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27/01/2009

Come back

Après plusieurs jours de vie personnelle intensive, déménagement familial oblige, me revoilà aujourd'hui sur l'hôpital. Fatigué, mais finalement, content d'être là (porter des cartons, monter des meubles depuis 48h permettent de concevoir l'exercice hospitalier comme une sorte de repos... Je vous laisse imaginer l'état de fatigue pour en arriver là !).

Quoiqu'il en soit, je n'oublie pas le blog et je reviens bientôt reparler de patients ou de situations qui m'ont marqués ces derniers jours.
A tout de suite...!

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19/01/2009

Déménagement

demenagement.jpg

Le temps passe à une vitesse ces derniers jours... Le déménagement de ma petite famille se prépare, une grande maison nous attend pas loin.
Mais en attendant, il va falloir la mériter : cartons, tri, rangement, aller-retours...

Je ne crois pas être un sentimental des objets et des souvenirs, mais je m'apercois que, tout de même, je garde au delà du raisonnable des objets qui ne me servent plus à rien... Evidemment, comme dans tout couple, cela donne de grandes discussions avec ma femme, à savoir si l'objet en question sera indispensable ou pas pour la nouvelle maison (l'autre option étant le joli sac poubelle qui attend tout près de l'objet en question).
Alors, oui, d'accord, cela fait cinq ans que je ne l'ai pas utilisé, ok...Mais, ON NE SAIT JAMAIS (argument number one), JE POURRAI EN AVOIR BESOIN.
Pour remplacer par ex. le même objet en neuf que l'on vient d'acheter, au cas où il tombe/casse/soit en panne.
Je pourrai avoir besoin de CE pantalon que, certes, je ne mets plus depuis cinq ans, mais qui POURRAIT me servir au cas où je fasse de la peinture/des travaux/rentre du fumier à la ferme (ok, je n'ai pas de ferme, ET ALORS ?).

Bref, cela donne de bien belles discussions et aussi de petits fous rires tout de même.

En attendant, on remplit les cartons, on vide l'appartement. Les enfants voient leurs jouets au fur et à mesure disparaitre dans les cartons (grande angoisse : seront ils au rendez vous dans la nouvelle maison ?... Les jouets, hein, pas les enfants...! )

Prochain article, promis, je reparle de l'hôpital, mais en ce moment, c'est vrai, c'est plutôt la maison qui est présente dans ma tête. Et, oui, j'arrive à rester empathique avec les patients, heureusement, j'arrive encore à ne pas me laisser déborder dans mes pensées... ouf !

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23/12/2008

Découper le patient en petits bouts...

Et oui, les vacances étaient attendues, car le rythme au travail était bien soutenu ces dernières semaines

Quand je pense que le rôle du psychologue à l’hôpital, auprès des enfants et familles hospitalisées, est d’offrir un espace de parole, une autre écoute, un autre temps, loin des soins, diagnostic et autres…
Difficile pour le psy lui même de proposer cela lorsque le téléphone a sonné x fois pour demander à passer dans x chambres et voir x situations « urgentes »…
Difficile une fois la porte de la chambre fermée, devant le patient, de prendre sur soi, d’oublier le stress ambiant, le service rempli, les coups de fils, les demandes en attentes, et d’offrir ce vrai moment d’écoute à la personne, au calme, se donner le temps...

Je me demande si quelque fois, on ne me prend pas pour un urgentiste de l’âme. Hop une larme ici, vite le psy. Oh, un petit coup de blues là, le psy. Tiens une réaction agressive, le psy…
Il est clair que le  rôle du psy peut être important, et que les patients ont réellement besoin d’écoute et de parler, c’est on ne peut plus fondamental dans un lieu comme l’hôpital.
Mais j’ai l’impression aussi qu’on m’appelle aussi pour tout et n’importe quoi, pour tout ce qui fait partie d’une relation de soin ordinaire.
Je veux dire, quand le médecin est obligé d’annoncer un diagnostic, c’est évident que ce n’est pas un moment facile. Mais est ce que tout les patients veulent pour autant en discuter avec le psy ? Ou est ce le médecin qui, voyant quelques larmes couler, craignant de ne savoir gérer l’émotionnel, culpabilisant peut être par le diagnostic d’avoir blessé l’autre,  se déculpabilise à bon compte en appelant le psy ?
Est ce obligé que l’infirmère m’appelle dès qu’un enfant a eu peur d’un soin ? N’a t elle pas dans son rôle d’infirmière aussi une part de relationnel à travailler ? Consoler, expliquer, ca en fait partie non ?

Attention, je ne fais de généralités ! Certaines infirmières, certains médecins sont conscients qu’il leur faut prendre en charge une part relationnelle aussi avec le malade. Mais d’autres la fuient quasi systématiquement.
Je ne voudrais pas que le malade soit « découpé », en bouts à l’hôpital : le médecin annonce le diagnostic, stop les larmes c’est pour le psy, l’infirmière fait la piqure, stop la peur c’est pour le psy. Une personne, c’est un tout, le médecin doit aussi avoir une part d’écoute, l’infirmière également, et le psy est là pour toute personne qui a besoin d’un peu plus.

Peut être aussi que je rêve et qu’on en arrivera à tout découper en petits bouts pour que chaque petit bout de soin puisse étre coté, facturé. Chacun son rôle. L’infirmière ne prendra plus la main du patient, le médecin ne réconfortera plus. Chacun se renverra la balle, et le patient se trouvera morcellé, et morcellé entre tous les intervenants.
Non, là, je cauchemarde. Allez, c’est bientôt la nouvelle année, je veux croire que ça n’arrivera pas !

15:24 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

10/12/2008

Why not blogging

Un blog pourquoi pas.
A force de lire les blogs des autres, et surtout les blogs médicaux que je parcours quotidiennement , je me suis dit : et ben, pourquoi pas moi ?

Y'a pas de raison, non mais !

Le plus dur va d'être régulier, mais je passe mon temps à me dire que j'ai des histoires à raconter pour toute une vie, alors ca ne devrait pas être si difficile

19:39 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook