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04/11/2010

Dépistage précoce

Dans un rapport remis au gouvernement, Jean-Marie Bockel propose de dépister précocement, vers 2/3 ans, les troubles du comportement.
( ici et )
Ce ne serait pas dérangeant si ce dépistage précoce n’était pas en filigrane mis en lien avec l’idée que ces enfants sont à risque de devenir de futurs délinquants.
Ceci rejoint d’ailleurs la très critiquée étude de l’INSERM sur les troubles de conduites précoces des enfants.

J’insiste cependant, le dépistage précoce est important, voire fondamental pour ne pas se laisser développer des troubles. Il faut sensibiliser les intervenants de la petite enfance, créches, écoles, nounous, et parents, au repérage précoce de troubles psychiques. Et donner de l’information sur les aides et les professionnels qu’on peut trouver. C’est indispensable.
Par contre, là où c’est gênant et très peu éthique, c’est l’aspect PREDICTIF de ces diffèrents rapports, qui laissent sous-entendre qu’un trouble du comportement précoce est signe d’un futur délinquant, en tout cas d’un futur enfant à problème.

Le libre arbitre existe-t-il ? Sommes nous maîtres ou pas de notre destinée ?
Tout est il déjà tracé à deux ans ? La psy serait elle de la pure fumisterie si tout est joué d’avance ?
Evidemment que je ne suis pas d’accord avec cette vision des choses ! On se croirait revenu aux conceptions du XIX ème siecle, où les enfants « à problème » issus des classes modestes étaient forcément de « la mauvaise graine », qu’il fallait rééduquer, et encore, si on avait la chance d’y arriver, parce qu’avec « ces enfants là », le mal est inscrit en eux.
Au XIXème, vous ne deveniez pas délinquant à cause de la misère dans laquelle vous étiez né. Non, on considérait que pour certaines populations, le mal était atavique, ils le portaient en eux dès la naissance, comme une mauvaise graine. Et s’ils étaient misérables, c’était parce qu’ils ne voulait pas s’en sortir. Ils l’avaient bien cherché.
Or, si on nait « mauvais » et qu’on reste « mauvais », on ne considère plus la nécessité de soins psychiques. Puisque ca ne changera rien. Non, on enferme, on punit, on parque, on isole. Comme au XIXème.

Veux-t-on vraiment en revenir là ?….

Je ne sais pas en détail ce que disent ces rapports, cependant il faut toujours se méfier des messages prédictifs par rapport à une population.
Rien n’est plus compliqué que la psyché humaine, et quant à savoir comment va évoluer un individu, cela implique tellement de variables (évènements de vie, rencontres, traits de personnalités, histoire familiale), que cela me semble difficilement modélisable.

Il y a souvent dans là dedans des erreurs conceptuelles, des erreurs de raisonnements.
Quand on dit dans ces études que les troubles du comportements de l’enfant de deux ans sont à risque, susceptibles de devenir délinquants , c’est parce que probablement, on a fait une étude rétrospective : c’est à dire qu’on prend une population de délinquants adultes et on cherche, en arrière dans leur histoire, si ils ont présentés des troubles étant enfants.
Alors, avec cette façon de faire, on peut y aller : oui, on va trouver qu’une majorité de délinquants avaient des troubles étant petits. C’est presque certain. Famille recomposées, difficultés sociales et/ou éducatives, troubles psychopathologiques associés…

Mais il faut faire attention : ce n’est pas parce que des adultes délinquants ont souvent dans l’enfance présentés des troubles du comportement, que TOUS les troubles du comportement chez l’enfant donneront des délinquants.
Ca ne marche pas dans les deux sens.

Je m’explique.
Si je vous dis : la majorité des mécaniciens sont des hommes, vous me dites ok.
Si je prends le raisonnement à l’envers et que je vous dis : donc, ça veut dire que les hommes deviennent en majorité mécaniciens, vous vous dites que ça ne marche plus.
Le groupe des « hommes » impliquent d’autres sous groupes (les boulangers, les policiers, les psychologues – même s’ils sont peu nombreux en tant qu’hommes), c’est un groupe beaucoup plus large que le sous groupe « mécano ». Tous les hommes ne sont pas mécanos, même si la plupart des mécanos sont des hommes.
Ok ?

Donc lorsqu’on dit : la plupart des délinquants ont présentés des troubles du comportement étant enfant, c’est probablement vrai.
Mais si on fait le raisonnement inverse : la plupart des enfants qui présentent des troubles du comportement risquent de devenir délinquants, là c’est de la généralisation abusive.
Dans le groupe des enfants à troubles du comportements, certains s’amélioreront, d’autres pas. Parmi ceux là, certains arriveront tout de même à s’insérer correctement dans la société.
Et ce n’est qu’une petite frange des anciens enfants à trouble du comportement qui deviendront délinquants.

Donc attention aux études retrospectives…. Ce qu’elle disent dans un sens (qu’un trouble A dans le présent est corrélé à un trouble B dans le passé) ne marche pas dans l’autre sens (ce trouble B aujourd'hui  ne donnera pas toujours le trouble A demain ).
(Les bloggueurs ont tous acheté un ordinateur dans le passé – Tous ceux qui achètent un ordi deviendront bloggueurs ???)

Il faudrait pour avoir plus d’éléments faire une enquête prospective : c’est à dire dans un grand laps de temps, suivre des enfants présentant des troubles du comportement. Les suivre pendant 20 ans. Et voir au final, une fois adultes, quelle proportion est devenue « délinquants ». (d’ailleurs il faudra s’accorder sur ce qu’on fait rentrer dans la définition du déliquant, le consensus n’étant pas facile à mon avis)
Or ce genre d’étude, c’est extrêment long et plus compliqué à faire qu’une étude rétrospective où il suffit d’aller interroger une population témoin.


Enfin je terminerai en m’étonnant…. Beaucoup.

Ce gouvernement veut dépister précocement les troubles du comportement. Très bien.
Mais pourquoi dans le même temps, est-il en train de supprimer les RASED (et encore là aussi)  (Rased : les aides psycho-éducatives au sein des écoles).
Les psys scolaires, les rééducateurs scolaires sont en train de disparaître, par volonté gouvernementale.
Or, on veut dépister davantage les troubles.
Ok, mais on en fait quoi des enfants à risques qu’on a dépisté ? On les adresse où alors ?

C’était pourtant bien d’avoir des intervenants au sein de l’école, qui pouvaient eux aussi repérer précocement ET en même temps, prendre en charge précocement.
Si ils ne sont plus là, il faudra se diriger vers les CMPP ou les centre médico-psychologiques, qui sont déjà surchargés à l’heure actuelle.
Ou évidemment, si vous avez les moyens, en libéral.

Mais ceux qui n’ont pas les moyens ? D’ailleurs, l’étude de l’INSERM doit sûrement montrer que les difficultés socio économiques sont corrélées avec les difficultés de comportement…
Les populations défavorisées devraient donc être au cœur du dispositif d’aide !
Or, pour elles, il n’y aura plus rien comme aide à l’école.
Aller au CMPP ?
Mais si vous n’avez pas les moyens, pas de véhicule, aller au CMPP s’apparente à une expédition ! Pour peu que vous habitiez la campagne, il faudra aller consulter à la grande ville. Comment sans voiture ? Mystère.
Et moi même qui consulte dans une grande ville, j’entends quelques fois ces familles sans trop de moyens me dire qu’elles ont fait 45 mn de bus pour venir me voir….
Supprimer les aides à l’école, ça veut dire que ces familles vont galérer pour faire suivre leur enfant, voire ne vont plus le faire du tout s’il faut traverser toute la ville et passer la demi journée en transport pour cela…

Quand je vois certaines collègues, en manteau de marque et voiture de sport, me dire « pfff cette famille là n’a même pas fait suivre correctement son enfant ! »…Ben oui, pétasse…. Quand on est mère seule avec trois enfants, pas de véhicule, qu’on doit traverser la ville pour aller voir le psy, le tout en devant être à l’heure ensuite pour la sortie de l’école des deux autres….
Ben on finit par ne plus le faire. C’est tout.
Et si il n’y pas de psy à l’école, tant pis alors pour le gamin…

Voilà l’ambiguïté de ce dispositif : mieux dépister. Mais en supprimant petit à petit les moyens de prendre en charge….

Alors... On fait quoi ?

 

Lien vers le collectif  Pas de zéro de conduite

Commentaires

Comme souvent, lorsqu'une chose est dite, elle n'a pas forcément le même sens selon qui la dit et dans quel contexte.

Au-delà de tous les arguments que tu donnes, la question est "qu'y a-t-il derrière ?".

A quoi servirait ce repérage précoce (si tant est qu'il repose sur un début de rationnel scientifique) ? A considérer qu'il s'agit là d'enfants en danger qu'il importe de protéger en mettant les moyens nécessaires ?
Dans l'ambiance actuelle de dérive sécuritaire, certainement pas.

Il s'agit bien plus sûrement de désigner des individus potentiellement dangereux et qu'il conviendra donc de mettre sous surveillance et d'encadrer.

Il n'y a probablement pas meilleur moyen d'accentuer des troubles préexistant et de rendre ces enfants au bout du compte réellement dangereux. Et, in fine, la conséquence justifiera la cause...

Écrit par : Borée | 04/11/2010

Borée : mettre dans des cases, trouver des responsables, oui.
Si on est fiché "futur délinquant", dès trois ans, il n'y a rien de mieux pour changer le regard de tous les intervenants, infléchir la destinée de l'individu sournoisement et insidieusement. Et aboutir à une prophétie autoréalisatrice.

Écrit par : spyko | 04/11/2010

Il n'y a décidément rien de pire que la généralisation, et l'on peut réellement s'inquiéter de tel rapport au sein de ce gouvernement, car en effet en parallèle on supprime toutes les aides et soutien au sein de l'éducation nationale.Des réductions budgétaires sur le secteur social parce qu'il faut faire des économies, nous sommes dans un système répressif et non préventif, ça coute moins cher sans doute, et l'étiquettage rassure certains ?!

Écrit par : Caro | 05/11/2010

Ben voila ce que j'en pense :

http://idedanslaville.canalblog.com/

Merci psycho, je voulais faire cette note mais je voulais aussi profiter du week-end ;))))


a+

yann

Écrit par : yann | 05/11/2010

On fait quoi ?
Eh bien on continue, comme tu viens de le faire, à interroger, à dire, à crier haut et fort l'impasse intellectuelle -et l'impasse tout court- vers laquelle mène ce genre de pensée (celle gouvernementale, pas la tienne).
Qu'est-ce qu'un "trouble du comportement" et où se situe la limite entre celui acceptable et celui non-acceptable ? (avec la pensée insidieuse en effet que certains condamneraient le jeune enfant à ne pas être "récupérable)
Qu'est-ce que la délinquance ?
Que ferait-on des enfants ainsi marqués d'une croix rouge (ou noire c'est selon) sur le front dès leur plus jeune âge ? Quand on sait déjà la difficulté à entreprendre un changement de regard sur tel ou tel enfant, et que ce regard n'amène bien souvent que la condamnation à n'être et ne devenir que ce que l'on a été, ce n'est pas gagné en effet.
Je suis scandalisé par cette pensée-là qui condamne, d'autant que l'on enlève à ces mêmes enfants la présence d'adultes/éducateurs/soignants... On ne demanderait donc plus aux psys que de constater... et aux parents de pleurer la condamnation abusive et précoce de leurs mômes.
Ce n'est plus "Tout se joue avant six ans", c'est "Tout se joue avant deux ans" ! On y arrivera, un jour, au "Permis" de faire un enfant" dument tamponné par l'administration, on y arrivera ! Je trouve cela désolant.

Écrit par : Psyblog | 05/11/2010

Je souscris bien évidemment à tout ce qui a été dis ici par les uns et les autres.

J'invite qui le voudra à se tenir informé des rebondissements de cette affaire sur le site du collectif à l'initiative de la pétition qui a permis le rejet du projet de loi de 2006 ayant découlé de ce rapport scandaleux: http://www.pasde0deconduite.org/

Un article nous fait part de la réaction du collectif à l'égard du rapport Bockel.

On peut se rendre compte que le Collectif se renseigne aussi sur ce qui se passe à l'étranger.

Mais honnêtement, comme je l'ai dit dans une réponse à un commentaire, et rejoignant Spyko sur la question : appliquer de dépistage avec moins de professionnels dans les services publics... C'est mission impossible... A moins de transformer les agents des services publics en agents de contrôle social en les dégageant de leurs autres missions... Ce qui ne serait pas si simple et sans remous...

Bref... Ne nous mettons pas la rate au court-bouillon. S'il y a à protester contre le maniement de tels pseudo-idées, en fabriquant des pseudos-problèmes (sur la base de statistiques manipulées - quand on passe de un à deux, il y a 100% d'augmentation... et plus un chiffre de base est bas, plus la moindre augmentation, la plus minime soit-elle fait flamber les pourcentages, comme pour la question de la délinquance des filles par exemple...) auxquels on propose de fausses solutions à des fins électoralistes... Ne nous inquiétons pas trop non plus : les recommandations du rapport sont non seulement inapplicables techniquement, mais elles sont inapplicables financièrement! Alors à une époque où il s'agit de faire disparaître un fonctionnaire sur deux... On a le temps de voir venir.

C'est néanmoins une certaine vision de l'humain qu'il y a à défendre, et le mythe génético-social des déterminismes à battre en brèche. Et là, il ne faut pas laisser passer.

Écrit par : Jack_Addi | 05/11/2010

Caro : les réductions budgétaires sont partout. Faire des économies, c'est évidemment important. Mais ce qui me fait peur depuis le départ de cette politique, c'est que les économies sont décidées et planifiées par des gens administratifs, spécialistes du management et de la compta, mais qui n'ont AUCUNE idée de la réalité des soins, que ce soit en médecine, en psycho ou autre... Lors des réunions on est effarés de voir comment ils sont loins de la réalité ! Ils n'ont meme pour certains jamais mis les pieds dans le service...Et c'est eux qui décident des postes, des budgets... Ca fait peur.

Yann : bah si je peux rendre service moi, je suis là

Psyblog : oui, notre role sera t il de cocher les cases et enfermer les gens dans des diagnostics.... Wait and see

Jack :Espérons comme tu le soulignes que tout ceci ne soit qu'un effet d'annonce du gouvernement et que ces mesures ne verront jamais le jour

Écrit par : spyko | 06/11/2010

J'avoue que j'ai pompé l'idée aussi.
Je ne suis pas aussi optimiste que Jack Addi sur les effets d'une mise en oeuvre sans moyens.
L'école fabrique déjà assez d'exclusion comme ça, avec pourtant la meilleure volonté du monde. Ce n'est pas la peine d'en rajouter.
S'il est vrai que le même enseignement pour tous n'est pas celui qui convient à chacun, la stigmatisation ne marche pas non plus.
Je trouve qu'on dépense beaucoup d'énergie en évaluation et soutien en tout genre, et pas assez en attention simple et quotidienne, genre faire faire une chose à la fois, et une chose après l'autre, jour après jour, ce qui est déjà structurant.

Écrit par : phypa | 06/11/2010

On fait quoi ?
Je suis d'accord : on dénonce, on crie très fort, on s'insurge, tous ensemble et avec force ! Contre la stigmatisation, contre la diminution des moyens publics etc...

La suppression des aides diverses dans les écoles est un vrai problème. D'autant qu'au delà des problèmes (financiers, éloignement etc...) signalé par Spyko, il y a aussi le problème de l'acceptation. Accepter que son enfant rencontre un professionnel (fut-il psy) au sein de l'école, est une chose ; faire la démarche de l'emmener en consultation dans un CMPP ou chez un psy libéral, c'est autre chose. Et je pense que la deuxième voie est difficile à admettre pour un certain nombre de parents (non, mais ! il est pas fou mon gamin ; il est pas malade ! etc...).

Et puis, comme le dit un autre commentaire, tout cela manque gravement de définition précise. C'est quoi, au juste, un trouble du comportement ? Est-ce qu'un enfant un peu remuant, très vivant, présente un trouble du comportement s'il est dans une classe de 30 élèves dans un quartier défavorisé ? Est-ce que le même comportement sera considéré comme "trouble" dans une classe d'une petite vingtaine de gamins dans un village dont les habitants sont plutôt aisés ?
Un trouble du comportement, c'est un comportement qui gêne, perturbe, dérange, l'entourage ? Ou est-ce un comportement qu'on ne rencontre généralement pas chez un enfant de cette classe d'âge ? A partir d'où, de quand, de quoi on considère que c'est pathologique ? Est-ce qu'il ne faudrait pas vérifier que le même enfant dans une autre classe, une autre école, ne présente plus, au bout d'un certain temps, les mêmes troubles ?
De toute façon, si on dépiste pour ne pas suivre et traiter, ça ne sert à rien, qu'à mettre les gens dans des cases ou dans des ghettos....

Écrit par : Edith | 07/11/2010

En fait, c'est très cohérent. D'abord, on supprime les aides, et ensuite, on pond une loi pour rechercher les problèmes précoces. Avantages :
- on fait des économies (eh oui, une loi ne garantit plus de fournir des moyens pour l'appliquer, c'est aux autres de se débrouiller),
- on se fait mousser en faisant croire qu'on s'intéresse au sort des gens,
- on met en place une pratique qui plaît aux "élitistes", puisque ça revient à catégoriser des gens, et à les cloisonner dans leur catégorie,
- et on met en place un système qui permettra de ficher toute la population. Eh oui ! Vous n'avez pas remarqué que tous les délinquants avaient deux yeux, un nez et une bouche ? Allez hop, tous ceux qui ont deux yeux, un nez et une bouche doivent être fichés comme futurs délinquants !

CQFD

Et si on vous dit que c'est pour le bien de la population, demandez : "laquelle précisément ?"

Écrit par : Sylvon | 08/11/2010

Phypa : merci de relayer l'info.

Edith : oui effectivement, entre accepter que la psy scolaire voit son enfant et faire la démarche de consulter dans un centre spécialisé, type CMPP, il y a un grand écart pour certains parents, qui pensent encore le psy comme un professionel "pour les fous".

Sylvon : cohérent, je ne sais pas... Inquiétant surement.
Quant à ficher toute la population, oh malheureusement, je crois que c'est plus ou moins le cas, il ne faut pas se leurrer, le développement de l'ère numérique facilite la chose. Notre vie privée en ligne n'est pas vraiment privée.

Écrit par : spyko | 08/11/2010

Tout à fait d'accord avec ce que tu dis. J'ai retrouvé tout à fait ce que je pensais dans cet article qui d'ailleurs fait un bel écho au mien que j'ai rédigé aussi sur ce thème en posant la question du dépistage précoce sous un autre angle.

Écrit par : celine b | 09/11/2010

Comme Borée le résume :
"Il n'y a probablement pas meilleur moyen d'accentuer des troubles préexistant et de rendre ces enfants au bout du compte réellement dangereux. Et, in fine, la conséquence justifiera la cause..."

Imaginons la vie d'un enfant diagnostiqué et fiché "difficile" qui s'en sort tout de même à merveille, pourtant tous les concours de la fonction publique seront pour lui perdus d'avance avec une si belle mention de "dangerosité potentielle" dans son dossier..

Écrit par : Lousk | 24/11/2010

Celine : merci de ton commentaire et de ta prise de position sur le meme sujet


Lousk : oui etre fiché dès le plus jeune âge, c'est avoir les regards sur nous biaisés dès le départ, etre mis sur des voies déjà tracé...Et au final, la prédiction de départ (ce sera un délinquant) finit par s'auto réaliser car tout le monde y a mis du sien pour cela, sans même s'en apercevoir

Écrit par : spyko | 28/11/2010

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