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09/11/2010

Vidéos Dysphasie/Dyspraxie

Deux petites vidéos humoristiques pour expliquer la dysphasie et la dyspraxie

(via @CaroleCousseau)

 

Dysphasie from adrien honnons on Vimeo.

 

Dyspraxie from adrien honnons on Vimeo.

 

Commentaires

super intéressantes ces vidéos !

Écrit par : Opale | 10/11/2010

Vidéos très intéressantes, à diffuser largement auprès des parents, enfants et des professionnels.

Écrit par : celine b | 10/11/2010

Pareil! J'ai bien aimé ces vidéos qui sont toutes mignonettes, et qui dédramatisent bien ces troubles instrumentaux qui sont pourtant l'objet d'une terrible pression psychologique sur les enfants au sein de leurs familles puisqu'ils risquent de compromettre leur avenir scolaire.

En revanche un regret... Notamment sur le blog du Spykologue : on y évoque absolument pas le moindre soupçon d'une étiologie ou d'un facteur psycho-affectif pouvant favoriser l'éclosion d'un tel trouble. Je me souviens l'avoir fait moi-même sur mon propre blog... ce qui m'a d'ailleurs valu pendant quelques jours des envois de commentaires insultants et particulièrement agressifs de certaines familles.
cf : http://jack-addi-the-blog.over-blog.com/article-dysphasie-dyslexie-dysorthographie-dyspraxie-et-tutti-quanti-48321788.html

On a souvent l'impression qu'au-delà d'une étiologie neurologique ou génétique à rééduquer, et d'une prise en charge purement rééducative, voire chimique s'il y a des troubles associés de l'attention... Il n'y a rien d'autre à envisager.

Je ne dis pas que la psychothérapie seule puisse être suffisante non plus! Mais tout de même... L'évocation d'une pluridisciplinarité dans les prises en charge ça ne mangerait tout de même pas de pain... A moins que... Parler de psychothérapie dans le cas des troubles instrumentaux soit un gros mot...

VOus ne croyez pas?

Écrit par : Jack_Addi | 10/11/2010

Super ! Merci beaucoup pour cette vidéo, Maman d'un enfant dyspraxique de 11 ans...C un combat quotidien pour l'aider...

Écrit par : Patty | 11/11/2010

ça laisse songeur... Je sais que la sensibilisation des gens à ces troubles est importante, mais n'étant pas concerné, j'ai du mal à cerner l'ampleur de la tâche. À défaut d'avoir les idées claires, je me coucherais plus instruit ce soir...

Écrit par : Mottate | 13/11/2010

Dysphasie et dyspraxie, je savais déjà un peu ce que c'était (bien que n'étant pas du tout concernée).
Les vidéos sont intéressantes, notamment en ce qui concerne la "rééducation". j'ignorais totalement comment on pouvait venir en aide à ces enfants.
Plusieurs questions / remarques :
- Dans les deux vidéos -notamment la première- le happy end est sans doute fait pour donner de l'espoir ; mais est-il réaliste ?
- si, pour la dysphasie on a l'impression d'une guérison, ce n'est pas le cas de la dyspraxie. J'ai le sentiment qu'on peut juste apprendre à faire avec, à aménager, à contourner. La guérison est-elle possible ?
- enfin, est-ce que ce sont des troubles purement physiques, mécaniques, ou est-ce qu'ils ont une origine psycho-quelque-chose comme le laisse supposer le commentaire de Jack_Addi ?
Cette dernière question m'interroge beaucoup. J'ai travaillé dans un service où l'on fixait les prix de journée des établissements pour enfants handicapés. Parmi ces établissements l'un d'entre eux accueillaient des enfants autistes. C'était à l'époque où, grosso-modo, on est passé d'une explication de l'autisme purement psy (ou presque, mais du genre "c'est le lien à la mère qui est cause") à une explication, euh... génétique ? (que les spécialistes ne me tirent pas dessus, je n'ai pas creusé le sujet). J'étais jeune et je n'avais pas d'enfant, mais je me souviens de ma colère... Toutes ces mères stigmatisées, remises en cause...
Ce que je veux dire c'est que, en fonction de l'avancée des connaissances scientifiques, les explications évoluent. Je suis bien certaine que nombre de troubles divers et variés ont des causes psy-quelque-chose ; mais je me dis qu'il faut être très prudent. C'est tellement culpabilisant, pour les parents, la mère surtout, et même pour les enfants ("si je suis malade, c'est de ma faute").
Alors les "dys", quelle origine ?
Encore une remarque : pour les "dys" comme pour tous les handicaps, c'est dommage qu'il n'y ait pas (dans les écoles, dans les collèges, dans les programme de formation continue de tous les métiers) des temps de sensibilisations : pourquoi, comment on peut soigner, prendre en charge, comment on le vit de l'intérieur, comment l'entourage (copains d'école, condisciple des collèges et lycées, collègues de travail) peut "faire avec", se comporter le mieux possible, pour être aidant sans être envahissant, pour accompagner sans se substituer etc...

Écrit par : Edith | 14/11/2010

OUPS !!

C'est promis : la prochaine fois que je publie un commentaire, je lis tout, tout, tout AVANT.
J'ai en effet lu l'article de Jack_Addi et les commentaires associés, avant de poster mon propre commentaire.
J'ai un peu l'impression d'avoir mis le doigt entre l'arbre et l'écorce.
D'accord : une prise en charge n'empêche pas une autre ("comme pour l'asthme")
D'accord : une prédisposition d'ordre physique, génétique.... n'exclut pas un problème psy_xxx
D'accord : j'ai dans mon vécu personnel des raisons de ressentir le psy comme culpabilisant
MAIS je pense qu'il est urgent de dédramatiser la prise en charge "psy" et surtout de déculpabiliser. Ben non, hein, on fait pas exprès pour les rendre malades de projeter sur nos petits nos propres doutes, nos propres angoisses, nos propres idéaux. Comme il serait important que la distinction entre les différentes spécialités psy (chologues, chiatres, chanalystes etc...) soit mieux connue du grand public.
Par ailleurs, la tendance du corps médical à qualifier de psychosomatique sans autre forme de traitement, tout ce qu'il ne comprend pas ou ne peut pas expliquer est un peu "lourde" !
Et enfin, je maintiens la dernière partie de mon commentaire précédent : faire connaître et faire comprendre les handicaps pour qu'ils ne soient plus source de peur, d'incompréhension, de moquerie et de maladresse de la part "des autres" me semble très important.

Mes excuses à Jack_Addi si mon premier commentaire était un peu décalé. Mais vos blog "croisés" rendent les réactions un peu compliquées à exprimer. D'ailleurs, on ne sait plus sur quel blog il convient de les publier. Enfin, je confesse que je lis plus facilement et avec plus de plaisir le blog spyko. Le style est plus fluide, l'humour plus présent et les termes techniques plus rares... Plus fait pour les non-initiés.

cordialement à tous les deux.

Écrit par : Edith | 14/11/2010

Edith :

Je comprends votre colère à l'égard des mères souvent stigmatisées par rapport à l'autisme de leurs enfants, ou par rapport à d'autres troubles d'ailleurs... A propos, vous savez ce que disait Freud lui-même avec beaucoup d'humour à une femme qui lui demandait comment faire en sorte que ses enfants soient épanouis etc... Il répondait en substance "Bof... Quoi que vous fassiez ce sera toujours mal et ils auront toujours quelque chose à vous reprocher"...

Ce que je veux dire par là en rappelant cette petite anecdote, c'est que les psychanalystes sérieux savent très bien qu'il existe un fossé entre les intentions consciente des parents (et pas que de la mère), ce qu'ils transmettent inconsciemment, et entre ce que l'enfant peut en recevoir.

Evidemment le parent réel n'est jamais totalement sans rapport avec le parent tel que l'enfant le perçoit... Mais ils est souvent fort différent. En psychanalyse, on parle sur le registre inconscient et sur le registre du fantasme... Et ce que les enfants fantasment inconsciemment concernant leurs parents... Ce n'est pas la réalité de leurs parents, ni même la façon dont ils se perçoivent eux-mêmes. Cette stigmatisation découle d'une mauvaise vulgarisation des théories psychanalytiques... Rarement véhiculée par des psychanalystes d'ailleurs! J'avoue... Une certaine génération d'analyste a cru à la transmission des contenus des inconscients de génération en génération... et ça n'a probablement pas aidé... Et la "psychogénéalogie" en rajoute d'ailleurs une couche au passage...

Une certaine "psychiatrie pragmatique" et une certaine "psychologie développementaliste ou psychogénétique" très normative ont souvent repris à leur compte certaines théories de la psychanalyse, en les mélangeant à d'autres théories et surtout mais opérant des confusions terribles entre ce qui relève du conscient et de l'inconscient, laissant supposer que le discours de la psychanalyse était un discours stigmatisant et accusateur contre les mères.

Mais si on se penche bien sur les théories analytiques, en opérant encore des confusions aussi lamentables entre fantasme et réalité et entre conscient et inconscient... Les mères sont responsables d'une manière ou d'une autre : de la névrose obsessionnelle, de l'hystérie, des phobies, des troubles anxieux, des affections psychosomatiques, des perversions, des troubles sociopathiques, de la psychose (paranoïaque ou schizophrénique), des troubles bipolaires, des troubles du comportement alimentaire, des troubles addictifs... Et du reste!

La stigmatisation des mères d'autistes n'est qu'un exemple parmi tant d'autre dans une vision de la psychanalyse mal vulgarisée et dévoyée par des gens qui en ont fait n'importe quoi en prétendant pouvoir la mélanger à d'autres théories au mépris des règles élémentaires de l'épistémologie.

Bref pour résumer, on ne le dira jamais assez : en psychanalyse l'image inconsciente que l'enfant a de ses parents et à partir de laquelle il se construit et des désirs de ceux-ci le concernant... Ce n'est pas les parents de la réalité.

Il n'est pas nécessaire par exemple d'avoir des parents maltraitants pour devenir masochiste ou que sais-je encore!

Mais bon... Au-delà d'une vulgarisation mal faite, je pense aussi que l'ouverture d'un questionnement psychanalytique, c'est toujours suffisamment dérangeant pour que certains parents préfèrent s'accrocher à des théories généticiennes ou purement neurologiques en rejetant vigoureusement la psychanalyse sur la base de faux arguments qu'on a mis à leur disposition, et qu'ils ne lâcheront pas si facilement, quand bien même ré-expliquera-t-on les positions psychanalytiques avec autant de pédagogie qu'il sera possible de le faire.

Écrit par : Jack_Addi | 14/11/2010

C'est certain : la meilleure pédagogie du monde ne rendra pas intelligents des gens qui ne le sont pas (c'est un constat, pas une critique ; je sais que ça devient de plus en plus incorrect de dire ou de penser que les uns sont plus intelligent que les autres... Ca ne gêne pourtant personne de penser que certains naissent avec une malformation physique ou une faiblesse physique quelconque. Mais bon, c'est un autre débat).
La meilleure pédagogie du monde ne permettra pas non plus à des gens de se remettre en question, de se dire qu'ils se sont peut-être trompés etc...
Je dois dire que j'ai lu ces derniers temps, pas mal de choses (livres, articles etc...) qui donnaient précisément dans ce que vous semblez rejeter avec force : la transmission des inconscients, le poids de l'histoire familial (grands-parents et plus). J'ai trouvé un certain nombre d'idées et de réflexions intéressantes.
Pfffff ! vous me faites douter...
C'est vrai que votre réponse à mon commentaire me fait faire une découverte sans doute importante (je dis sans doute, parce qu'il faut que je triture cette idée et que je la creuse pour en mesurer la portée) : j'ignorais que l'enfant pouvaient avoir une image inconsciente et "fantasmée" de ses parents. J'ai vraiment tout à apprendre de la psychanalyse et de la théorie psychanalytique.
C'est sans doute passionnant d'ailleurs. Mais il faudrait pouvoir trouver un bouquin sérieux sans être trop compliqué pour profane tentant de se cultiver en la matière. Et jusque là, les rares livres que j'ai feuilletés en librairie sur ces sujets ne m'ont donné qu'une seule envie : les refermer bien vite.
Pour ajouter à ma difficulté de comprendre et d'appréhender, j'ai lu également ces derniers temps (parcouru serait plus exact) des articles très critiques vis-à-vis des théories de Freud (mais il paraît que c'est à la mode).
Au bout du compte, quand vous le manant susceptible d'avoir recours à psyxxxx parce que vous n'allez pas bien, c'est un peu difficile de savoir à quel saint se vouer......
Il est vrai que personne n'a jamais dit que la vie était un long fleuve tranquille, et fortiori le monde des idées, conscientes, de la pensée, consciente ou inconsciente..
Mais ne baissez pas les bras : expliquez, expliquez encore, vous, vos confrères. Il en restera toujours quelque choses pour quelques-uns d'entre nous.

Écrit par : Edith | 14/11/2010

Que c’est gentilé… que c’est plein de bonnes intentions … et que c’est de l’aphasiologie…


J’approuve totalement le commentaire de Jack_Addi.

Etant moi-même « médecin des mots », je sais au combien les DYS sont avant tout un phénomène de mode et une manne économique pour pas mal de professionnels et également un moyen pour les parents et plus encore les enseignants de se déculpabiliser de leurs échecs dans les apprentissages et leurs transmissions.

Écrit par : Orthologo | 21/11/2010

Bonjour Spycho,
Voilà plusieurs mois que je profite de ton expérience sur ce blog mais sans laisser de commentaire ... alors je me lance.
J'apprécie beaucoup ta façon de raconter tes expériences professionnelles et j'y trouve de nombreuses pistes de réflexion perso ou pro - et je ne suis pas spy :)
En plus,tes trouvailles sont toujours pertinentes, ludiques, pédagogiques .... géniales quoi :)) et j'en fait aussi profiter mes proches.
Ah, et je voulais aussi rajouter que la bio que tu as écrite pour ton pote l'infirmier, c'est du grand art! ... Nan,je te dis que je le connais pas Spycho !!! Ben oui, ça fait un peu panégyrique mais j'ai quand même le droit de m'exprimer, oh!!!...... silence respectueux ... Bon ben, parlons peu, parlons bien ; c'est pour quand ton prochain post "pasque" là, ça commence à tarder un peu, tu vois?! ;D
Merci déjà pour tout ça,
catali

Écrit par : catali | 23/11/2010

J'adore ton blog, que je découvre aujourd'hui !!! Je suis Psy moi-même, mais malheureusement pas en clinique mais entreprise. Je m'occupe de l'amélioration des conditions de travail !!! Si j'avais eu des petites vidéos comme celles-là à l'époque où j'étais à la fac, je crois que je n'aurais pas tourné le dos à la clinique !!!
Merci pour ces situations que tu nous relates avec humour et parfois tristesse !!
Diana

Écrit par : Diana | 26/09/2011

Bonjour ! Je découvre votre blog, il est super ! J'aime beaucoup la vidéo du petit garçon dysphasique. Merci !

Écrit par : Luft | 18/10/2011

Superbe vidéo!!!

Écrit par : protectnet | 04/02/2012

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