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29/08/2009

Atchoum

Atchoum. Non je n'ai pas la grippe (pas encore du moins), rassurez vous, vous pouvez continuer à lire sans porter de masque. Les virus ne passeront pas par votre modem, pas de souci.

Non en fait, je viens de découvrir aujourd'hui en lisant Wikipédia que je n'étais pas le seul à partager une petite particularité qui fait rire pas mal de monde autour de moi : j'éternue dès qu'il y a du soleil !
Hop, je sors dehors et si il y a une grande lumière dehors, pouf, salve d'éternuements. Et une bonne salve avec ça !
Ca, encore ça va, pas grave, ça fait plutôt marrer tout le monde et moi le premier.
Par contre, au volant, pour peu qu'au détour d'un virage le soleil pointe le bout d'un rayon, et boum, re-salve de trois ou quatre éternuements, et ça, pour négocier un virage, c'est pas le plus simple, je vous prie de me croire ! Meme en se mordant les lèvres, et ben non, on peut pas tellement retarder un éternuement ! C'est donc un peu plus gênant au volant.

Donc voila, les vacances dont je reviens, se sont bien passées. Mais soleil à l'horizon, j'ai éternué tout mon saoul. Et re-rires autour de moi, et voila, mon syndrome de Calimero refait surface, je suis différent, on se moque de moi, personne me comprend, ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue (bon j'exagère un chouia).

Bref, je lis Wikipédia un peu au hasard tout à l'heure et je tombe sur ça : le reflexe photo-sternutatoire.
Cékoidonc ? Mais c'est exactement ce que j'ai depuis que je suis petit ! Ca existe donc ???  Apparemment oui, il y aurait jusqu'à 25% de l'humanité qui éternuerait au moindre rayon de soleil ? Je ne suis pas seul ? Mais pourquoi je n'ai jamais rencontré quelqu'un de mon espèce alors ?

En tout cas, ca m'a bien fait rire de voir que cette particularité que j'avais est un vrai syndrome médical. Pas méchant, mais qui existe en tout cas.Et je lis aussi que ce reflexe est génétique, à transmission dominante. Ce qui veut dire que mes enfants ont une chance sur deux de l'avoir aussi.
Heureusement que nous ne sommes pas allé au bord de mer ce mois d'août. Imaginez, moi, mes enfants, tous en train d'éternuer de plus belle au plein soleil. En cette période de pandémie grippale, je suis sur que les serviettes de bains des autres estivants se seraient éloignées par précaution et par peur, et qu'une zone de sécurité se serait créée autour de nous...Tranquilles sur la plage ! Ah j'ai peut etre raté qelque chose en ne partant pas au bord de l'océan !

Allez, bonne rentrée à tous.

14:43 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

07/08/2009

-Break-

Petit article pour vous dire que je pars quinze jours en congés...

J'embarque "au cas où" mon ordi portable.... Mon femme me regarde d'un drôle d'oeil  : "Au cas où quoi ?".
Excuses, prétextes, rien trouvé de bien convaincant !
Je suis peut être devenu simplement accro au net ? C'est terrible. Ça se soigne docteur ?

Et puis c'est vrai quoi, qu'est ce que c'est que cette description de gite qui n'indique même pas si on reçoit du Wifi quelque part, ou quelle est la borne publique la plus proche ! Non mais !

Alors, il y a de fortes chances pour qu'il n'y ai pas d'article avant 15 jours. Sauf si...si... Le Wifi m'attend quelque part.
Des fois, j'ai l'impression d'être un gamin de cinq ans avec internet.

A bientot ;-)

08:58 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

05/08/2009

Tout casser

Régulièrement aux urgences, arrivent des ados ou des enfants pour "crise de violence".
Amenés le plus souvent par les pompiers, eux même alertés par le collège ou les parents.

Pour les ados, je comprends très bien l'appel aux secours : maîtriser un ado d'1m80 en pleine crise n'a surement rien d'évident ! Pour les enfants, je suis quelquefois plus surpris : appeler les pompiers pour un petit bonhomme de six ans me questionne. Ok, il a fait une grosse colère clastique, il a tout envoyé balader dans sa chambre, il a cogné, griffé, hurlé... Une grosse grosse colère quoi. Mais j'ai du mal à imaginer un enfant de six ans qu'on ne peut plus maîtriser ? Les miens se sont déjà essayés à la grosse colère suite une frustration (ouh le méchant père qui refuse d'acheter le jouet que j'ai vu en magasin...Je vais me rouler par terre et crier, et il  va bien voir).
D'abord ça ne m'impressionne pas. Le regard des autres je m'en fiche, et je laisse la colère passer. Ensuite, je ne cède pas, partant du principe que si l'enfant mémorise qu'une colère peut me faire céder, c'est la porte ouverte à tous les caprices ultérieurs.
Partant de là, hormis deux ou trois essais de colère-chantage, ils n'ont plus réessayé.
(Attention, ce n'est pas parce que je suis psy que je m'en tire toujours bien...Loin de là ! Là, je vous mets une expérience positive, mais un jour, je vous ferai un billet de ce que j'ai du mal à faire en tant que parent et néamoins psychologue, et ça en fera des choses à raconter).

Bref, je me dis que gérer la colère d'un gamin, ok, c'est pas marrant, mais quand même, de là à appeler les pompiers ?...

Pour nos ados, la grande majorité de ceux qui viennent ici pour crise d'agressivité arrivent avec les pompiers calmes comme des moutons, une fois la crise passée.
Et dans l'écrasante majorité des cas, on ne se trouve aucunement face à un ado présentant des troubles psychiatriques.
Non, on a simplement à faire à des ados "standards", mais ne supportant aucune frustration. Dans la toute puissance. Dans le "je veux" et le "j'ai le droit de".
Et ces troubles agressifs sont plus souvent révélateurs de dysfonctionnement familiaux globaux que de troubles psychiatriques isolés.
Des familles où l'autorité est floue, les limites changeantes. Où l'on anticipe anxieusement chaque colère de l'ado-roi, où on lui aplanit toute difficulté "pour ne pas qu'il s'énerve encore".
Mais forcement, mon brave monsieur, la vie est mal faite. Un jour ou l'autre, bien que papa et maman fassent tout ce qu'il faut, un jour, il faut dire "non" ou refuser quelque chose. Et là c'est le drame. Dans la vie sans contrainte et tranquille de notre ado arrive un refus, ou un ordre...
La crise de colère démarre souvent pour un motif futile : pas le droit de sortir après 22h, confiscation du portable à cause de facture trop importante, etc...

Cependant, ne jamais s'arrêter au motif encore une fois. Ridicule de tout casser pour une histoire de portable confisqué ? Surement. Mais pas anodin. Qu'on vienne à l'hôpital amené par les pompiers pour ça, c'est tout de même pas banal !
Alors on ne s'arrête pas au motif et on questionne sur le fonctionnement familial, l'histoire de la famille, la place de l'autorité dans tout ça.
Ce n'est pas toujours évident car les parents, souvent épuisés par le comportement de leur ado, ont l'impression de "tout faire pour lui". Les obliger à se remettre en question reste douloureux, pas facile... Pour eux, ce n'est pas eux qui ont un problème...Il y a beaucoup de précaution, de ré-assurance à mettre avant d'aborder les problèmes globaux.

En tout cas, ce sont souvent des consultations riches. Au début j'avais souvent un peu peur lorsqu'on m'appelait pour "crise d'agressivité"....Ouh là je vais m'en prendre une moi, je me disais  ! Et ce n'est pas avec ma musculature sous-développée et mes connaissances sommaires en judo que je vais faire quelque chose....
Mais non, comme je le disais, ces ados "agressifs", je les ai toujours vus calmes. A l'hôpital, coupés du milieu, du cadre habituel, ils restent accessibles au dialogue...

Ceci dit, je vais conclure en faisant mon vieux C... passéiste (et là je rejoindrai un peu ce qu'écris Aldo Nouri) : combien de familles ont du mal à manier l'autorité ! A force de psychologie et de psychanalyse mal comprises, on essaie de ne jamais traumatiser l'enfant, de tout lui expliquer.... Mais l'autorité et les règles, ce n'est pas que des bons sentiments.
C'est douloureux d'être frustré, certes, mais c'est comme ça qu'on apprend et qu'on grandit. Et on n'est pas traumatisé pour autant.
Combien de parents sont bloqués dans leur autorité par la crainte que leur enfant ne les aime plus... Combien laissent tomber le rapport d'autorité au détriment d'un rapport de séduction ? "Je fais tout pour lui"... Tout pour qu'il m'aime...!
Mais si on est parents, on n'est pas dans une relation de séduction. Les interdits sont là, point, que ça plaise ou non.
Ça ne se discute pas (il y a des choses qui se discutent mais pas les interdits fondamentaux).
Si on reste dans le rapport de séduction, qu'on veuille faire toujours plaisir à son enfant, alors celui ci ne fonctionnera que dans le plaisir. D'où des réactions plus tard, face aux contraintes,  comme "l'école me gave !", "la prof a rien à me dire"...etc...etc...

Comme l'écris Nouri, nos enfants sont nos enfants et comme tels, ils sont "condamnés à nous aimer". On n'a qu'un père, qu'une mère. Pour peu qu'ils soient aimants et justes, la "sévérité" n'empêchera jamais qu'on les aime.
Et la sévérité dont je parle est toute relative. Je ne prône pas le retour du fouet !

Cependant, je reste persuadé que si l'autorité était mieux maniée, par des parents moins soucieux de plaire à leur enfant, de se faire aimer à tout prix, il y aurait de la part de nos ados une bien meilleure tolérance à la frustration. Et sans doute moins de crises d'agressivité aux urgences...

 

10:58 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook