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26/07/2009

tendance farniente

J'avoue que sur ce blog, cela fait longtemps que je n'ai pas un article de fond sur une pato ou un point de psycho en particulier...
Je fais plutôt ces derniers temps des articles plus légers, que j'écris sans trop me poser de questions, des articles un peu brut de décoffrage qui ne me demandent pas une préparation particulière.
J'ai deux ou trois idées d'articles sur des pathol ou des patients en particulier, mais si je veux les faire, je dois aller lire à droite et à gauche pour faire une petite synthèse théorique et j'avoue...honte, honte....Je n'ai pas le courage !

Lapidez moi, huez moi pour ma fainéantise actuelle...Je promets de m'améliorer à l'avenir, mais pour l'instant...Petit rythme !

 

 

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Fantasme de la blouse blanche...

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Quand je dis que je travaille à l'hôpital, la plupart de mes amis (hommes surtout, mais femmes aussi quelquefois), me disent "ouh là, comment tu  fais avec toutes ces infirmières en blouses autour de toi, hein ?", accompagné d'un petit clin d'oeil égrillard...
Comment je fais ? Ben, alors, ma réponse est d'une platitude : je me suis jamais posé la question.
D'abord, de la même façon que tous les psychologues ne sont pas les sosies de Brad Pitt, mon service ne grouille pas d'Angelina Jolie en mini-blouse au ras du genou.... Que Nenni.
Et l'infirmière qui arrive la blouse auréolé de taches de sang, de belles Crocq oranges aux pieds, crocs.jpgtout de suite, ça fait moins sexy...Si, si, beaucoup moins. Le fantasme en prend un coup dans le nez.
Alors, les tentations ne sont pas à tous les coins de chambre, désolé de couper court à vos pensées obsènes... Ah, voilà, on fait moins le malin, hein, c'est beaucoup moins rigolo de d'imaginer se faire hospitaliser maintenant hein ?

Bref.
Mais surtout, un truc, et je sais pas si c'est propre à mon service ou pas, mais en pédiatrie, j'entends  pas d'histoires de coucheries...Rien...Nada.
Ou alors, mon statut de psy fait que les bouches ne se délient pas, les gens ont peut être peur de mon regard sur tout ça ? (Je vous jure, je peux tout entendre, confiez moi vos petits secrets, pas de souci...Mais pourquoi tout le monde se tait lorsque j'arrive en salle café ?)
Mais non, je n'entends rien de tout ça. Autant j'entends des collègues travaillant dans les services d'adultes rapporter des histoires un peu coquines, des blagues un peu salaces qu'on se fait entre collègues, autant chez nous, la libido a été anesthésié au bloc en même temps que le patient...
Mais peut etre, en y réflechissant, justement, le fait de travailler avec des enfants fait que le comportement des adultes ne se libère pas autant que dans un service seulement peuplé d'adultes.
Peut etre que tous, on fait plus attention à notre attitude, nos mots, on se controle davantage.

La souffrance de l'enfant c'est probablement aussi comme un anesthesiant du désir. La souffrance de l'enfant nous renvoie tellement de choses lourdes que c'est peut être là l'explication. Probablement qu'il y a quelque chose de comme ça. Alors on peut trouver ça bien ou pas bien. Pas bien dans le sens que lorsqu'on travaille face à des gens qui souffrent, il y a besoin d'un dérivatif, d'un exutoire.
Pourquoi les étudiants en médecine font il des fêtes et des (sales) blagues mémorables si ce n'est pas dans cette même idée que de trouver une sorte de catharsis face à toute la souffrance accumulée dans les journées à l'hopital.
Alors chez nous, c'est clair que l'exutoire, ce n'est pas la blague coquine ou les comportements provocateurs (et là, tant mieux), mais c'est clairement le rire, la dérision, le second degré.
Oui, car on rit beaucoup en service. Aussi bizarre que ça paraisse. On gère des choses lourdes, difficiles, on respecte le patient. Mais en même temps, il faut cette petite soupape où on va prendre une parole ou un évenèment au douzième degré et rigoler. Parfois très bêtement. Mais je crois que c'est la seule façon de relacher un peu la tension et au final, de se préserver, et de continuer  à bien accueillir les enfants et leur famille.

Pour l'anecdote, si, il m'est bien arrivé un truc en service. Mais pas avec une infirmière. Et même pas cochon (les obsédés peuvent s'arrêter de lire ici).
J'ai eu une année une stagiaire d'environ 20 ans avec moi en stage pendant plusieurs mois. Aucune attitude ambiguë de ma part, aucune de la sienne non plus d'ailleurs.
Jusqu'au dernier jour où elle me dit vouloir me parler 'en privé'. Pensant que quelque chose en service avait été difficile à gérer, à vivre, je l'emmene dans mon bureau.
Et là, je la vois qui commence à avoir les larmes aux yeux et me dit :"...Voila...Vous...Enfin..Tu...Tu vois pas que je suis amoureuse de toi depuis le début ?"
Ouh là ! Clignotants qui s'allument partout dans ma tête... Je fais quoi là....Le probleme est que je t'étais le psychologue maitre de stage. Et mon attitude oscillait entre l'attitude standard de l'homme à qui ça s'adressait ("ça va pas nonmého, j'ai rien fait pour ça, alors on arrête tout de suite ça !") et l'attitude du psychologue ("vous tombez amoureuse de votre maitre de stage ? Parlez moi de votre père tiens ?").
Je ne savais pas s'il était plus sain de couper court et d'en rester là. Ou bien dans le role du psy, de l'aider et de comprendre.

Je me suis dit que l'écouter davantage ne ferait que renforcer ce qu'elle ressentait...J'ai coupé court ! Mais la demoiselle a fait des pieds et des mains pour m'avoir ensuite au téléphone, ou venir me voir pour un prétexte quelquconque.

Voilà mon seul récit de séduction de toute ma carrière ;-)
(mis à part les grand mères de patient qui me disent "vous etes bien jeune pour un psychologue" avec un petit sourire en coin).

Là vous aurez compris que je ne ressemble pas à Brad Pitt en blouse. Fin du fantasme.

19:24 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

20/07/2009

Ridicule

Il y a des souvenirs dans sa carrière qu'on aimerait mieux oublier, mais bon, ils sont là, il faut bien faire avec...
Des casseroles qu'on se traîne, des gaffes, des situations où on aurait bien aimé pouvoir appuyer sur la touche "rewind" et refaire la scène.

Le premier souvenir dont je me rappelle, c'était la première année où je travaillais.
Je devais aller dans le service qui s'occupe des bébés hospitalisés, rencontrer une maman. Comme j'étais un peu nouveau, je ne connaissais pas encore grand monde. J'arrive dans le service, je demande aux infirmières où se trouve la chambre de l'enfant.
Quand j'arrive l'enfant est confortablement installé sur les genoux de sa maman, en train de boire son biberon. Comme il est contagieux, la maman a enfilé une surblouse verte par dessus ses vêtements, et je me dois d'enfiler la même également.
Je commence l'entretien : pourquoi il  est là, quel âge a-t-il, des frères, des soeurs...Etc... Au fur et à mesure, mes questions se font plus personnelles et je vois la maman avoir un petit sourire en coin, que j'ai du mal à interpréter.
A plusieurs reprise, elle tourne la tête vers le bureau des infirmières (la chambre est vitrée) et leur sourit...
Moi je ne comprends rien et continue l'entretien, jusqu'à ce que la "maman" finisse par éclater de rire :
"Ah...Désolé...Je ne peux plus... Je suis infirmière ici, je suis pas la mère !" et elle se tourne vers le bureau des infirmières qui rigolent de plus belle.
Ben oui, je pouvais pas deviner, sa surblouse cachant sa tenue d'infirmière, moi ne connaissant pas encore l'équipe, elle qui me laisse faire l'entretien....

Je me souviens aussi d'une gaffe. Qui m'a bien servi de leçon maintenant : Règle absolue : quand on rentre dans une pièce et qu'on ne sait pas qui est qui (mère, père, grand mère, tata, amis...), on n'essaie pas de deviner. Jamais.
La preuve : j'arrive dans une chambre voir un petit garçon. Je le découvre avec une dame aux cheveux gris, aux vêtements vieillots que je prends pour la grand-mère .
Je dis bonjour et je lâche : "Ah, excusez moi, je reviendrai quand sa maman sera là !".
Et la dame de se tourner vers moi : "mais je suis la maman...!"
Flottement.... Un ange passe....
Super, l'entretien commence sous les meilleurs augures...

Evoquons aussi le merveilleux entretien que l'on fait et où, ensuite, arrivant aux toilettes et se regardant dans la glace, on constate qu'on a sur la joue une merveilleuse tâche d'encre laissée par un stylo qui fuyait. Depuis combien de temps, combien de patients...Mystère....

Evoquons aussi ma mémoire qui me joue des tours (j'ai un mal fou à retenir les noms des patients, j'oublie très vite).
J'accueille une famille. Comme je ne les connais pas, je pose toutes les questions d'un premier rendez vous : composition de la famille, classe de l'enfant, antécents, etc....
Et quand la famille sort et que j'ouvre le dossier, je découvre dedans mon écriture. Sur une feuille datant d'il y a quelques mois....J'avais vu cette famille déjà !! Mais aucun souvenir, mais alors là, rien de chez rien.
Du coup, ils ont du se demander quel était ce psy qui leur reposait strictement les mêmes questions qu'il y a trois mois... Mais ils ne m'ont rien dit....
Honte.....Où me cacher, vite, une ile déserte !

Enfin, la dernière, une des fois où je me suis senti le plus mal. C'était il y a plusieurs années, les clé USB n'existaient pas encore.
J'étais convié à une conférence, où je devais parler une demi heure. J'avais préparé un beau petit exposé sur Powperpoint, tout était nickel. Je le grave donc sur un CD et m'en vais à la dite conférence.
Plusieurs intervenants, j'attends mon tour. Quand mon tour arrive, je donne mon CD au médecin qui supervise la journée et je me lève face à la salle.
Sur l'écran rien. J'attends....
Je me tourne vers le médecin qui me fait non de la tête. Je m'approche. Il me dit : "il n'y a rien sur ton CD"... Hein ? Mais si il y a quelque chose, je le jure, regardez, je clique, j'ouvre, et là, vous voyez bien que... Ah non... Zut...Il n'y a rien, c'est vrai !
(mais qu'est ce que j'ai foutu, arghhhh !!)

Toussotements dans la salle, ça s'agite....
"Vous avez des notes pour faire votre exposé sans l'ordi ?"
"Des no... Ben non....J'ai juste ramené mon CD  (ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer).
"Vous pouvez peut être faire un petit résumé à la salle ?
"...." (gloups)

C'est alors qu'un autre organisateur s'approche, demande ce qui se passe. Et me dit : "Mais vous m'aviez envoyé votre exposé par mail la semaine passé pour lecture ?"
"Euh...Oui c'est vrai
"Et bien, j'ai mon ordinateur portable ici, il doit être encore dedans alors."

Sauvé.

Mais juste un peu ridicule. J'avais gravé un CD vide... Honte honte honte.
Autant dire que maintenant, quand je participe à une conférence, j'ai ma clé USB, l'exposé imprimé au cas où et la plupart du temps, une copie du ficher envoyé à l'organisateur. Non mais.


Allez, le ridicule ne tue pas. Je vais m'en remettre.
Ah oui, je vais aussi essayer de ne pas mettre deux chaussettes de couleurs différentes (noire/marron) et consulter toute la journée comme ça s'en m'en rendre compte....
Si, si. Déjà fait.



10:19 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

01/07/2009

Flashs back jacksonniens...

La mort de Michael Jackson m'émeut moins pour la personne que pour les petits moments de ma vie qui sont attachés à sa carrière.
Je n'ai jamais été fan à 200%, même si j'appréciais certains morceaux. Mais depuis l'annonce de sa mort, en réécoutant les vieux albums, des chansons me parlent, me rappellent des souvenirs, des images... C'est là où je suis un peu ému en me disant, tiens, sa musique était finalement importante dans ma vie !


Premiers souvenirs, Thriller, j'étais un tout jeune ado et je me souviens qu'on guettait, ma soeur et moi, l'émission de Michel Drucker où le fameux clip allait être diffusé. C'était un évenement national dans le collège ! Tout le monde en parlait, le clip de Michael ce soir à la télé...Ah la la... Et comme à l'époque les chaines n'étaient pas légions, qu'il y avait UN poste TV au sein de la maison...L'évenement devenait aussi familial, car ma soeur et moi ayant fait le forcing, c'est toute la famille qui était obligé de se farcir l'émission de Drucker pour voir enfin le clip tant attendu.

J'avais acheté le 45 tours de Thriller à l'époque... Souvenirs de la platine disque, du la tête de lecture fragile, du diamant à changer régulièrement et des paroles de ma mère "Faites attention à ça, ca coute cher si vous cassez la pointe !!!!"....
Je me souviens aussi que ma grand mère adorait Thriller...Ca, c'était plutot rigolo.

Ensuite, nouvel album, Bad. Que j'ai moins aimé, mais que je trimballais pourtant tout le temps sur moi, car les années ayant un peu passé, j'avais enfin un WALKMAN ! (voir la note de Lawrence à ce sujet). Un superbe Walkman bleu et jaune (je suis désolé, mais c'était top mode à l'époque, pas de rire là au fond de la salle, merci !). Qui pesait son poids, que j'arborai fièrement à la ceinture dans les rues de la ville...
Et pis comme tout ado qui se respecte, je me souviens que le Walkman (tout comme l'Ipod maintenant ou le telephone portable chez l'ado) était devenu indécrochable de moi. Un Walkman-moule.
Je me revois au ciné avec mon Walkman, invité dans la famille avec mon Walkman, en balade avec mes parents idem.... Ah quand on est ado...On se sent grand et fier d'avoir le dernier truc technologique à la mode ! (Oui là j'aurai juste un peu l'air bête maintenant si je sortais avec mon beau Walkman bleu et jaune).

Je me souviens de soirées où avec des copains, des copines, on essayait de copier le MoonWalk. D'ailleurs, heureusement qu'il n'y a pas pas eu de vidéos de ces moments, je n'assumerai plus du tout je pense !

Bref, voilà, petit flash back sur les années 80. Ceci dit, je ne suis pas tellement nostalgique de mon adolescence, parce que ado un peu mal dans sa peau, timide, anxieux. J'avoue me sentir beaucoup mieux quand même dans ma vie actuelle.
Pis maintenant, je vais courir avec mon Ipod. Ca le fait. Beaucoup plus. Surtout quand je croise une joggueuse sympathique et à forte poitrine à forte endurance...

 

10:26 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook