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28/09/2009

Roman Polanski

A la radio, ce soir, j'entends parler de l'arrestation de Roman Polanski et de toute la mobilisation d'artistes et de membres du gouvernement autour de cela.
Je suis scandalisé par ce que j'entends de ses défenseurs. Qu'il faut le libérer "parce que c'est un artiste", "un cinéaste de renom".
Mais je suis désolé : la question n'est pas de savoir qui il est ! Cela veut dire qu'on serait traité de manière différente pour peu qu'on soit célèbre ou non ?
Qu'on brandisse sa carrière comme un passe-droit, ça, ça me révolte.

Non, on ne doit pas libérer Mr Polanski car c'est un grand cinéaste. On doit le libérer si la loi le dit. Point.
Qu'il soit cinéaste, chomeur ou PDG, la loi doit être appliquée de la même façon.
Et en l'occurence, la loi, c'est celle des Etats-Unis.


Qu'on pense qu'être jugé 30 années après un crime est intolérable, peut etre. Encore que, personne ne s'émeuve qu'on juge Maurice Papon pour crimes contre l'humanité et que ce soit 50 années aprés.

Qu'on minimise les actes qu'a commis Mr Polanski me semble assez bizarre également : il est tout de même suspecté de viol sur mineur, en l'ayant droguée et fait boire... C'est quand même pas rien !
Si un violeur pédophile inconnu avait fait la même chose, on serait pour le moins surpris que des artistes et des politiques militent pour sa libération tout de même !! Qui oserait dire qu'il faille libérer un violeur car il a une âme d'artiste ??

Alors oui, Mr Polanski est un grand cinéaste, talentueux. Oui sa victime lui a pardonné. Oui il est peut etre un homme admirable auprès des siens également.
Mais non, il n'est pas au dessus des lois. Ce qu'il est aujourd'hui n'efface pas ce qu'il a fait hier. Si la loi de son pays dit qu'il doit être jugé, il doit l'être. Point. D'autant plus que si sa victime lui a pardonné, la sentence risque d'être assez légère je pense.

Contre transfert

Si vous ne connaissez pas le blog "Juste Après Dresseuse d'Ours", je vous recommande chaudement le dernier billet.


C'est brut, c'est dur, mais c'est rare que quelqu'un ose écrire ce qu'on a tous pu ressentir un jour ou l'autre, sans oser en parler au risque de subir l'opprobre de collègues, qui eux, saints et saintes de la Santé, n'ont jamais, oh non, jamais, eu de sentiments négatifs pour un seul patient...


Le contre-transfert négatif, et oui, ça existe. Si on arrive à le repérer à temps, tant mieux. C'est déjà ça pour éviter de s'y empêtrer.
Quand on arrive pas à le repérer à temps, là... C'est souvent trop tard et le consultation est déjà partie en jus de boudin...
Rien à faire, les soignants sont tous des humains. On est pas toujours gentils, et on n'a pas toujours des pensées gentilles non plus.


C'est terriblement épuisant pour le psy d'essayer d'être empathique lorsque le patient en face est antipathique. Oui, avec certains patients le courant ne passe pas. Ca arrive. C'est pas plus de sa faute que de la mienne mais ça arrive.
Et on fait quoi alors ? Ben, on essaie de mettre ça à part, de travailler sur soi, de comprendre pourquoi CE patient déclenche autant de choses chez nous. Il faut bien se connaître pour reconnaitre tout ça, ne pas se mentir, ne pas faussement accuser le patient d'être à l'origine des difficultés.
Et malgré tout, rester toujours en position d'aidant.


Je me souviens de mères qui arrivent dans le bureau en me prenant de haut, sachant déjà tout sur le gamin et ses problèmes, et demandant juste finalement au psy d'acquiescer au diagnostic qu'elles avaient fait, de parler au gamin de ce qu'elles pensaient qu'il devait dire...
Pas évident de prendre de la distance. Pas évident de refréner les sentiments et les émotions qui pointent à la surface. Pas évident, même si on le sait pertinemment, de se dire "allez, cherche un peu pourquoi elle se comporte comme ça...Ce n'est pas dirigé contre toi, il faut creuser..." 

Pas évident non plus d'avoir à faire à un gamin tête-à-claque. Un arrogant. Ou un opposant. Tous les gamins n'ont pas la tête des mômes des pubs Kinder. Pas évident d'être confronté à mur de silence ou d'opposition. Pas évident quand on est là pour aider que l'autre refuse notre aide.
Et lorsqu'on éprouve de la colère envers un gamin, à qui en parler ? Sans être jugé d'incompétent, de sans-coeur.
Tout le monde en pédiatrie a déjà trouvé un gamin antipathique, insupportable. Qui ose le dire ? Non pas pour coller une étiquette au gamin, qui n'y est pour rien lui, mais simplement pour en faire part comme un problème professionnel "je suis en difficulté car je n'arrive pas à être soignant auprès de cet enfant, le courant ne passe pas". 

J'ai donc adoré ce billet exutoire, qui résume ce qu'on peut tous éprouver dans un moment de colère ou d'abattement. Et qu'on ose jamais raconter...  Je pense qu'on peut parler de tout, de nos actes les plus glorieux, comme de ceux dont on est le moins fier. C'est comme ça qu'on avance non ?

 

 

 

25/09/2009

Tout petit petit

Quand je vois une vidéo comme cela, c'est là que je prends conscience de notre petitesse...
Les choses qui nous paraissent tellement importantes sur notre bonne vieille terre semblent un peu dérisoires ensuite.
Et puis, je trouve ça tout simplement beau aussi.

 

23/09/2009

Le petit chat est mort...

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Quand on est père de famille, on est sensé être courageux, et donner l'exemple à ses enfants sans faillir. Toujours. Sans exception...


Je vous raconte ? Ok. Mais avant tout, mettez vous une petite dose de ceci sous le nez. Avant de commencer. Conseil d'ami.
Donc...

Hier soir, les enfants jouaient dans notre cour quand soudain je suis interpellé par des cris "Papa....Viens voir...Vite....Y'a un chat qui bouge plus !".
Un chat ? Comme nous n'avons aucun animal, je cours éclaircir ce mystère.

Et là je trouve mes enfants, ébahis devant une carcasse de chat, dans un coin de la cour.
(Pensée intérieur : Beuuuuurkkkk....Mais ça pue !..... Surtout, ne pas faire le dégoutté devant les enfants).

Première question : comment est elle arrivée là ? Vu l'état du-dit chat, je doute qu'il se déplaçait encore hier, voire même la semaine dernière.... Et hier, je n'avais rien dans ma cour.... Le mystère de la carcasse de chat volante...  L'assassin aurait il déposé le corps chez moi en douce pour me faire punir à sa place ?

Bref, j'essaie d'éloigner les enfants mais la curiosité reste forte.... Ma fille se demande s'il faut appeler le vétérinaire (Pensée intérieur : ma pauvre chérie, je crains que ce ne soit un peu tard....).
Je les fais donc éloigner un peu. Et là, ben... Faut bien enlever le corps de l'animal. Et à l'heure du souper, c'est très très moyennement appétissant...
Comme les enfants m'observent de loin, je fais mon courageux qui n'a-même-pas-peur-et-qui-n'est-même-pas-dégoutté.

Je prends un sac poubelle, une fourche...Et hop...
Mais là, devant les restes du pauvre animal, une question me taraude. Il est bizarre ce corps quand même.
Ah mais oui tiens , il devrait pas y avoir quelque chose, là, du coté diamétralement opposé à la queue,? Je sais pas moi,... une tête par exemple ?
Parce que là, euh...Ben non j'en vois pas...
(L'assassin aurait il découpé la tête pour ne pas permettre l'identification de la victime ? Hmm hmmm... Je vais de ce pas appeler Les Experts, ça ne va pas traîner tout ça !)

Bref, je bouge un peu la carcasse. "Oui les enfants, j'enlève le corps du chat parce qu'il est mort...Vous approchez pas...Papa s'en occupe...."
(Pouahhhhhhhh, mais ça pue !!!!.... Allez, du nerf quoi !)
Je continue à faire mon courageux et soulève la carcasse d'un petit coup de fourche.... Re-Pouahhhhh....Mais c'est que ça bouge là dedans.... Des centaines d'habitants sont venus prendre part au festin... Mon estomac me donne des drôles de sensations !

Allez, le corps du la pauvre bête enfermé à double tour dans un sac poubelle, je prends l'air de celui qui a fait ça tous les jours et que ça n'a pas perturbé le moins du monde. Tiens. Mais c'est quoi ce truc poilu par terre, là ? Une....Arghh...Une patte ! je l'avais pas vu celle là... Elle était pas sensée être accrochée au reste ? ...Beurk décidément.

Le mystère reste entier. Ma femme me dit qu'elle appellera demain la mairie. Pour l'instant, le corps du malheureux reste chez nous. (Ben oui, on est sensé en faire quoi ?)
J'aimerai bien savoir comment cette pauvre bête a atterri chez moi et comprendre ce qui a pu lui arriver. 
Mes enfants fourmillent d'hypothèses : ça va, la police peut compter sur eux pour les premières pistes.

Quant à moi, je vais prendre un comprimé de Vogalène, et ça va passer...

Brigite Bardot, si vous me lisez, faut qu'on élucide ce mystère, et rapidement. Y a t il  quelque part un sérial-cat-killer autour de chez moi ? Est il victime d'une bagarre de la terrible guerre des gangs félins ? 
Plaisanteries mises à part, j'aimerais bien savoir quand même ce qui est arrivé. Et mes enfants aussi, ça, vous pouvez me croire !

12:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

21/09/2009

Annulé

kramer.jpg

Ma secrétaire m'appelle car une maman vient de l'appeler pour un enfant que j'ai déjà rencontré une fois.
Elle est mécontente. Son fils ne m'a pas parlé lors de la consultation. Elle trouve qu'il n'est pas à l'aise avec moi. Elle veut changer de psy.
Ma secrétaire m'en informe : je ne me souviens pas du dossier de mémoire (je l'ai vu une fois il y a quatre mois), mais je lui dis que la maman est libre de consulter où elle veut...


Et quand je reprends le dossier tout à l'heure, je trouve ça d'un coup beaucoup plus informatif. Je me suis souvenu de la situation.

Petit garçon de six ans issu d'un couple divorcé. Séparation hyper conflictuelle, ponctuée de lettres d'avocats et de menaces de part et d'autre.
Petit garçon décrit comme angoissé, problème de sommeil, problème de pipi au lit...
La maman arrive en consultation très mal. Le souvenir de la séparation (violente) est encore très vivace et reste difficile à aborder. Beaucoup de pleurs contenus. En tant que femme, elle a beaucoup souffert, apparemment, d'un homme manipulateur, menteur, et décrit comme pervers.
Elle craint pour son fils qu'elle trouve mal aux retours de chez le père, elle fait le lien entre les symptômes anxieux et le fait que "ça doit" mal se passer chez le papa.
Pendant l'entretien, mon impression est que cependant la maman projette beaucoup sur son fils. En tant que femme, sa relation avec le papa a été calamiteuse, destructrice. Elle est persuadée qu'il en sera de même sur son fils maintenant que le papa a des droits de visite.
Or, a priori, les seuls éléments qui l'orientent sont les troubles anxieux décrits plus hauts. L'enfant ne décrit à l'heure actuelle rien de strictement accusateur sur le comportement de son papa.
Les troubles anxieux peuvent se rattacher tout aussi bien à la situation hyper conflictuelle qu'à un vécu traumatique des visites. Mais la maman , dans son angoisse propre, n'a de cesse de penser au papa et à sa personnalité qui "forcement" perturbent son enfant.
Ce que je peux comprendre au vu de son histoire. Mais qui n'est pas forcement facile à gérer pour son fils si tout cela n'est pas justifié.


Pas facile d'y voir clair dans tout ça. Je ne sais pas si le papa est réellement le pervers décrit. Peut être. Peut être pas.
Ce que je sais, c'est que j'ai devant moi un enfant anxieux, mutique, pas à l'aise pour deux sous.

Je le vois seul : petit garçon qui restera silencieux, angoissé de se retrouver seul, ne sachant quoi dire.
Pris dans un conflit de loyauté entre ses parents, il donne l'impression de ne plus s'autoriser à dire quoi que se soit qui pourrait rajouter au conflit.

Je fais rentrer à nouveau la maman. Je lui explique que j'aimerai que mon bureau devienne pour son fils un espace de parole "libre". C'est à dire qu'il ne sente pas obligé de dire "pour faire plaisir à papa ou à maman".
Pris dans le conflit, les jugements des uns et des autres, la position de l'enfant est en effet assez intenable.
Je lui explique donc que je le verrai à plusieurs reprises, seul, pour qu'il considère que ce rendez vous est le sien et qu'il pourrait y dire ce qu'il veut. Que je comprends ses inquiétudes, mais que pour qu'on en sache plus là dessus, il faut que son enfant se sente réellement libre de parler, en dehors des conflits de papa/maman.
Je conclue en lui disant que  je referai  le point avec elle lorsque nous aurons assez avancé avec son enfant.

Et voila donc aujourd'hui : prochain rendez vous annulé  !

Officiellement parce que la maman trouve que l'enfant n'était pas à l'aise avec moi. (Vous avouerez qu'en résolvant tout au premier rendez-vous, ma pratique se rapprocherait de celle du magnétiseur).


Officieusement, je pense que la maman n'a pas supporté deux choses :

- un, que je ne prenne pas partie.
Je ne mets pas en doute ce qu'elle me dit mais simplement je n'en sais rien ! Je verrai le papa en entretien que j'aurai le discours complétement opposé. Ce qui m'intéresse dans l'histoire n'est pas tellement la recherche de la vérité, je ne suis pas juge, mais la recherche de la vérité de l'enfant : son point de vue, son ressenti, ses peurs, ses envie. Dans ces histoires, mon seul parti pris est toujours celui de l'enfant. Point.


- Deux, que je demande à voir l'enfant seul pour qu'il ai son espace de parole à lui. Et ça, si je comprends bien, ca semble intolérable pour cette maman de ne pas savoir. Son anxiété est telle qu'elle veut savoir tout de ce que va dire son enfant. Or, l'anxiété de sa maman doit être bien lourde pour cet enfant également ! D'où peut être, ces barrières, ces défenses où il se terre à l'heure actuelle.

Ces situations de séparation conflictuelle sont bien difficiles à gérer en tout cas.
Et moi je suis peiné car j'avais engagé quelque chose avec ce petit garçon, je lui avais promis un espace de parole libre, rien qu'à lui, et patatra.
Bon, les états d'âmes du psy, ça va, il s'en remettra.... Mais j'espère que ce petit garçon ira consulter ailleurs effectivement et ne sera pas dans la nature....
Et peut être que je n'ai pas pris assez de temps pour écouter et comprendre les angoisses de cette maman, qu'elle ne s'est pas sentie entendue dans ses craintes.
La marge de manœuvre est cependant délicate pour l'écouter, tout en ne fonçant pas tête baissée non plus sur la seule hypothèse qu'elle mettait en avant : le papa obligatoirement mauvais avec son fils.  

 

 

 

17:04 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

15/09/2009

Suppression des Rased

Ce matin c'était la réunion de rentrée à l'école de mes enfants. Projets scolaires, horaires, explications, deux bonnes heures bien denses mais conviviales.

Mais ce que j'ai appris de la bouche de la directrice m'a scié : l'état supprime progressivement les Rased dans les écoles.
Qu'est ce que les Rased ? Une petite définition ici en grand.


Sinon je vous explique vite fait : si un enfant est reperé comme en difficulté à l'école, trois conduites possibles à l'heure actuelle :

- Les MAP : modules aides personnalisés : sur une demi heure ou 45 mn, l'enseignante prend en petit groupe les enfants qui auront un problème très ciblé et a priori à résolution rapide (par ex. il n'a pas compris les divisions)

- Le Rased : il  s'adresse aux difficultés plus globales : échecs face à la lecture par ex., problème de comportement en classe, problème de logique en général... Le rased comprend tout un réseau de spécialistes au sein des établissement : des psychologues scolaires, des réeducateurs,  soit ciblés sur les troubles d'apprentissages, soit ciblés sur les troubles du comportement.

- Enfin, si vous n'avez pas confiance en l'école ou si le souci est plus sérieux , troisième solution : libre à vous de consulter à l'extérieur de l'école, ou en libéral.


Donc dans l'école de mes enfants, suppression pure et simple des psychologues scolaires, des rééducateurs. Le problème est qu'on habite une toute petite ville (ou un gros village au choix ) : pas une orthophoniste, pas un psychologue en vue en libéral.
Donc si la maitresse voit un élève en difficulté sérieuse : rien ne peut plus être proposé à l'école. Mais rien de possible non plus sur la ville. Rien de rien. Il vous faut prendre votre voiture, aller en libéral...

Et on en vient à une école à deux vitesse : votre enfant a un souci, vous avez des sous : pas de soucis, vous prenez votre voiture et allez consulter le spécialiste dans la grande ville.
Vous n'avez pas d'argent, pas de véhicule ? Et bien on ne vous propose rien.... Pas de psy à l'école, pas d'orthophoniste en ville, rien. Vous vous démerdez. Et vous laissez votre enfant couler doucement en classe.

Je ne veux pas croire qu'on prenne consciemment des décisions pareilles...  Cela veut dire que très froidement,on décide de laisser sur le bord de la route des dizaines de familles et d'enfants qui n'auront pas de ressources suffisantes pour trouver de l'aide...

Pourtant, il y a trois ans, quand mon fils a eu quelques soucis d'apprentissage, l'aide de la psychologue scolaire et du rééducateur nous avait grandement fait avancer. C'est tout de meme mieux d'avoir une aide sur place, au sein de l'école, plutôt que d'aller courir de droite et de gauche voir des profesionnels, faire rater l'école à l'enfant...
Moi qui suis psy, je ne prêche pas pour ma paroisse ; des tas de choses peuvent se résoudre au sein de l'école et ne justifient pas forcement d'aller consulter le psy.

Oui mais maintenant ?
Si des enseignants me lisent, j'ai peut être fait des raccourcis, pas tout saisi, n'hésitez pas à me dire ce qu'il en est.

 

12:26 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

01/09/2009

Citation

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Sénèque

21:54 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook