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07/01/2010

Pas d'antidépresseurs pour tout le monde

Dans une méta-analyse sur l'effet des antidépresseurs, des chercheurs américains confirment que l'indication du traitement reste la dépression sévère. Plus efficaces que le placebo dans ce cas, les antidépresseurs par contre n'ont pas plus d'effet que le placebo pour les dépressions légères. C'est comme s'il fallait une certaine intensité symptomatique pour que le traitement fonctionne.
Or, et surtout en france, les antidépresseurs sont prescrits à tour de bras...
On confond "déprime", "coup de blues" avec dépression.
On confond tristesse réactionnelle, et souvent normale (un deuil, une rupture) avec dépression.

Deux explications :

- D'une part, le démarchage actifs des labos, de Mr Pro.ac surtout à sa sortie, médicament presenté comme miraculeux et sans aucun effet secondaire (ce qui est faux), ce démarchage actif donc a porté ses fruits. Les professionnels sont sortis de leurs réserves face aux antidépresseurs : ainsi donc, le fameux Pro.ac serait sans danger, diablement efficace, aussi n'hésitons pas !

- D'autre part, le généraliste est malheureusement souvent coincé... Le patient qui présente une dépression légère veut des solutions ! Et tout de suite maintenant ! Il ne veut pas du psy car il n'est pas fou, c'est cher, c'est long, il faut raconter sa vie, donc nannnh, pas question. Il a entendu parler de la molécule miracle dans Femme Actuelle. Donc il vient chercher son médicament. Et le généraliste a une marge de manoeuvre réduitre : on peut aider, on peut être empathique, mais en 15 mn, on ne peut pas faire des miracles, pour peu que la salle d'attente déborde de patients pas-patients et que le retard s'accumule..
Donc la tentation de la molécule qui arrange tout est grande !

Et puis, dernier argument, distinguer la dépression légère de la dépression sévère n'est pas des plus aisés ! Une dépression légere, réactionnelle, peut se présenter tout d'abord sous des symptômes bruyants, par exemple après le décès d'un proche : pleurs, abattement, sidération.... Et l'inverse est possible, une dépression sévère chez un patient inhibé, habitué à ses symptomes, qui ne va pas tout dire, peut se présenter d'abord sous des symptomes mineurs de troubles du sommeil, de troubles psychosomatiques avant qu'un suivi au long cours nous apprenne que la dépression était beaucoup plus sévère... Mais il faut du temps et du recul pour cela.
Quelques questionnaires pratiquables rapidement sont quelquefois cependant utiles : d'une part pour quoter tout de suite la sévérité de la dépression,  d'autre part pour pouvoir être repris lors d'une consultation ultérieure et voir comment évolue le score. Le Beck est le plus employé mais il y en a d'autres. C'est utile, mais évidemment, rien ne remplace les élements cliniques recueillis lors d'un entretien soigneux et empathique.

Pour apporter de l'eau à mon moulin, cela veut donc dire que pour les dépresions légères à modérés, rien ne remplace l'aide psychologique...Alléluia ! Mais quand je dis aide psychologique, je ne pense pas forcemment psychologue. Le généraliste peut apporter une aide indéniable et efficace. Si prendre du temps est possible, si écouter son patient ne le rebute pas.  Tout comme le spécialiste ou tout autre intervenant de santé de toute façon,  pour peu qu'il puisse prendre le temps, informer sur la dépression, ses symptomes, ce qu'il faut faire ou éviter. Rencontrer la famille ou le conjoint aussi pour accompagner,  éviter les préjugés sur la pathologie (il le fait exprès, il ne fait pas d'effort, il lui faut un peu de volonté !)...

Parce que dans ma carrière, j'en ai vu des médecins jouer aux apprentis sorciers ! Des ados d'a peine treize ans, avec une prescription conjointe d'antidépresseurs, anxiolitiques et somnifères. Pour des troubles plutôt banaux. Si, si, je vous jure, j'en ai vu. Et pas mal même.
Moi ça me fait super peur tout ces cocktails : à la potentialisation des effets secondaires, on ajoute le risque suicidaire ! Un ado avec en main toutes ces molécules, il faut être bien sur de soi ! Qu'on ai bien bien bien évalué avec certitude sa dépression, ses envies suicidaires possibles avant de lui confier tout ces médicaments....
Ajouté à cela qu'un antidpresseur nécessite un suivi rapproché au départ, en raison de la lever de l'inhibition qui augmente le risque suicidaire (au début d'un traitement, l'antidepresseur va lever dans les 15 premiers jours l'inhibition due à la dépression, pouvant entraîner du coup un excès d'impulsivité. Le mélange impulsivité/idées noires étant un cocktail idéal pour le passage à l'acte suicidaire).

Les auteurs ajoutent que de toute façon, ses médicaments ont été testés dans les dépressions sévères, ont prouvés leur efficacité dans ce cadre, et que c'est abusivement qu'on les a prescrits pour des dépressions légères.
L'écoute, donc, l'écoute, toujours l'écoute. Y'a que ça de vrai. Depuis le temps que je le dis !!

 

02/01/2010

Bonne année et Astrologie

Il est sur que, la nouvelle année arrivant, les horoscopes vont fleurir dans tous les magazines f... OOppss...j'allais dire "féminins"... Zut. Avant que je ne meure, lapidé par les pierres de la misogynie, je vais me rattraper.
Pouf, pouf, je recommence, on disait que vous avez rien entendu.

Il est sur que la nouvelle année arrivant, les horoscopes vont fleurir dans tous les magazines de mauvaise qualité, ce dont les femmes intelligentes, lectrices par milliers de ce blog, ne seront pas dupes. (ouf).
Est ce la peine de revenir sur les horoscopes et l'astrologie ?... Peut être alors.
Juste quelques petits rappels, juste pour le plaisir (j'aime bien sabrer les fausses sciences, je n'y peux rien).
Les douze signes du zodiaques sont donc douze constallations dans le ciel. Vous appartiendrez à l'une d'entre elle si le soleil, le jour de votre naissance, la traversait (ou plutot : semblait la traverser dans le ciel) à ce moment.
Douze, c'est un chiffre symbolique, dument choisi par les astrologues des temps anciens... Choisi effectivement, car de façon fort pratique, ils ont éliminé la treizième constellation, celle du serpentaire. Treize, c'est pas joli, ca porte malheur, alors on disait qu'il y en avait douze des constellations, et pis c'est tout. Du coup, vous êtes peut être du serpentaire, mais vous ne le saurez jamais...

Miracle de la coïncidence, le soleil traverse les douze constellations avec le meme laps de temps, ce qui rend la durée des douze signes rigoureusement égale. Quel miracle.
Et ben non, c'est un arrangement d'astrologue. Le soleil ne passe par exemple que six jours dans le scorpion, mais quarante-cinq dans la vierge (celui qui dit, avec un petit sourire, qu'on passe toujours plus de temps dans la vierge prend la porte tout de suite, non mais).
Bref, déjà là, vous commencez à entrevoir que savoir à quel signe vous appartenez devient aléatoire.
Mais il y a autre chose : c'est que la terre n'est pas tout à fait droite sur le plan de son orbite autour du soleil. Elle est légérement incliné sur son axe de rotation (c'est ce qui explique les saisons par ailleurs). Mais cet axe, lui aussi, a un mouvement de rotation. Minime, mais il en a un. Qui dure 25 000 ans. On pourrait dire, bof, on s'en fiche, c'est tellement lent que ca ne change pas grand chose.
Mais pourtant si. L'astrologie étant tres ancienne, entre le temps où on a "fixé" les dates des différents signes et maintenant, l'axe de rotation a bougé, le soleil s'est décalé par rapport aux constellations et les signes ne correspondent plus aux dates. Zut. Si vous vous croyez du Bélier, ben non, en fait, vous êtes du Scorpion.
(Allez ici pour connaitre votre "vrai" signe)

Bref, déjà à la base, comme vous le constatez, pour savoir de quel signe on peut être, c'est pas gagné...

Mais l'astrologie postule aussi que les planètes, en fonction de leur position, influent sur nous. Par quel biais ? Nul ne peut le dire. Aucune force connue par les astrophysiciens ne  permet de dire par exemple que même la plus grosse planète du systeme solaire, Jupiter, ai le moindre effet sur notre petite planète. Jupiter est trop loin et pas assez massif pour avoir une quelconque action.
Alors imaginez ce que ça peut être pour une planète aussi minuscule que Mercure, pourtant prise en compte dans les calculs astrologiques...

Ensuite, sur la base de l'astrologie elle même, je ne ferai que reprendre les critiques que les grecs anciens faisaient déjà de leur temps à cet égard.
Sur le fait que le signe astrologique permettrait de prédire l'avenir de la personne, alors il faudrait supposer par exemple que tous les morts lors d'une catastrophe avaient le même signe ? Non ? Zut.
Que les jumeaux alors auront une vie identitique, mourront le même jour, trouveront le grand amour le même jour puisque né sous le même ciel  ? Non ? Ah rezut.

Et sur le fait que le "portrait" astrologique puisse donner le reflet de notre personnalité... Si vous connaissez des jumeaux autour de vous, je pense que vous confirmerez qu'ils sont souvent loins, très loins d'avoir la même personnalité, le même fonctionnement, alors que rigoureusement du même signe et avec le même thème astral...

Bref, puisqu'il en est ainsi, pour la nouvelle année 2010, je vais vous offrir mes prédictions pour l'année.
Puisque l'astrologie est construite sur des contre vérités, alors autant faire à l'identique. Je vais donc créer le signe du Blogueur, qui démarrera le 1er janvier pour se terminer le 31 décembre.
Par un miracle incroyable, je crois bien que nous sommes du même signe vous et moi ! Ah, ce n'est pas pour rien que je sentais des affinités et que vous veniez me lire... C'est fantastique !
Pour 2010, si vous êtes du signe du blogueur, je vous prédis une excellente année, santé, joie, bonheur et prospérité.
Je note que vous passez peut être un peu trop de temps sur le net et qu'il faudra corriger cela.
Je note que vous avez des choix de lecture de blog particulièrement fins et cultivés, ne lisant que la crème de la crème des blogs. (oui, ben quoi, si j'invente mon astrologie à moi, je peux soigner mon ego non ?)

Bonne année à tous !!!

26/12/2009

Blog(s) de psy

Psyblog nous quitte.

Certains un peu cyniques, en dehors de la blogosphère, me dirait que c'est un non-évenement, qu'il y a douze mille arrêts de blog par jour dans le monde et qu'on ne va pas faire un article là dessus à chaque fois que cela se produit. Probablement oui.
Mais tout de même... Il n'y a pas tant que ça de blogs de psy sur le web. Ou alors j'ai mal cherché.
Et celui de Psyblog me plaisait dans le sens où il mélangeait billets "pros" et billets plus personnels. Et que l'on découvrait l'être humain derrière le psychologue. Evidemment, pour moi, c'était quelque chose de bien intéressant tout ça, et humainement parlant, de bien touchant souvent.

Il faut dire que je suis un peu la meme voie ici : j'ai ouvert ce blog avec l'idée de faire partager mon quotidien professionnel. Parce que c'est quelque fois lourd, parce qu'écrire les choses permet d'en évacuer une partie. Parce que je ne parle pas ou très peu de mon métier à mes proches, car c'est souvent pas rigolo et que ça plombe l'ambiance à chaque fois que je veux faire partager un peu.
Bref, j'ai voulu écrire tout ça ici. Et petit à petit, j'ai inséré des notes plus personnelles. Sans vraiment y réfléchir. Et je me dis finalement que c'est pas mal, que je ne suis pas seulement un psychologue, mais aussi un homme. Que j'ai comme tout le monde mes peurs, mes joies, mes peines, mes douleurs. A force que le psy mette une barrière, mette à distance les émotions, on pourrait se dire qu'on a tout réglé, qu'on est "en paix" avec soi meme. Foutaises, oui. On est comme tout le monde.
Peut être un peu plus conscients de nos points faibles, peut être un peu plus au clair sur ce qui nous tourmente, sur ce qui fait qu'on est "nous". Mais pas forcemment plus en paix avec tout cela.
Alors moi ça me fait du bien ce blog car c'est un des rares endroits où je suis moi, réellement moi : où je parle de ma vie professionnelle, où je parle de moi et ce que je ressens, les deux à la même place.

J'aimais le blog de Psyblog pour cela. Surement parce que je m'y retrouvais, et que je me suis dit, "ouf je suis pas le seul psy humain, alors !".
J'espère que tu trouveras, cher Psyblog, un autre lieu sur le net où te dire sans censure, où trouver un espace de liberté pour écrire ce que tu souhaites comme tu le souhaites. Il me tarde d'ailleurs de te lire si tu trouves cet endroit quelque part....

Quant à moi, je vais continuer ici à dérouler mon quotidien. Je sais que ce blog n'est pas tenu à jour très régulièremment ! J'espère que vous ne m'en tenez pas rigueur. Je dois lutter contre une tendance lourde à la procrastination.... Et j'écris ici seulement quand l'envie est là. Je souhaite pas écrire "pour écrire", parce qu'il faut faire un billet, parce qu'il faut remplir le blog. Ce coté obligatoire me lasserait vite, et j'ai assez d'obligations par ailleurs pour ne pas m'en rajouter ici.
Mais quand je passe ici, c'est avec grand plaisir....Pour le moment, je n'ai pas l'envie d'arrêter.

Sur ce, je pense que les enfants ont besoin de mon aide pour les cadeaux de Noël. J'entends des cris qui me font dire qu'il y a encore quelques cadeaux rebelles dans leur utilisation.... Allez, je vais me mettre à quatre pattes et aider ma fille à remettre d'aplomb sa maison playmobil. Aider mon grand à utiliser son robot aux vingt-deux-mille fonctions que-j'ai-déja-du-mal-rien-qu'à-comprendre-comment-on-le-met-en-route. Et mon autre fille semble avoir bien du mal à zigouiller les méchants sur sa console... Allez, super Papa, au boulot !

 

28/09/2009

Roman Polanski

A la radio, ce soir, j'entends parler de l'arrestation de Roman Polanski et de toute la mobilisation d'artistes et de membres du gouvernement autour de cela.
Je suis scandalisé par ce que j'entends de ses défenseurs. Qu'il faut le libérer "parce que c'est un artiste", "un cinéaste de renom".
Mais je suis désolé : la question n'est pas de savoir qui il est ! Cela veut dire qu'on serait traité de manière différente pour peu qu'on soit célèbre ou non ?
Qu'on brandisse sa carrière comme un passe-droit, ça, ça me révolte.

Non, on ne doit pas libérer Mr Polanski car c'est un grand cinéaste. On doit le libérer si la loi le dit. Point.
Qu'il soit cinéaste, chomeur ou PDG, la loi doit être appliquée de la même façon.
Et en l'occurence, la loi, c'est celle des Etats-Unis.


Qu'on pense qu'être jugé 30 années après un crime est intolérable, peut etre. Encore que, personne ne s'émeuve qu'on juge Maurice Papon pour crimes contre l'humanité et que ce soit 50 années aprés.

Qu'on minimise les actes qu'a commis Mr Polanski me semble assez bizarre également : il est tout de même suspecté de viol sur mineur, en l'ayant droguée et fait boire... C'est quand même pas rien !
Si un violeur pédophile inconnu avait fait la même chose, on serait pour le moins surpris que des artistes et des politiques militent pour sa libération tout de même !! Qui oserait dire qu'il faille libérer un violeur car il a une âme d'artiste ??

Alors oui, Mr Polanski est un grand cinéaste, talentueux. Oui sa victime lui a pardonné. Oui il est peut etre un homme admirable auprès des siens également.
Mais non, il n'est pas au dessus des lois. Ce qu'il est aujourd'hui n'efface pas ce qu'il a fait hier. Si la loi de son pays dit qu'il doit être jugé, il doit l'être. Point. D'autant plus que si sa victime lui a pardonné, la sentence risque d'être assez légère je pense.

Contre transfert

Si vous ne connaissez pas le blog "Juste Après Dresseuse d'Ours", je vous recommande chaudement le dernier billet.


C'est brut, c'est dur, mais c'est rare que quelqu'un ose écrire ce qu'on a tous pu ressentir un jour ou l'autre, sans oser en parler au risque de subir l'opprobre de collègues, qui eux, saints et saintes de la Santé, n'ont jamais, oh non, jamais, eu de sentiments négatifs pour un seul patient...


Le contre-transfert négatif, et oui, ça existe. Si on arrive à le repérer à temps, tant mieux. C'est déjà ça pour éviter de s'y empêtrer.
Quand on arrive pas à le repérer à temps, là... C'est souvent trop tard et le consultation est déjà partie en jus de boudin...
Rien à faire, les soignants sont tous des humains. On est pas toujours gentils, et on n'a pas toujours des pensées gentilles non plus.


C'est terriblement épuisant pour le psy d'essayer d'être empathique lorsque le patient en face est antipathique. Oui, avec certains patients le courant ne passe pas. Ca arrive. C'est pas plus de sa faute que de la mienne mais ça arrive.
Et on fait quoi alors ? Ben, on essaie de mettre ça à part, de travailler sur soi, de comprendre pourquoi CE patient déclenche autant de choses chez nous. Il faut bien se connaître pour reconnaitre tout ça, ne pas se mentir, ne pas faussement accuser le patient d'être à l'origine des difficultés.
Et malgré tout, rester toujours en position d'aidant.


Je me souviens de mères qui arrivent dans le bureau en me prenant de haut, sachant déjà tout sur le gamin et ses problèmes, et demandant juste finalement au psy d'acquiescer au diagnostic qu'elles avaient fait, de parler au gamin de ce qu'elles pensaient qu'il devait dire...
Pas évident de prendre de la distance. Pas évident de refréner les sentiments et les émotions qui pointent à la surface. Pas évident, même si on le sait pertinemment, de se dire "allez, cherche un peu pourquoi elle se comporte comme ça...Ce n'est pas dirigé contre toi, il faut creuser..." 

Pas évident non plus d'avoir à faire à un gamin tête-à-claque. Un arrogant. Ou un opposant. Tous les gamins n'ont pas la tête des mômes des pubs Kinder. Pas évident d'être confronté à mur de silence ou d'opposition. Pas évident quand on est là pour aider que l'autre refuse notre aide.
Et lorsqu'on éprouve de la colère envers un gamin, à qui en parler ? Sans être jugé d'incompétent, de sans-coeur.
Tout le monde en pédiatrie a déjà trouvé un gamin antipathique, insupportable. Qui ose le dire ? Non pas pour coller une étiquette au gamin, qui n'y est pour rien lui, mais simplement pour en faire part comme un problème professionnel "je suis en difficulté car je n'arrive pas à être soignant auprès de cet enfant, le courant ne passe pas". 

J'ai donc adoré ce billet exutoire, qui résume ce qu'on peut tous éprouver dans un moment de colère ou d'abattement. Et qu'on ose jamais raconter...  Je pense qu'on peut parler de tout, de nos actes les plus glorieux, comme de ceux dont on est le moins fier. C'est comme ça qu'on avance non ?

 

 

 

25/09/2009

Tout petit petit

Quand je vois une vidéo comme cela, c'est là que je prends conscience de notre petitesse...
Les choses qui nous paraissent tellement importantes sur notre bonne vieille terre semblent un peu dérisoires ensuite.
Et puis, je trouve ça tout simplement beau aussi.