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26/12/2009

Blog(s) de psy

Psyblog nous quitte.

Certains un peu cyniques, en dehors de la blogosphère, me dirait que c'est un non-évenement, qu'il y a douze mille arrêts de blog par jour dans le monde et qu'on ne va pas faire un article là dessus à chaque fois que cela se produit. Probablement oui.
Mais tout de même... Il n'y a pas tant que ça de blogs de psy sur le web. Ou alors j'ai mal cherché.
Et celui de Psyblog me plaisait dans le sens où il mélangeait billets "pros" et billets plus personnels. Et que l'on découvrait l'être humain derrière le psychologue. Evidemment, pour moi, c'était quelque chose de bien intéressant tout ça, et humainement parlant, de bien touchant souvent.

Il faut dire que je suis un peu la meme voie ici : j'ai ouvert ce blog avec l'idée de faire partager mon quotidien professionnel. Parce que c'est quelque fois lourd, parce qu'écrire les choses permet d'en évacuer une partie. Parce que je ne parle pas ou très peu de mon métier à mes proches, car c'est souvent pas rigolo et que ça plombe l'ambiance à chaque fois que je veux faire partager un peu.
Bref, j'ai voulu écrire tout ça ici. Et petit à petit, j'ai inséré des notes plus personnelles. Sans vraiment y réfléchir. Et je me dis finalement que c'est pas mal, que je ne suis pas seulement un psychologue, mais aussi un homme. Que j'ai comme tout le monde mes peurs, mes joies, mes peines, mes douleurs. A force que le psy mette une barrière, mette à distance les émotions, on pourrait se dire qu'on a tout réglé, qu'on est "en paix" avec soi meme. Foutaises, oui. On est comme tout le monde.
Peut être un peu plus conscients de nos points faibles, peut être un peu plus au clair sur ce qui nous tourmente, sur ce qui fait qu'on est "nous". Mais pas forcemment plus en paix avec tout cela.
Alors moi ça me fait du bien ce blog car c'est un des rares endroits où je suis moi, réellement moi : où je parle de ma vie professionnelle, où je parle de moi et ce que je ressens, les deux à la même place.

J'aimais le blog de Psyblog pour cela. Surement parce que je m'y retrouvais, et que je me suis dit, "ouf je suis pas le seul psy humain, alors !".
J'espère que tu trouveras, cher Psyblog, un autre lieu sur le net où te dire sans censure, où trouver un espace de liberté pour écrire ce que tu souhaites comme tu le souhaites. Il me tarde d'ailleurs de te lire si tu trouves cet endroit quelque part....

Quant à moi, je vais continuer ici à dérouler mon quotidien. Je sais que ce blog n'est pas tenu à jour très régulièremment ! J'espère que vous ne m'en tenez pas rigueur. Je dois lutter contre une tendance lourde à la procrastination.... Et j'écris ici seulement quand l'envie est là. Je souhaite pas écrire "pour écrire", parce qu'il faut faire un billet, parce qu'il faut remplir le blog. Ce coté obligatoire me lasserait vite, et j'ai assez d'obligations par ailleurs pour ne pas m'en rajouter ici.
Mais quand je passe ici, c'est avec grand plaisir....Pour le moment, je n'ai pas l'envie d'arrêter.

Sur ce, je pense que les enfants ont besoin de mon aide pour les cadeaux de Noël. J'entends des cris qui me font dire qu'il y a encore quelques cadeaux rebelles dans leur utilisation.... Allez, je vais me mettre à quatre pattes et aider ma fille à remettre d'aplomb sa maison playmobil. Aider mon grand à utiliser son robot aux vingt-deux-mille fonctions que-j'ai-déja-du-mal-rien-qu'à-comprendre-comment-on-le-met-en-route. Et mon autre fille semble avoir bien du mal à zigouiller les méchants sur sa console... Allez, super Papa, au boulot !

 

24/12/2009

Joyeux Nawel

Je sais, ça ne vole pas haut, mais je suis littéralement fan de la série québecoise (déjà ancienne) Le coeur a ses raisons.
Ce douzième degré, ce coté absurde, ça me fait mourir de rire.... J'y peux rien !
En tout cas, si vous ne connaissez pas, je vous conseille le monumental : Brenda Téléphone à Beckie.

Et pour les fêtes, Joyeux Nawel à tous !

 

12:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Sad Christmas

Cela fait quelques temps que Noël résonne bizarrement pour moi. Un fond de nostalgie, de tristesse. Ajouté à un gros poids de culpabilité.

Il a plusieurs années, ma grand mère tombe malade en plein été. Jaunisse "brutale". Son généraliste l'envoie à l'hôpital pour bilan. Ma grand mère est veuve depuis quelques années. J'habite pas tout près, on se voit peu mais on se téléphone régulièrement. Quant à mon père, son fils unique, il ne lui donne des nouvelles qu'épisodiquement, et ne m'en donne à moi qu'encore plus épisodiquement. Bref, voilà pour planter le tableau.
Je vais la voir plusieurs fois à l'hôpital, ma grand mère va mieux au fil des semaines, elle réclame la sortie... La voyant mieux aussi, j'ai du mal à comprendre ce qui se passe et pourquoi on la garde.
Un jour, ma soeur, mon beau frere, et moi sommes en visite dans sa chambre. Je décide de faire le tour du service voir si je peux rencontrer le médecin et savoir ce qu'il en retourne.
Je tombe sur un médecin. Pressé visiblement. Je me présente. Le petit-fils de madame X.
"Ah ok. Je préfererai donner des nouvelles à son fils directement."
"Oui... Je comprends... Mais ils sont...En froid... Je doute qu'il passe la voir vous savez...."

Le médecin semble réfléchir, peser le pour et le contre et finalement, me prends dans un coin. Et me balance tout ce qui suit hyper rapidement..

"Bon...Et bien... C'est un cancer du pancréas. Voilà. Non, il n'y aura pas de chimio car il est avancé. Non, elle ne pourra pas rentrer chez elle. Il faut trouver une place en long séjour quelque part. Rapidement, car nous n'avons plus de place ici. Voilà".

Je me prends tout dans la tête. Le médecin s'en va. Je suis tout seul dans le couloir, sonné. Cancer...Pas de traitement... Je dois rentrer dans la chambre où m'attendent ma grand mère, ma soeur, mon beau frère. Faire semblant. Sourire. Mentir, non je n'ai pas vu le médecin. On verra une autre fois hein.
Je ne sais pas comment je fais pour donner le change. Je le donne pourtant.

Je finis par tout balancer à ma soeur à la sortie de l'hôpital... Nous convenons que mon père, qui ne s'est jamais occupé de sa maman, doit faire quelque chose là, s'investir, bouger. On donne la consigne à l'hôpital de le prévenir s'il faut changer sa mère de service et lui trouver une place quelque part.

Les semaines passent... Mon père annonce (pas à moi, il ne m'appelle pratiquement pas) qu'il va venir sur la région "tout régler" mais qu'il a peu de temps.
Il passe un jour à l'hôpital sans prévenir personne. Réalise qu'on ne trouve pas comme ça en un claquement de doigts une place en long séjour. Rien dans la ville. Rien dans la région. Il faut patienter. Lui ne veut pas. Il a d'autres choses plus primordiales à faire sans doute.
Trouve une place en long séjour à 100 km de là. Une petite ville, loin de toute la famille, où personne ne pourra rendre visite à la grand mère facilement. Mais peu importe. Il a trouvé une place. Il doit être content, il s'en va et rentre chez lui. Je ne l'ai même pas aperçu durant ses quelques jours de présence dans la région.

Je rends visite un jour à ma grand mère dans cette toute petite ville, un tout petit hôpital rabougri, lugubre, veillot.
Ma grand mère, à qui personne n'a annoncé le diagnostic, est contente de me montrer qu'elle marche sans trop d'efforts "je vais pouvoir bientot rentrer tu vois !!". J'ai mal. Je ne dis rien. Je suis con, je m'en veux. En même temps, j'ai peur de tout balancer.
Sa chambre est une horreur de chambre des années 70, à la déco et aux lits sordides, qu'elle partage avec deux autres vieilles dames.
J'ai honte pour mon père. C'est cet endroit qu'il a choisi pour les derniers jours de sa mère ?

Je repars. Les fêtes de fin d'années approchent. La veille de Noël, coup de fil d'une tante "ta grand mère est au plus mal.... Je te tiens au courant... Ce n'est pas la peine de venir pour le moment, elle n'est plus consciente...".
Le lendemain, Noël chez mes parents, avec mes enfants. Ma femme et moi savons qu'un coup de fil peut arriver d'un moment à l'autre. On donne le change encore, pour les enfants... Leurs rires et leur joie me semblent tellement déplacées... Mais ils n'y peuvent rien, alors on fête Noël avec eux.... Et le téléphone finit par sonner en fin d'apres midi. Tout est fini...

Depuis ces annnées, j'ai honte. Je me sens mal.
Honte d'avoir participer au mensonge familial, d'avoir tout caché de son état à ma grand mère. Peut être aurait elle préféré savoir ce qui lui arrivait. L'issue de tout cela. Se préparer. Au lieu de cela, je la revois avec le fol espoir de rentrer chez elle, se forçant à marcher dans les couloirs de l'hôpital pour montrer à tout le monde que oui, elle était valide et pouvait rentrer !

Honte pour mon père... Lui dort sans doute bien, la culpabilité c'est plus ma spécialité que la sienne. Honte qu'il ai exilé sa mère loin lors de ses dernières semaines, en toute connaissance de cause, pour être débarassé du fardeau de cette vieille qui agonisait. Sordide.
Par contre, au moment de l'héritage, ça n'a pas fait long feu avant qu'il ne soit là pour régler tous les papiers.... Sordide, je dis.

Toujours cette étrange sensation maintenant de Noël. La vision de ma grand mère toute seule, finalement presque abandonnée. A laquelle on a menti. Et moi dans tout ça qui est participé à ça. Qui n'a pas réalisé à ce moment, pas voulu voir peut être... Qui me suis laissé entraîner dans tout ça. J'ai honte pour moi parce que je suis doute autant responsable que les autres. Faiblesse, couardise. Lâcheté sans doute.

On apprend toujours de ses erreurs. Je sais en tout cas que je ne voudrais plus jamais qu'on mente à quelqu'un en fin de vie.
Et chaque nouveau Noël qui passe, je ne peux m'empêcher de penser à ma grand mère.

 

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21/12/2009

Votre avis...

Je suis confronté à une situation compliquée à l'hôpital et j'aurai aimé avoir votre avis sur la question.

J'ai suivi un petit garçon, issu d'un couple séparé. Nous avons été alerté en début d'année par son papa, qui taxait la maman de "maltraitante" et demandait la suspension de son droit de garde. En fait de maltraitance, nous découvrons qu'il s'agit d'un moment d'enervement de la mère en pleine rue un jour, qui a donné une tape sur l'arrière du crane de l'enfant dans un accès de colère. Enervée, la mere a tourné les talons, et la voyant s'éloigner, le petit garcon de 7 ans a vécu cela comme un abandon.
Du coup il a rapporté à papa "maman m'a tappé... J'ai eu peur je croyais qu'elle allait m'abandonner dans la rue"....
Bon ok, pas tres adroit de la part de la maman, ca mérite surement d'etre rediscuté, mais de là à parler de maltraitance et suspension de garde...
Bref, je vois quand meme cet enfant seul : qui redit avoir eu peur que sa maman soit enervée et le laisse en pleine rue. Mais qui a coté de ca, reste positif sur elle, veut continuer à la voir, et relate aussi pas mal de souvenirs agréables avec elle.
Conclusion : nous disons au papa que nous n'avons vraiment pas matière à signaler quoi que ce soit et que nous aimerions revoir son enfant, mais avec la maman pour discuter de tout cela. (Visiblement, il n'a pas aimé).
Nous voyons la maman quelques semaines plus tard : qui nous fait bonne impression. Qui ne s'est pas rendu compte de l'impact de sa colère sur son petit garçon, qui réalise qu'il a vécu une grosse angoisse. Qui semble prendre ça au sérieux, se remet en question.
Bref, nous en restons là.

