polémique re-po-sant.  
Evite le mariage gay, trouve une polémique bisounours. 

Alors, chers amis internautes, pour commencer, n'ayons peur de rien, je ne reculerai devant aucune pression, aucune menace, j'ose aborder ce sujet polémique entre tous : Bain ou Douche ?

Oui, n'en doutons pas, c'est un sujet tellement polémique qu'aucun autre blog ne veut en parler, mais je vous l'affirme bien fort, la tête haute : même pas peur.
Car, oui, tous les matins, la même question lancinante revient ; bain ou douche ? 
Oui cette question existentielle entre toutes (ah ah, c'est pas Y.Frat ou Rituximaboul qui vous parlerons de sujets de société aussi importants hein !) mérite d'être réfléchie, alors faisons le de ce pas. 


Douche : l'aspersion revigorante de l'eau sur le corps
Bain : l'enveloppement chaud de l'eau qui rend le corps mou

Douche : la friction vigoureuse du gant de crin qui régénère la peau, l'esprit et donne de grandes idées libertaires dès le matin, comme défendre le mariage pour t...(oooops pardon)
Bain : l'humidité moite qui empêche la connexion des neurones et vous donne le QI d'une huitre

Douche : la station debout qui permet une meilleure circulation sanguine, oxygénant mieux le cerveau et gommant la fatigue matinale
Bain : le corps couché, vautré, paresseux dans l'eau menant tout droit à la paresse, au conformisme, à l'opposition au mariage g..(ah zut !)

Douche : le massage de l'eau qui réveille l'éclat de la peau, atténue les rides, vous donne 10 ans de moins, vous fait gagner au Loto, et revenir l'affection de l'être aimé
Bain : l'eau qui ramollit, plisse la peau comme une vieille patate ratatinée, vous donnant un air aigri et mauvais, laissant filer pour vous l'amour, la chance, et qui plus est, rendant les érections moins fermes et moins nombreuses, éliminant de fait une possible deuxième chance dans le porno

Douche
 : le gel tonique qui met de bonne humeur, qui donne envie de se dépasser, arriver en avance au boulot et obtenir une promotion en fin d'année
Bain : le parfum lourd et capiteux du bain, la mousse qui appellent à y rester et à arriver en retard au travail, à se foutre de son boulot

Oui, amis, le bain est la porte ouverte à la luxure, à la paresse, le bain est l'ennemi du bien ! Camarades unissons nous et réhabilitons les vertus saines et revigorantes de la douche !!
Moi je vous le dis, ces gens qui manifestent dehors en soutane,  ils auraient eu plus de douches et moins de bains, ben on en serait pas là où on en est. (Ah zut ça m'a échappé encore)

Ce blog étant devenu un espace polémique, nous ne nous arrêterons pas là.
La semaine prochaine : Slip ou Caleçon

09:50 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (24) | |  Facebook

16/11/2012

On disait que tu ne le dirais pas

 

« On disait que tu ne le dirais pas »

Papa boit, papa boit, papa boit…

Partout dans l’entretien, les traces de la peur, de l’impuissance, de la violence.
Tu as peur pour toi, tu as peur pour lui. Du haut de tes 9 ans, tu veux porter sur tes épaules les soucis de toute une famille.
« On disait que tu ne le dirais pas ».


Toi, tu me demandes de garder le secret. Parce que tu as bien compris que l’assistante sociale qui vient chez toi est inquiète.
Oh elle est forte celle là que tu te dis, d’être inquiète. Parce que pourtant, tu en fais des efforts pour jouer la comédie de la fille-qui-va-bien-regardez-comme-je-souris.
Tu lui dis, toi, quand elle passe l’assistante sociale, que vraiment il n’y aucun souci. Même que tu briefes aussi ta sœur pour qu’il n’y ait pas de doute.

Tu as bien compris qu’à être élevée chez un papa seul, qui boit, et qui pète un plomb dès qu’il boit, tu as bien compris qu’on allait parler placement, foyer…
Alors officiellement et définitivement, tout va bien.
Merci madame l’assistante sociale, au revoir, et à la semaine prochaine.

Sauf que tout ne va pas bien, non.
Parce que tu es grande, parce que tu comprends. Parce que tu aimes ton père et que tu vois qu’il se détruit. Parce que tu t’es investie, toute seule, de la mission de le protéger des autres et de lui-même. C’est toi qui gère, à sa place, c’est toi qui le pousse à arrêter, c’est toi qui l’engueule, c’est toi qui l’écoute…
Fille, femme de ménage, infirmière, psychologue,… Ca fait beaucoup de casquettes pour ton âge.

Alors c’est ballot mais avec tous les efforts que tu fais, papa ne va pas mieux. Papa boit de plus en plus. Papa devient même violent certains soirs.

« On disait que tu ne le dirais pas ».

On encaisse, on ferme sa gueule et on sourit à l’assistante sociale.

Un peu aussi au psychologue. Parce qu’on se rend compte subitement qu’il pourrait s’inquiéter lui aussi, alors on minimise. « Non mais ça va quand même, hein »

Mais maintenant, quoi ?
Je suis bien content que tu m’aies accordé ta confiance et que tu m’aies dit les choses.
Mais maintenant, quoi ?

C’est un fardeau trop lourd pour mes épaules de psychologue. Je ne suis pas certain de pouvoir t’aider ou d’aider ton papa tout seul.
Et je me dis qu’il doit être sacrement lourd pour toi ce fardeau si même moi adulte et professionnel, je trouve qu’il est trop lourd pour moi.

Alors je te dis qu’il faut que j’en discute avec ton assistante sociale.
Que tu es bien courageuse de vouloir aider et protéger ton papa. Mais que ce n’est pas à toi de le faire. Et que dans la normalité, c’est à lui de te protéger, et pas l’inverse.
Qu’on doit l’aider lui à mieux te protéger. Et que pour ça il faut qu’on en parle.

Ca fait peur de briser des années de silence. Cette bulle de secret qui va éclater te terrorise, je le vois bien.
Moi aussi un peu, pour te dire. Parce qu’une fois qu’on va en parler, je ne vais pas tout maîtriser de ce qui va se passer ensuite. Parce que comme toi, j’espère qu’il y a une chance d’éviter le placement. Parce que tu l’aimes ton père. Et pour l’avoir rencontré aussi, je sais qu’il tient à toi.
Y’a-t-il encore quelque chose à sauver ? Je crois qu’on se pose la question tous les deux.

« On disait que tu ne le dirais pas ».

Mais je l’ai dit. Pour ton bien.
Enfin c’est ce que je me dis.

Mais il me reste un petit goût amer de trahison que je n’aime pas bien.

09:05 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook