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<title>Le blog du Spykologue</title>
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<subtitle>Un psychologue en pédiatrie</subtitle>
<updated>2009-11-06T12:59:00+01:00</updated>
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<title>Pas un vrai homme</title>
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<updated>2009-11-06T12:59:00+01:00</updated>
<published>2009-11-06T10:37:00+01:00</published>
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<summary>     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   Jérémy...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://3.bp.blogspot.com/_6IEoTJfba3g/SH51aYKxpZI/AAAAAAAAAaA/_MkCCEgERxY/s320/Male_Female.gif&quot; alt=&quot;Male_Female.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;134&quot; width=&quot;168&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jérémy est assis en face de moi, et depuis cinq minutes qu'il est entré dans le bureau, il se tortille les mains, et visiblement, n'arrive pas à entrer dans le vif du sujet.&lt;br /&gt; C'est un ado de seize ans, plutôt mature a priori, venu seul en entretien sans ses parents car &quot;il avait besoin de parler&quot;.&lt;br /&gt; Ca, c'est ce qu'il me dit d'emblée.&lt;br /&gt; Ensuite, c'est plus compliqué. J'ai, moi, son dossier sous les yeux et je me doute de ce pourquoi il est là.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jérémy souffre d'une insuffisance hormonale depuis sa naissance. Pour qu'il se développe normalement, qu'il fasse sa puberté et devienne un homme, il a fallu le supplémenter en hormones, injections, etc...&amp;nbsp; Pas évident. De plus, le médecin qui le suit (je vois le compte rendu dans le dossier) s'intéresse de très près à sa puberté, normal, mais du coup, la surveillance est particulière et surement douloureuse pour ce jeune homme : on surveille l'évolution de ses poils pubiens, de la taille de ses testicules, de sa verge, afin de voir si tout avance correctement. Plutôt lourd pour un ado..&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bref, face à moi, j'ai un garçon qui parait un peu moins que ses seize ans. Cependant au niveau des caractères sexuels, pas de doute, c'est indubitablement un garçon, il n'a pas du tout un aspect androgyne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jérémy ne sait pas comment commencer... Il veut parler de choses...Personnelles... En rapport avec son corps me dit il ... Mais il n'arrive pas à me le dire clairement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je mets vite fin à son supplice. Je ne voulais pas le torturer, du tout, mais j'attendais, voir si il arrivait à m'exprimer tout seul sa demande, ce qu'il attendait de moi... Et c'est très douloureux pour lui. Donc je lui dit que j'ai son dossier sous les yeux, que je sais pour quel souci il est suivi ici. Je lui demande si c'est de ça dont il souhaitait parler. Il me dit que oui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et s'en suit un très bel entretien. Très touchant.&lt;br /&gt; Parler de soi, des fondements même de soi, c'est à dire son identité de genre, ce qui fait de nous un homme ou une femme, c'est très difficile, très douloureux... Pour la plupart des gens, ça ne pose aucun souci, on est &quot;fille&quot; ou &quot;garçon&quot;, sans que jamais cela nous ai posé question.&lt;br /&gt; Mais pour Jérémy, si.&lt;br /&gt; Encore une fois, dans son dossier médical, aucune ambiguité sexuelle, il est bien garçon, sans aucun doute. C'est &quot;simplement&quot; un problème d'hormones qu'il faut supplémenter.&lt;br /&gt; Mais pour lui, c'est un problème d'identité. Il le vit comme cela. Il ne sent pas un &quot;vrai&quot; homme. Les &quot;vrais&quot;, ils n'ont pas besoin de piqûres, de médicaments, de testostérone pour devenir des hommes. Leur corps le fait tout seul.&lt;br /&gt; Jérémy se sent un &quot;sous-homme&quot;, un &quot;faux&quot;. Pour lui, ce sont les médicaments qui lui ont donné son identité, comme si c'était ajouté, artificiel...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il me parle toujours sur le fil de l'émotion, les larmes qui pointent et qui sont vite contenues. Il est impressionnant de maturité, de contrôle... Je me dis que j'aimerais bien qu'il puisse les laisser couler, ses larmes... Pour se soulager un peu. Mais il n'est pas comme ça Jérémy, il veut contrôler et dominer ses émotions. C'est d'autant plus douloureux pour moi à le voir s'escrimer à mettre à distance, à contenir, à essayer de faire bonne figure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas son identité de genre qui lui pose question, il se sent et se veut &quot;homme&quot;, il n'y pas de confusion. Mais c'est plus le sentiment d'une fausseté, d'un coté artificiel, celui de n'être pas un &quot;vrai homme&quot;. Ces mots reviennent tout le temps.&lt;br /&gt; Alors on discute, on travaille sur ce que c'est d'être un homme pour lui. Qu'est ce que ça représente.&lt;br /&gt; On réfléchit à pourquoi des injections ferait de quelqu'un un &quot;faux&quot; homme, de quelle manière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un garçon très intelligent et ce dialogue est passionnant, vraiment. Après tout, oui, c'est quoi être un homme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Est ce que c'est simplement l'aspect génétique ? Je suis un homme parce que je suis XY et pas XX&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est ce que c'est l'aspect physique ? Je suis un homme parce que j'ai des organes sexuels masculins, un corps masculin ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est ce que c'est l'aspect social ? Je suis un homme parce que je me comporte de telle manière, je fais telle activité, je joue tel rôle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon l'aspect que l'on considère, les choses ne sont pas identiques. Difficile de donner une définition stricte !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je peux être né XY et avoir un corps androgyne&lt;br /&gt; Je peux avoir un corps masculin et me sentir profondemment féminin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour Jérémy, son aspect physique ne lui fait aucun doute : les piqures ont bien fait leur boulot, son corps s'est bien transformé, et il le reconnait, c'est bien un corps d'homme qu'il voit devant sa glace, ça ne lui pose pas question.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au niveau social, si tant est qu'il y ai des &quot;rôles&quot;, des &quot;attitudes&quot; typiquement masculins, Jérémy en tout cas se conforme aux modèles et se reconnait dans ces rôles masculins.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Non, le souci serait plutôt génétique.... Pour la génétique, il n'y&amp;nbsp; pas de doute, Jérémy est bien XY, un homme. Mais pour lui, c'est là que le doute s'insinue, dans son identité profonde.&lt;br /&gt; Il a un corps d'homme, il vit une vie d'homme...Mais au fond de lui, il doute... Si je n'étais pas vraiment un homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car, et là, la question émergera en fin d'entretien, peut il procréer ? Enorme question. Enorme boule dans la gorge quand il en parle.&lt;br /&gt; Le médecin qui le suit ne sait pas réellement. Peut être, surement que oui même. Mais la certitude n'est pas à 100%.&lt;br /&gt; Et Jérémy y fonde toute son identité masculine.&lt;br /&gt; &quot;Est homme celui qui peut procréer&quot;.&lt;br /&gt; Il le vit comme cela.&lt;br /&gt; Alors qu'il n'a aucun projet ou désir particulier d'enfant. Mais le fait de savoir que &lt;i&gt;peut être ,&lt;/i&gt; c'est impossible, fait que cela remet en cause complètement son identité de genre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors on évoque les hommes qui peuvent être stériles. Qui n'ont eu aucun problème hormonal, mais chez qui on va déceler une stérilité. Qu'en pense Jérémy ? En sont ils moins hommes pour autant ?&lt;br /&gt; Il pense que non. Et revient à lui : oui mais moi, j'ai eu besoin de piqures... Pas eux... Ce n'est pas pareil...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'injection serait alors celle qui serait venue lui ôter une part de virilité...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Très bel entretien qui me laisse un souvenir assez ému. Oui, quelque fois, on le voit pas venir, mais bing, un patient, une situation vous émeut et vous ramenez ça chez vous.&lt;br /&gt; Je revois bientôt Jérémy. J'espère qu'il aura un peu avancé sur ses questions...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>I did it</title>
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<updated>2009-10-21T21:33:05+02:00</updated>
<published>2009-10-21T21:33:05+02:00</published>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L283xH426/vaccin-2-ea8da.jpg&quot; alt=&quot;vaccin-2-ea8da.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;219&quot; width=&quot;145&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je l'ai fait. Ca y est. Je me suis fait vacciné contre Hachun-nin-nin (comme dirait Anne Romanoff).&lt;br /&gt; Et oui, en tant que soignant hospitalier, j'ai le droit à la primeur du vaccin.&amp;nbsp; Remarquez que je n'étais pas obligé. Contrairement à ce que j'ai lu dans plusieurs journaux, il n'y a pas eu de pression particulière dans les services pour pousser à la vaccination. Il y a eu diffusion de l'information que le vaccin était disponible, mais pas plus, chacun était libre de faire ce que bon lui semble.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Donc j'y suis allé... Me voilà donc officiellement cobaye pour ce nouveau vaccin. Pourquoi l'avoir fait ? Parce qu'il y a des doudous à la maison surtout et que je n'ai pas envie de leur ramener un virus qui traîne dans les couloirs hospitaliers. Parce qu'il y a dans le lot des doudous un doudou en particulier qui cumule les facteurs de risques péjoratifs quant à la grippe. Alors voilà, c'est fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A lire ce que j'ai lu sur certains forums, je n'ai plus qu'à faire mon testament, vous dire adieu et attendre d'agoniser dans d'atroces souffrances. Probablement que d'horribles substances sont déjà en train de remonter le long de mes vaisseaux sanguins, me grignotter de l'intérieur et qu'on me retrouvera demain matin bavant et convulsant dans mon lit. Je serai décoré à titre posthume de la médaille d'or du cobaye. Super.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, le côté rigolo du truc, c'est que quand je suis allé me faire vacciner, au service médical du personnel, y'avait pas un chat. Les soignants ne s'étaient pas déplacés en masse, c'est le moins qu'on puisse dire. Je remplis en arrivant quelques papiers et là, je vois un petit attroupement au fond du couloir. Il me semble apercevoir une caméra.&lt;br /&gt; Et je vois le logo d'une chaine de TV nationale qui s'approche. Etant le seul dans le couloir, je sentais bien que ca allait être pour ma pomme.&lt;br /&gt; Bingo.&lt;br /&gt; &quot;Bonjour, nous faisons un reportage sur les soignants et la vaccination H1N1, vous accepteriez de témoigner ?&quot;&lt;br /&gt; Deux secondes d'hésitation. Télé. J'imagine la suite. Ma mère folle de joie appelant ses amies (&quot;Mon fiiiiiils à la télé, si je te jure&quot;). Moi bredouillant devant la caméra.&lt;br /&gt; Et puis surtout, pas envie d'être celui qui fait de la pub pour la vaccination ! Pas envie d'être le porte parole de quoi que ce soit.&lt;br /&gt; Je me vaccine avant tout en pensant à ma famille, je n'oblige personne à faire de même, et je ne suis toujours pas rassuré à 100% sur d'éventuels effets secondaires. Donc je veux pas être celui dont l'acte va être utilisé en propagande !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je décline l'offre avec un &quot;non&quot; poli.&lt;br /&gt; Mais devant l'étendue déserte des sièges dans le couloir, la journaliste insiste &quot;S'il vous plait, vous voyez, il n'y a personne d'autre, juste un mot&quot;.&lt;br /&gt; Mais non, je tiens bon, je ne me vois pas en apotre du vaccin grippal. Niet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors voilà chers lecteurs, j'espère à bientôt ! Je joue les cobayes pour vous, attention, puisque le vaccin pour le grand public n'arrivera pas avant quelques semaines. Je vous tiendrai au courant, promis. Même en réa, intubé et scopé, je demanderai une connection internet pour tout vous raconter. Promis.&lt;br /&gt; Pour l'heure, ce soir, hormis une petite douleur au point d'injection (ca me fait la même chose tous les ans avec le vaccin de la grippe saisonnière), je survis.&lt;br /&gt; On verra demain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jusque ici, tout va bien !&lt;/p&gt;
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<title>Le docteur a voulu que je vous vois pour son poids</title>
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<updated>2009-10-18T19:39:25+02:00</updated>
<published>2009-10-18T19:39:25+02:00</published>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogue.branchez-vous.com/archives/upload/2006/10/obese.jpg&quot; alt=&quot;obese.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;170&quot; width=&quot;239&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Le docteur a voulu que je vous vois pour son poids&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ah...Quand ça commence comme ça, c'est souvent mal parti. Pas l'ombre d'une demande parentale là dedans.&lt;br /&gt; &quot;Le docteur a voulu&quot;, sous entendu &quot;moi j'ai rien demandé&quot; et ce qui donne souvent en filigrane &quot;me demandez pas de changer&quot;&lt;br /&gt; Parceque lorsqu'il y a une vraie demande parentale, ça commence par &quot;on vient vous voir car on ne sait plus quoi faire&quot;, &quot;on vient chercher des conseils&quot;, &quot;on voudrait l'aider&quot;. Ca reste encore à travailler un peu (je ne suis pas un distributeur de conseils....), mais au moins il y a une demande quelque part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais là, aujourd'hui, pas trop.&lt;br /&gt; Le petit Simon a six ans, un surpoids important et une maman qui me dit que le docteur lui a demandé de me voir.&lt;br /&gt; Parce que &quot;voyez vous, il ne fait rien que manger, on n'y arrive plus&quot;.&lt;br /&gt; Je pose quelques questions. La boulimie est rare à cet âge. On peut trouver des troubles approchants, mais ça reste du domaine de l'exceptionnel. Je pose mes questions, le quotidien, les repas...Et je suis vite éclairé.&lt;br /&gt; &quot;Il ne veut boire que que soda&quot;&lt;br /&gt; &quot;A quatre heures, il mange plein de gâteaux&quot;&lt;br /&gt; &quot;Il se ressert à table en plus !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et là j'entends une avalanche de plainte. Mais ce qui me choque, c'est plutot que j'ai l'impression que les parents assistent impuissants à tous ces comportements en simples spectateurs, sans avoir la notion qu'ils peuvent y faire quelque chose.&lt;br /&gt; &quot;Il ne veut boire que du soda&quot; : là je me demande : s'il est suivi pour surpoids, pourquoi y a t il du soda? Quelqu'un peut il lui dire non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Il se ressert à table&quot; : ben y'a pas un papa ou une maman sur cette même table qui peut dire les trois lettres magiques : N.O.N ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Là on voit des parents spectateurs, qui se plaignent du comportement de leur fils, que je qualifierai absolumment pas de boulimique, mais simplement d'opportuniste : il a des parents qui n'arrivent pas à donner un ordre clair, alors il aurait tort de se priver !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On dit que l'obésité infantile augmente et c'est vrai. Quelques fois il y a un facteur génétique et là c'est difficile et long.&lt;br /&gt; Il a quelques fois comme je l'ai dit des vrais troubles psychologiques de type boulimie.&lt;br /&gt; Il y a notre société de consommation où la surabondance de plats riches et sucrés n'aide pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais surtout, surtout, surtout, ce que je vois en consultations : des parents démissionnaires. C'est la grande majorité malheureusement.&lt;br /&gt; Quand le &quot;petit&quot; est suivi depuis un an pour surpoids et que la maman me dit qu'il a un trouble parce qu'il va manger des gateaux en cachette dans le placard, je me demande bien ce qu'ils font encore là ces fichus gateaux dans le placard !&lt;br /&gt; Non, souvent le parent attend de l'enfant qu'il &quot;comprenne&quot; ou que moi, je lui fasse comprendre (c'est souvent la demande).&lt;br /&gt; &quot;Moi il ne m'écoute pas, si vous pouviez lui faire comprendre&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais lui faire comprendre quoi ? Il a six ans, huit ans. Ce n'est qu'un gamin. C'est déjà dur pour un adulte de se restreindre au niveau alimentaire, alors n'y comptez pas pour un gamin ! Il ne le fera pas de lui meme !&lt;br /&gt; Et bien au contraire, le gosse de cinq ans qui n'irai pas piocher en cachette dans le paquet de sucreries qui lui tend les bras dans le placard, là je dirai qu'il a un trouble. Un gosse normal, ben oui, il y va.&lt;br /&gt; Car il n'a pas de limites en tête bien strictes, car il n'a pas les memes objectifs que nous, pas la volonté que pourrait avoir un adulte. Pas les mpemes attentes, les mêmes représentations. Lui, il vit dans le présent. Alors entre le paquet de bonbons et son surpoids dans cinq ans, le gamin il ne fait pas de détails !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors oui, la gestion d'un surpoids de l'enfant, c'est pas marrant, mais c'est à 95% le boulot de papa et maman.&lt;br /&gt; Dire &quot;NON&quot;, refuser d'acheter certains aliments.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais ...mais...La nourriture, c'est plus que de la nourriture. C'est aussi de l'Amour. C'est pas pour rien que le premier lien mère/enfant passe par la nourriture, c'est aussi un lien d'attachement et d'affection.&lt;br /&gt; Donner un bonbon, demandez à toutes les grands mamies du monde, c'est aussi une façon de montrer qu'on aime ce petit bout de chou.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et donc, refuser un bonbon, c'est aussi, dans la tete du parent, et de l'enfant à 200%, comme une façon de dire &quot;je ne t'aime pas&quot;.&lt;br /&gt; Refuser, normalement, c'est sain, ce sont les limites par lesquelles on se construit.&lt;br /&gt; Mais pour certains parents, pour x raisons (enfance difficile, mauvaise estime, etc...), pouvoir imaginer frustrer son enfant, lire dans ses yeux &quot;tu ne m'aimes pas alors ?&quot;, c'est insupportable. Terrible. Douloureux.&lt;br /&gt; Mieux vaut donner le bonbon, avoir l'impression de garder l'amour de l'enfant, et le surpoids on verra après. On comptera sur le psy pour &quot;faire comprendre&quot; au gamin ce qui est bon pour lui. On comptera sur le médecin pour lui redire les règles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Papas et mamans de France, aimer vos enfants, c'est aussi leur donner les règles qu'ils ne peuvent pas se donner tout seuls car ils ne les comprennent pas. C'est avoir assez d'amour pour frustrer son enfant dans un intérêt supérieur. L'amour c'est aussi avoir des objectifs à long terme et pas juste être dans le présent et éviter la colère si on dit &quot;Non&quot;. Aimer son enfants, c'est aller jusqu'à risquer son désamour si on sait que c'est bien pour lui (et le désamour à six ans, ca ne dure jamais très longtemps).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant à mon petit Simon, sa maman me fait comprendre qu'elle ne peut pas ne pas acheter de gâteaux (vous comprenez, c'est pour son père,&amp;nbsp; il adore ça) , qu'elle ne peut pas arrêter d'acheter du sirop (mais il n'aime pas l'eau !), que c'est difficile de l'empêcher de se resservir (c'est colère sur colère vous comprenez).&lt;br /&gt; Et elle me redemande de voir Simon seul, car forcemment, &quot;il a un problème avec la nourriture&quot;.&lt;br /&gt; Mais non madame, c'est sa maman qui a un problème avec sa conscience et son amour maternel. Mais ça, si je le dis là, tout de suite, je sais que vous partirez probablement en claquant la porte.&lt;br /&gt; Vous qui faites tout pour lui !...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>Spyko</name>
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<title>Communiqué</title>
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<id>tag:spykologue.hautetfort.com,2009-10-12:2415526</id>
<updated>2009-10-12T21:26:29+02:00</updated>
<published>2009-10-12T17:38:00+02:00</published>
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<summary>     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;     Droit de Réponse...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;angry.jpg&quot; src=&quot;http://joueb.com/laurent51/images/angry.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Droit de Réponse du Comité français des Jacqueline&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;et de la plainte sans fin&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Monsieur Spyko,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Vous avez publié sur le torchon qui vous sert de blog un article tendancieux destiné à ce que nous, Jacqueline de France, devenions la risée de vos lecteurs. Ce procédé est tout à fait répugnant et ne nous étonne guère, vu le niveau de ce blog et les commentaires crasses qui l'accompagnent la plupart du temps.&lt;br /&gt; Que vous vous prétendiez psychologue et en même temps, refusiez d'écouter un être dans le besoin, la douleur, est tout simplement révoltant. Je ne sais dans quelle faculté minable de quel quartier crasseux vous avez eu votre diplôme, mais sachez que vous n'honorez pas votre profession.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Moi qui vient d'être touché par le deuil, oui car j'ai perdu la semaine passée mon chat persan, le regretté Gémalpartou, je peux vous dire ce que c'est d'être dans le malheur. Si seulement vous aviez un brin d'humanité, je vous parlerai alors de mes varices douloureuses les jours pluvieux, et qui m'empêchent d'aller marcher jusqu'au salon de thé voisin, où m'attendent quotidiennement Renée et Simone. De pauvres femmes qui ont vécu bien des malheurs, mais Dieu les préserve, bien moins que ma pauvre vie.&lt;br /&gt; Car savez vous, vous qui vous dites psychologue, ce qu'est vraiment la souffrance, celle que j'ai vécue, celle où j'ai été quand mon pauvre Henri est mort, chutant accidentellement par la fenêtre de notre appartement, alors que je lui racontais par le menu le détail de mon opération des hémorroïdes et des douleurs qui l'accompagnaient ? Un bien brave homme que cet Henri. Que dire de ce psychologue, qui aussi incompétent que vous, avait prétendu &amp;nbsp;à l'époque qu'il s'était suicidé, n'en pouvant plus de sa vie de couple ?&lt;br /&gt; Encore un sans-coeur comme vous, monsieur. Un qui n'a pas vu tout ce que j'ai fait et sacrifié pour cet homme, moi qui ai souffert dès mon plus jeune âge, et qui pourtant, l'a aimé et chéri comme nulle autre ne l'aurait fait.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Ah, vous avez surement une vie bien confortable, vous, pour oser dire que les Jacqueline se plaignent pour rien et vous brisent les oreilles... ! Qu'il est confortable quand on a pas connu la misère, le deuil, la maladie, la descente d'organe et la mise en plis ratée, de se plaindre du malheur des autres !&lt;br /&gt; Vous ne savez pas la peine que vous m'avez faites, monsieur le prétendu psychologue, moi qui ai failli mourir hier. Oui, vous avez bien lu, j'ai failli mourir hier, puisque en déballant mon paté de foie Carrefour, je me suis aperçu à temps, Dieu merci, que la date de péremption était fort dépassée. Qu'ai je donc fait pour que tant de malheurs s'abattent sur moi ... Peut être est-ce&amp;nbsp; du au décès précoce de mon frère bien aimé. Je vais vous raconter cela en détail, car je pense que cela vous instruira, monsieur le sans-coeur. Donc mon frère...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;i&gt;(...) - - - - Cette lettre a été coupée pour éviter aux lecteurs de ce blog l'apparition concomitante d'une migraine foudroyante - - -&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;(...) et c'est ainsi qu'il finit dévoré par les charognards, aux fins fonds de l'Afrique.&lt;br /&gt; Triste histoire, dont je ne me suis jamais remise. Mais peut être mon frère a-t-il eu cette chance de quitter de bonne heure cette vallée de larmes. Moi je dois supporter, sachez le, jour après jour, les difficultés. Heureusement que je suis forte, que je prends sur moi et ne me plaint pas !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au nom de toutes les Jacqueline, je vous informe officiellement que plus aucune de nous ne lira votre blog et ses immondices. Soyez le psychologue des gens heureux, vous qui n'êtes pas capable d'écouter les gens qui ont vraiment besoin. &amp;nbsp;Je ne vous souhaite pas de souffrir comme je souffre - vous ai-je parler de mes genoux ? - mais la vie vous apprendra peut être l'empathie monsieur.&lt;br /&gt; Je ne vous salue pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jacqueline - Au nom de toutes les Jacqueline&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;PS : je voulais vous faire un P.S. mais mon arthrite me fait trop mal et puis sachez que je ne veux pas user pour vous ce stylo en or que mon père m'a offert sur son lit de mort, où je l'ai veillé avec ardeur pendant des nuits, bien que je souffris d'une pneumonie qui a bien failli m'emporter, mais ça c'est une autre histoire et je ne divaguerai pas sur ma vie personnelle, pour ne pas aller dans votre sens et vous donner encore matière à critique, ça jamais, moi me plaindre, vous n'y pensez pas.&lt;/p&gt;
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<title>Tous aux abris....!</title>
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<updated>2009-10-09T09:18:02+02:00</updated>
<published>2009-10-09T09:17:00+02:00</published>
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<summary> Vous êtes tranquillement en train de prendre votre pause déjeuner dans la...</summary>
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&lt;p&gt;Vous êtes tranquillement en train de prendre votre pause déjeuner dans la cuisine du service. Tous le monde discute tranquillement. Quand soudain, la porte s'ouvre et entre Jacqueline, une des secrétaires du service, venue elle aussi prendre sa pause.&lt;br /&gt; Vous remarquez aussitôt un frémissement dans la cuisine. Les infirmières qui, jusque là, prenaient leur temps et profitaient de la pause, se mettent à regarder leur montre et à dire &quot;oh il est déjà 13h00&quot;, &quot;faut vraiment que je vous laisse&quot;, &quot;désolé je dois partir&quot;.&lt;br /&gt; Dès que Jacqueline arrive, le vide se créé en quelques minutes. Ça, c'est assez ahurissant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, vous, en bon psychologue neutre, les premières fois, vous vous dites que, tiens, c'est bizarre. Et après plusieurs fois, vous n'y trouvez plus une coïncidence, mais vous voyez bien que c'est une fuite et pas autre chose. Enfin pas une fuite, une évacuation sanitaire quasiment !&lt;br /&gt; Les premières fois, en bon psychologue-qui-ne-juge-pas-et-ne-prend-pas-partie, vous décidez de ne pas suivre le mouvement et de continuer votre repas en compagnie de Jacqueline. Bien mal vous en prend ! On vous retrouvera une heure après, le visage décomposé, le dos courbé sous le poids du fardeau qu'on vient de vous déposer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car Jacqueline est adorable. Pas méchante pour deux sous. Mais Jacqueline semble avoir vécu tous les malheurs du monde. Tous. Sans exception. La mort d'un enfant, une enfance difficile, la maladie, des grosses et petites catastrophes du quotidien. Dès que Jacqueline ouvre la bouche, c'est &quot;chronique d'un &amp;nbsp;malheur annoncé&quot;.&lt;br /&gt; Alors, au début, bien sur, on compatit. Pas facile cette vie. Pauvre femme. Et puis, petit à petit, l'empathie commence à diminuer...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On commence à s'agacer car, quelque que soit le sujet abordé en cuisine, quel qu'il soit, absolument n'importe lequel, &amp;nbsp;en deux minutes, Jacqueline arrive à orienter les choses de telle sorte qu'on arrive à parler d'un des ses malheurs.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Vous parlez de la météo : ça lui rappelle le temps qu'il faisait lors de l'enterrement de sa pauvre maman. Vous parlez TV : justement elle a vu hier une émission sur la maladie qu'elle a eu petite. Vous parlez de vos soucis à vous : et là, pas de bol, Jacqueline a vécu pire. Mais vraiment pire, et elle vous fait comprendre en deux secondes que vos malheurs, c'est peanuts, pipi de chat...&lt;br /&gt; Là, on commence à moins compatir qu'au début. Cette litanie non stop de malheurs, prêts à sortir à n'importer quelle occasion, n'importe quel moment, ça commence à devenir lourd à porter. Surtout lors de la pause déjeuner où on aimerait bien décompresser, faire des blagues à deux balles et penser à autre chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et vous commencez à comprendre que Jacqueline n'arrive à exister qu'en se posant en victime. Certes, elle a eu une vie très difficile, mais elle retourne complètement le truc en faisant de ses malheurs sa carte de visite. Et pire que ça, au fond, elle semble se persuader que ses soucis font qu'on lui doit de s'intéresser à elle, qu'on lui doit de l'écouter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En bon psychologue que vous êtes, vous prenez sur vous les premières fois. Vous vous dites qu'elle a besoin d'un peu d'écoute et que ça va l'aider. Méchantes collègues qui fuient va ! Vous, au moins, vous restez un peu.&lt;br /&gt; Mais hélas, vous comprenez vite que c'est sans fin. Heureuse d'avoir une oreille, Jacqueline va alors déverser des flots de plaintes, de soucis à n'en plus finir. Vous essayer de rebondir, vous dites quelques phrases pour l'aider à avancer, prendre du recul, mais vous comprenez vite que Jacqueline n'écoute rien. Elle déverses des torrents de récriminations, elle ouvre le robinet des plaintes et rien ne semble les arrêter. Elle s'arrête, écoute vos remarques d'un air poli, et bing, reprend aussitôt là où elle en était arrêtée, comme si vous n'avez rien dit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous ressortez de la cuisine mal à l'aise face à tous ses malheurs. Un peu malheureux pour cette femme et sa vie compliquée. En même temps, vous vous sentez en colère face à Jacqueline avec l'impression qu'elle a abusé de vous et de votre écoute. Mais elle est tellement gentille que vous vous en voulez d'être en colère contre elle. Mais oui, vous êtes un monstre !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Seulement à force d'éprouver ce malaise face à elle, vous prenez vos distance, c'est trop lourd, bien trop lourd et quotidiennement. Et vous voilà à regarder votre montre quand Jacqueline entre dans la cuisine et à faire comprendre que &quot;Oh zut je n'avais pas vu le temps passer&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment faire comprendre à Jacqueline qu'elle est simplement insupportable ? Energivore ? Pas évident parce qu'elle ne se rend surement pas compte de ce qu'elle provoque.&lt;br /&gt; Cyrulnik dirait qu'elle n'a pas trouvé de facteur de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(psychologie)&quot; title=&quot;Résilience&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;résilience&lt;/a&gt;. Qu'elle est restée enfermée dans son statut de victime, sans rien trouver pour rebondir.&lt;br /&gt; Vous, vous vous dites simplement qu'elle vous les brise menu, mais en même temps, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous trouver méchant à éprouver cela. C'est assez pervers comme truc ! Vous l'écoutez, et vous n'en pouvez plus. Vous ne l'écoutez pas, et vous vous le reprochez...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Peut être avez vous déjà croisé quelqu'un comme ça un jour ? Si vous savez comment guérir la jacquelinite, surtout, n'hésitez pas. Je suis preneur.&lt;br /&gt; Pour l'heure, oh, zut, je n'avais pas vu le temps passer, je dois vous laisser...A bientôt&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Roman Polanski</title>
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<updated>2009-09-29T08:55:02+02:00</updated>
<published>2009-09-28T21:45:00+02:00</published>
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&lt;p&gt;A la radio, ce soir, j'entends parler de l'arrestation de Roman Polanski et de toute la mobilisation d'artistes et de membres du gouvernement autour de cela.&lt;br /&gt; Je suis scandalisé par ce que j'entends de ses défenseurs. Qu'il faut le libérer &quot;parce que c'est un artiste&quot;, &quot;un cinéaste de renom&quot;.&lt;br /&gt; Mais je suis désolé : la question n'est pas de savoir qui il est ! Cela veut dire qu'on serait traité de manière différente pour peu qu'on soit célèbre ou non ?&lt;br /&gt; Qu'on brandisse sa carrière comme un passe-droit, ça, ça me révolte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, on ne doit pas libérer Mr Polanski car c'est un grand cinéaste. On doit le libérer si la loi le dit. Point.&lt;br /&gt; Qu'il soit cinéaste, chomeur ou PDG, la loi doit être appliquée de la même façon.&lt;br /&gt; Et en l'occurence, la loi, c'est celle des Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Qu'on pense qu'être jugé 30 années après un crime est intolérable, peut etre. Encore que, personne ne s'émeuve qu'on juge Maurice Papon pour crimes contre l'humanité et que ce soit 50 années aprés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'on minimise les actes qu'a commis Mr Polanski me semble assez bizarre également : il est tout de même suspecté de viol sur mineur, en l'ayant droguée et fait boire... C'est quand même pas rien !&lt;br /&gt; Si un violeur pédophile inconnu avait fait la même chose, on serait pour le moins surpris que des artistes et des politiques militent pour sa libération tout de même !! Qui oserait dire qu'il faille libérer un violeur car il a une âme d'artiste ??&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors oui, Mr Polanski est un grand cinéaste, talentueux. Oui sa victime lui a pardonné. Oui il est peut etre un homme admirable auprès des siens également.&lt;br /&gt; Mais non, il n'est pas au dessus des lois. Ce qu'il est aujourd'hui n'efface pas ce qu'il a fait hier. Si la loi de son pays dit qu'il doit être jugé, il doit l'être. Point. D'autant plus que si sa victime lui a pardonné, la sentence risque d'être assez légère je pense.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Contre transfert</title>
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<updated>2009-09-28T16:13:58+02:00</updated>
<published>2009-09-28T16:13:58+02:00</published>
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<summary> Si vous ne connaissez pas le blog &quot;  Juste Après Dresseuse d'Ours  &quot;, je...</summary>
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&lt;p&gt;Si vous ne connaissez pas le blog &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Juste Après Dresseuse d'Ours&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, je vous recommande chaudement &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Jaddo&quot; href=&quot;http://www.jaddo.fr/2009/09/26/beyrouth/&quot;&gt;le dernier billet.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; C'est brut, c'est dur, mais c'est rare que quelqu'un ose écrire ce qu'on a tous pu ressentir un jour ou l'autre, sans oser en parler au risque de subir l'opprobre de collègues, qui eux, saints et saintes de la Santé, n'ont jamais, oh non, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;jamais&lt;/span&gt;, eu de sentiments négatifs pour un seul patient...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Le contre-transfert négatif, et oui, ça existe. Si on arrive à le repérer à temps, tant mieux. C'est déjà ça pour éviter de s'y empêtrer.&lt;br /&gt; Quand on arrive pas à le repérer à temps, là... C'est souvent trop tard et le consultation est déjà partie en jus de boudin...&lt;br /&gt; Rien à faire, les soignants sont tous des humains. On est pas toujours gentils, et on n'a pas toujours des pensées gentilles non plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; C'est terriblement épuisant pour le psy d'essayer d'être empathique lorsque le patient en face est antipathique. Oui, avec certains patients le courant ne passe pas. Ca arrive. C'est pas plus de sa faute que de la mienne mais ça arrive.&lt;br /&gt; Et on fait quoi alors ? Ben, on essaie de mettre ça à part, de travailler sur soi, de comprendre pourquoi CE patient déclenche autant de choses chez nous. Il faut bien se connaître pour reconnaitre tout ça, ne pas se mentir, ne pas faussement accuser le patient d'être à l'origine des difficultés.&lt;br /&gt; Et malgré tout, rester toujours en position d'aidant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Je me souviens de mères qui arrivent dans le bureau en me prenant de haut, sachant déjà tout sur le gamin et ses problèmes, et demandant juste finalement au psy d'acquiescer au diagnostic qu'elles avaient fait, de parler au gamin de ce qu'elles pensaient qu'il devait dire...&lt;br /&gt; Pas évident de prendre de la distance. Pas évident de refréner les sentiments et les émotions qui pointent à la surface. Pas évident, même si on le sait pertinemment, de se dire &quot;allez, cherche un peu pourquoi elle se comporte comme ça...Ce n'est pas dirigé contre toi, il faut creuser...&quot;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pas évident non plus d'avoir à faire à un gamin tête-à-claque. Un arrogant. Ou un opposant. Tous les gamins n'ont pas la tête des mômes des pubs Kinder. Pas évident d'être confronté à mur de silence ou d'opposition. Pas évident quand on est là pour aider que l'autre refuse notre aide.&lt;br /&gt; Et lorsqu'on éprouve de la colère envers un gamin, à qui en parler ? Sans être jugé d'incompétent, de sans-coeur.&lt;br /&gt; Tout le monde en pédiatrie a déjà trouvé un gamin antipathique, insupportable. Qui ose le dire ? Non pas pour coller une étiquette au gamin, qui n'y est pour rien lui, mais simplement pour en faire part comme un problème professionnel &quot;je suis en difficulté car je n'arrive pas à être soignant auprès de cet enfant, le courant ne passe pas&quot;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc adoré ce billet exutoire, qui résume ce qu'on peut tous éprouver dans un moment de colère ou d'abattement. Et qu'on ose jamais raconter... &amp;nbsp;Je pense qu'on peut parler de tout, de nos actes les plus glorieux, comme de ceux dont on est le moins fier. C'est comme ça qu'on avance non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Tout petit petit</title>
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<summary> Quand je vois une vidéo comme cela, c'est là que je prends conscience de...</summary>
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&lt;p&gt;Quand je vois une vidéo comme cela, c'est là que je prends conscience de notre petitesse...&lt;br /&gt; Les choses qui nous paraissent tellement importantes sur notre bonne vieille terre semblent un peu dérisoires ensuite.&lt;br /&gt; Et puis, je trouve ça tout simplement beau aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/BS88G5WBcfQ&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/BS88G5WBcfQ&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le petit chat est mort...</title>
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<updated>2009-09-26T08:46:26+02:00</updated>
<published>2009-09-23T12:30:00+02:00</published>
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<summary>     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   Quand on est père de...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;pierre_tombe_chat_c58f3.jpg&quot; src=&quot;http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:1jjNrN1n6EQvtM:http://app.onlinephotofiler.com/images/A_3/7/2/8/38273/pierre_tombe_chat_c58f3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on est père de famille, on est sensé être courageux, et donner l'exemple à ses enfants sans faillir. Toujours. Sans exception...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Je vous raconte ? Ok. Mais avant tout, mettez vous une petite dose de &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Vicks Vaporub&quot; href=&quot;http://www.healthline.com/blogs/outdoor_health/uploaded_images/vicks-730724.jpg&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt; sous le nez. Avant de commencer. Conseil d'ami.&lt;br /&gt; Donc...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier soir, les enfants jouaient dans notre cour quand soudain je suis interpellé par des cris &quot;Papa....Viens voir...Vite....Y'a un chat qui bouge plus !&quot;.&lt;br /&gt; Un chat ? Comme nous n'avons aucun animal, je cours éclaircir ce mystère.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et là je trouve mes enfants, ébahis devant une carcasse de chat, dans un coin de la cour.&lt;br /&gt; (Pensée intérieur : Beuuuuurkkkk....Mais ça pue !..... Surtout, ne pas faire le dégoutté devant les enfants).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Première question : comment est elle arrivée là ? Vu l'état du-dit chat, je doute qu'il se déplaçait encore hier, voire même la semaine dernière.... Et hier, je n'avais rien dans ma cour.... Le mystère de la carcasse de chat volante...&amp;nbsp; L'assassin aurait il déposé le corps chez moi en douce pour me faire punir à sa place ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, j'essaie d'éloigner les enfants mais la curiosité reste forte.... Ma fille se demande s'il faut appeler le vétérinaire (Pensée intérieur : ma pauvre chérie, je crains que ce ne soit un peu tard....).&lt;br /&gt; Je les fais donc éloigner un peu. Et là, ben... Faut bien enlever le corps de l'animal. Et à l'heure du souper, c'est très très moyennement appétissant...&lt;br /&gt; Comme les enfants m'observent de loin, je fais mon courageux qui n'a-même-pas-peur-et-qui-n'est-même-pas-dégoutté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je prends un sac poubelle, une fourche...Et hop...&lt;br /&gt; Mais là, devant les restes du pauvre animal, une question me taraude. Il est bizarre ce corps quand même.&lt;br /&gt; Ah mais oui tiens , il devrait pas y avoir quelque chose, là, du coté diamétralement opposé à la queue,? Je sais pas moi,... une tête par exemple ?&lt;br /&gt; Parce que là, euh...Ben non j'en vois pas...&lt;br /&gt; (L'assassin aurait il découpé la tête pour ne pas permettre l'identification de la victime ? Hmm hmmm... Je vais de ce pas appeler Les Experts, ça ne va pas traîner tout ça !)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bref, je bouge un peu la carcasse. &quot;Oui les enfants, j'enlève le corps du chat parce qu'il est mort...Vous approchez pas...Papa s'en occupe....&quot;&lt;br /&gt; (Pouahhhhhhhh, mais ça pue !!!!.... Allez, du nerf quoi !)&lt;br /&gt; Je continue à faire mon courageux et soulève la carcasse d'un petit coup de fourche.... Re-Pouahhhhh....Mais c'est que ça bouge là dedans.... Des centaines d'habitants sont venus prendre part au festin... Mon estomac me donne des drôles de sensations !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez, le corps du la pauvre bête enfermé à double tour dans un sac poubelle, je prends l'air de celui qui a fait ça tous les jours et que ça n'a pas perturbé le moins du monde. Tiens. Mais c'est quoi ce truc poilu par terre, là ? Une....Arghh...Une patte ! je l'avais pas vu celle là... Elle était pas sensée être accrochée au reste ? ...Beurk décidément.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le mystère reste entier. Ma femme me dit qu'elle appellera demain la mairie. Pour l'instant, le corps du malheureux reste chez nous. (Ben oui, on est sensé en faire quoi ?)&lt;br /&gt; J'aimerai bien savoir comment cette pauvre bête a atterri chez moi et comprendre ce qui a pu lui arriver.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Mes enfants fourmillent d'hypothèses : ça va, la police peut compter sur eux pour les premières pistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant à moi, je vais prendre un comprimé de &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Vogalène&quot; href=&quot;http://www.medisite.fr/medisite/Vogalene.html&quot;&gt;Vogalène&lt;/a&gt;, et ça va passer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Brigite Bardot, si vous me lisez, faut qu'on élucide ce mystère, et rapidement. Y a t il &amp;nbsp;quelque part un sérial-cat-killer autour de chez moi ? Est il victime d'une bagarre de la terrible guerre des gangs félins ?&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Plaisanteries mises à part, j'aimerais bien savoir quand même ce qui est arrivé. Et mes enfants aussi, ça, vous pouvez me croire !&lt;/p&gt;
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<name>Spyko</name>
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<title>Annulé</title>
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<updated>2009-09-21T17:13:25+02:00</updated>
<published>2009-09-21T17:04:00+02:00</published>
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<summary>     Ma secrétaire m'appelle car une maman vient de l'appeler pour un enfant...</summary>
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&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/aout/8/kramer_contre_kramer.jpg&quot; alt=&quot;kramer.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;260&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ma secrétaire m'appelle car une maman vient de l'appeler pour un enfant que j'ai déjà rencontré une fois.&lt;br /&gt; Elle est mécontente. Son fils ne m'a pas parlé lors de la consultation. Elle trouve qu'il n'est pas à l'aise avec moi. Elle veut changer de psy.&lt;br /&gt; Ma secrétaire m'en informe : je ne me souviens pas du dossier de mémoire (je l'ai vu une fois il y a quatre mois), mais je lui dis que la maman est libre de consulter où elle veut...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Et quand je reprends le dossier tout à l'heure, je trouve ça d'un coup beaucoup plus informatif. Je me suis souvenu de la situation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit garçon de six ans issu d'un couple divorcé. Séparation hyper conflictuelle, ponctuée de lettres d'avocats et de menaces de part et d'autre.&lt;br /&gt; Petit garçon décrit comme angoissé, problème de sommeil, problème de pipi au lit...&lt;br /&gt; La maman arrive en consultation très mal. Le souvenir de la séparation (violente) est encore très vivace et reste difficile à aborder. Beaucoup de pleurs contenus. En tant que femme, elle a beaucoup souffert, apparemment, d'un homme manipulateur, menteur, et décrit comme pervers.&lt;br /&gt; Elle craint pour son fils qu'elle trouve mal aux retours de chez le père, elle fait le lien entre les symptômes anxieux et le fait que &quot;ça doit&quot; mal se passer chez le papa.&lt;br /&gt; Pendant l'entretien, mon impression est que cependant la maman projette beaucoup sur son fils. En tant que femme, sa relation avec le papa a été calamiteuse, destructrice. Elle est persuadée qu'il en sera de même sur son fils maintenant que le papa a des droits de visite.&lt;br /&gt; Or, a priori, les seuls éléments qui l'orientent sont les troubles anxieux décrits plus hauts. L'enfant ne décrit à l'heure actuelle rien de strictement accusateur sur le comportement de son papa.&lt;br /&gt; Les troubles anxieux peuvent se rattacher tout aussi bien à la situation hyper conflictuelle qu'à un vécu traumatique des visites. Mais la maman , dans son angoisse propre, n'a de cesse de penser au papa et à sa personnalité qui &quot;forcement&quot; perturbent son enfant.&lt;br /&gt; Ce que je peux comprendre au vu de son histoire. Mais qui n'est pas forcement facile à gérer pour son fils si tout cela n'est pas justifié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Pas facile d'y voir clair dans tout ça. Je ne sais pas si le papa est réellement le pervers décrit. Peut être. Peut être pas.&lt;br /&gt; Ce que je sais, c'est que j'ai devant moi un enfant anxieux, mutique, pas à l'aise pour deux sous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je le vois seul : petit garçon qui restera silencieux, angoissé de se retrouver seul, ne sachant quoi dire.&lt;br /&gt; Pris dans un conflit de loyauté entre ses parents, il donne l'impression de ne plus s'autoriser à dire quoi que se soit qui pourrait rajouter au conflit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je fais rentrer à nouveau la maman. Je lui explique que j'aimerai que mon bureau devienne pour son fils un espace de parole &quot;libre&quot;. C'est à dire qu'il ne sente pas obligé de dire &quot;pour faire plaisir à papa ou à maman&quot;.&lt;br /&gt; Pris dans le conflit, les jugements des uns et des autres, la position de l'enfant est en effet assez intenable.&lt;br /&gt; Je lui explique donc que je le verrai à plusieurs reprises, seul, pour qu'il considère que ce rendez vous est le sien et qu'il pourrait y dire ce qu'il veut. Que je comprends ses inquiétudes, mais que pour qu'on en sache plus là dessus, il faut que son enfant se sente réellement libre de parler, en dehors des conflits de papa/maman.&lt;br /&gt; Je conclue en lui disant que&amp;nbsp; je referai&amp;nbsp; le point avec elle lorsque nous aurons assez avancé avec son enfant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et voila donc aujourd'hui : prochain rendez vous annulé &amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Officiellement parce que la maman trouve que l'enfant n'était pas à l'aise avec moi. (Vous avouerez qu'en résolvant tout au premier rendez-vous, ma pratique se rapprocherait de celle du magnétiseur).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Officieusement, je pense que la maman n'a pas supporté deux choses :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- un, que je ne prenne pas partie.&lt;br /&gt; Je ne mets pas en doute ce qu'elle me dit mais simplement je n'en sais rien ! Je verrai le papa en entretien que j'aurai le discours complétement opposé. Ce qui m'intéresse dans l'histoire n'est pas tellement la recherche de la vérité, je ne suis pas juge, mais la recherche de la vérité de l'enfant : son point de vue, son ressenti, ses peurs, ses envie. Dans ces histoires, mon seul parti pris est toujours celui de l'enfant. Point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; - Deux, que je demande à voir l'enfant seul pour qu'il ai son espace de parole à lui. Et ça, si je comprends bien, ca semble intolérable pour cette maman de ne pas savoir. Son anxiété est telle qu'elle veut savoir tout de ce que va dire son enfant. Or, l'anxiété de sa maman doit être bien lourde pour cet enfant également ! D'où peut être, ces barrières, ces défenses où il se terre à l'heure actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces situations de séparation conflictuelle sont bien difficiles à gérer en tout cas.&lt;br /&gt; Et moi je suis peiné car j'avais engagé quelque chose avec ce petit garçon, je lui avais promis un espace de parole libre, rien qu'à lui, et patatra.&lt;br /&gt; Bon, les états d'âmes du psy, ça va, il s'en remettra.... Mais j'espère que ce petit garçon ira consulter ailleurs effectivement et ne sera pas dans la nature....&lt;br /&gt; Et peut être que je n'ai pas pris assez de temps pour écouter et comprendre les angoisses de cette maman, qu'elle ne s'est pas sentie entendue dans ses craintes.&lt;br /&gt; La marge de manœuvre est cependant délicate pour l'écouter, tout en ne fonçant pas tête baissée non plus sur la seule hypothèse qu'elle mettait en avant : le papa obligatoirement mauvais avec son fils. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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