Il y a deux mois, nouvel appel du papa, veut un rendez vous en "urgence".
En fait d'urgence, il me dit que "mon ex femme monte mon fils contre moi. Il est agressif envers moi, c'est à cause de ce qu'elle lui dit. Je demande la garde complète !".
Je vois l'enfant seul : effectivement, il a des griefs contre sa maman qui critiquerai souvent le père...Mais surprise, aussi des griefs contre papa qui critique aussi maman.... Il veut que le conflit se calme. Il en a marre. Et il en veut beaucoup à son père de demander la garde complète car lui, veut voir ses deux parents autant l'un et l'autre....
Je retranscris au pere ce que je peux dire sans trahir l'enfant : il est perdu dans le conflit. Il a certes des griefs contre maman, mais aussi contre papa, tout comme il aime maman et qu'il aime aussi papa...Bref, du normal quoi ! Qui n'a pas de grief contre ses parents, hein ?
Il veut surtout sortir du conflit, il faut l'aider à aplanir les différents, trouver un compromis et du calme avec la maman.

Plus de nouvelles ensuite...Et là, appel affolé d'un professionnel "le papa me demande de faire un signalement contre la mère pour maltraitance, vous en pensez quoi ???". Ben j'en pense qu'il a toujours rien compris et qu'à force, c'est lui qui maltraite son gamin. A ne pas l'écouter, à vouloir l'embarquer dans ses rancoeurs à lui....
Et j'apprends ce matin que le père a demandé l'accès au dossier médical de son fils et à toutes mes notes d'entretien !!!

Ouh là ! Là je trouve ça grave ! Ce gamin n'a donc droit à aucune intimité alors ? Il faut que son père sache tout de ce qu'il a dit, pour que ce puisse être utilisé contre la mère ???
J'appelle une collègue qui me dit "l'accès au dossier médical, dans la loi, c'est l'accès aux "documents finalisés" du dossier : les courriers, les syntheses. Tes notes, ce sont des notes de travail, des ébauches, tu n'as pas à les fournir". Ouf. Du coup, j'enleve mes notes, je gribouille une synthese vite fait des entretiens : en fait, tout ce que j'ai déjà dit au père, je ne lui avais rien caché d'important.

Je veux juste pas qu'il voit mes notes car il risquerait de les reprendre, sorties de leur contexte. Quand j'écris que le gamin dit que "maman dit que papa est un c....", il pourrait brandir ça au tribunal. Alors que plus loin, le gamin dit aussi "Papa j'en ai marre qu'il insulte ma mère"...

Voila, il aura accès qu'à des bribes, mais je reste avec une drole d'impression. Ce père pour moi, réalise là un véritable viol psychologique : réclamer l'accès à l'intimité de son fils, à des entretiens confidentiels. Et légalement, je ne peux pas dire "non". Bon ok , il n'y a rien de compromettant dans le dossier, mais j'aurai eu envie de dire "non" symboliquement, pour signifier que là, pas touche, même en étant père, on a pas tous les droits.

Du coup, ce que j'envisage : faire un courrier au père. Lui dire que je m'étonne de sa demande alors que j'ai toujours fait une synthese avec lui des entretiens, que rien d'important n'a été caché. Lui dire que dans le cadre d'une séparation conflictuelle, l'enfant a besoin d'un lieu de parole neutre, pour pouvoir dire ce qu'il souhaite, sans tabou, sans peurs.... Que demander l'accès à ses entretiens, c'est une intrusion grave dans son intimité, c'est signifier qu'il n'a pas le droit à un lieu de parole à lui, que tout se doit d'être su, utilisé et repris dans le conflit...
Et dire que même si je ne peux m'opposer à cela, c'est mon devoir de lui signifier la gravité symbolique de sa demande.
Et je souhaiterai envoyer un double de mon courrier à la mère, voire même au Juge des Affaires Familiales, afin que tout le monde puisse voir jusqu'au ce père est prêt à aller pour emmerder son ex femme.


Voilà, vous en pensez quoi vous ? Est ce la bonne solution ? Avez vous d'autres idées ?

13:40 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (21) | |  Facebook

16/12/2009

Derrick au ralenti...

Dernièrement, une collègue pédiatre et moi recevions une maman en consultation.
Dame intelligente, d'une cinquantaine d'année. Mais incroyablement ralentie. 
Débit de parole lent, lent...Débit de pensée lent lui aussi... Chaque mot semble recherché, réflechi, les temps de latence entre deux phrases sont interminables... 
Ma collègue, qui est plutôt du genre speed, s'agace à un moment, je la sens se tourner, se retourner sur sa chaise, bouger les jambes.... Les informations n'arrivent qu'au compte-goutte.
Elle tente quelquefois de faire aller cette dame plus vite dans son discours en la devançant, en terminant ses phrases, ou en supposant la suite de ce qu'elle allait dire.
Mais cela fait l'effet contraire : au lieu d'aider la dame à dire son récit, ça la déstabilise... Du coup, coupée au milieu de son discours, elle s'arrête, réfléchît, évalue ce qu'on vient de lui dire... Ça dure... Puis, elle ne  sait plus trop où elle en était. Recommence son récit deux chapitres avant ce qu'elle venait de dire pour être sur de ne rien oublier.
Le reste est à l'avenant : mouvements emprunt d'une grande lenteur, mimiques peu expressives voire inexistantes... Ajouté à cela, une timidité certaine qui ne doit pas aider la dame en question à élaborer son discours. Elle se reprend, se corrige, revient en arrière...Retrouve des précisions sur ce qu'elle venait de dire cinq minutes avant....

Même moi qui suis très patient habituellement je trouve ça long...Lourd.... J'essaie de voir des signes d'une éventuelle dépression : mais rien dans le discours qui ai une tonalité dépressive, rien dans les mimiques. Non, juste ce ralentissement de parole et de pensée, cette économie de mouvement.
L'impression c'est que c'était juste le mode de fonctionnement habituel de cette dame. 
Pour reprendre un diagnostic de Lawrence qui m'a fait sourire, c'est le genre de dame à se passer un épisode de Derrick au ralenti, parce que c'est allé trop vite pour elle. Bref.

Qu'elle ne fut pas notre surprise, ma collègue et moi, lorsque cette dame se met à aborder son couple. On a beau être à l'écoute, avoir l'habitude, on est quelquefois surpris par ce qu'on entend et à deux doigts d'exploser de rire (fort heureusement on s'est retenu).
Cette dame nous fait part de tensions dans son couple, de disputes. Toujours avec le même ralentissement, le même ton monocorde.
Puis, elle finit par lâcher :

- En fait, le problème, c'est que nous ne nous entendons pas sur....le plan...Sexuel...

- Ah ? fais-je (et j'ai la vision du mari attendant des heures avec agacement que madame soit "prête"...)

- Oui...En fait.... Sur ce plan là...Je suis...Très demandeuse...Et lui pas du tout...

- Ahhhhh ??

- Je l'ai même fait rencontré le médecin pour qu'il ai du Viagra. Mais il ne veut pas le prendre.... Moi j'insiste. Lui il dit non...Alors on se dispute...

Vision de la scène. Madame en nuisette vaporeuse, émoustillée, veut à toutes fins que monsieur prenne sa petite pilule bleue... Et lui, avachi sur son canapé en train de regarder le foot lui fait comprendre que non, pas ce soir, chérie...
Et en face de moi, la même dame ralentie, ralentie, ralentie...
Drôle de contraste !

Comme quoi, méfiez vous des des préjugés et des jugements hâtifs ;-)

12:32 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook