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23/06/2010

Contrôle technique

Vous ne le saviez pas : moi non plus. Mais il existe un nouveau concept en psychologie. Si, si.
Comme pour les automobiles. La même chose.
Ca s’appelle le contrôle technique.

Tout vérifier. Par acquis de conscience. Même si tout semble fonctionner comme il faut.
Sauf que c’est pas obligatoire, pour le contrôle technique psychologique. Mais c’est pareil.

Comment ça se passe ? C’est très simple.
Vous prenez un enfant que vous avez suivi pendant quelques temps il y a un an.
Suivi arrêté car tout allait mieux.
Vous prenez une maman qui reprend rendez-vous avec vous en juin, pour son fils.
Et à qui vous demandez en début d’entretien « qu’est-ce qui vous amène à nouveau ? »
Et qui vous explique, de but en blanc : rien.
Non, rien. Tout va bien. Rien du tout. Vraiment.
Elle est super contente, depuis le suivi psychologique de l’année dernière, il n’y aucun souci.
Et alors que la question émerge dans votre esprit et vous taraude, vous vous décidez tout de même à la poser :
« Mais alors….Pourquoi ce rendez-vous ? »
« Ah, ben vous savez, tout va bien, mais on ne sait jamais…Je préfère refaire faire un bilan... Pour être vraiment sure…».

Ah oui ?
Alors, moi, je veux bien faire des contrôles techniques psychologiques, hein, pas de souci.
Mais sauf que la sécu m’a pas envoyé la liste des points de contrôle obligatoires. Zut.
Qu’est ce qui doit être vérifié et qu’est ce qui est soumis à réparation obligatoire ? Euh…Prise en charge obligatoire, je veux dire.
C'est que j'ai pas eu de consignes moi.
Mais je note, hein, que ce sont des choses qui se font. Du coup, ça m'ouvre des perspectives.
Je vais m'ouvrir un local "Control Technique Psychologique". Et je vais demander aux parents de m'emmener leur enfant. Par sécurité. Même ceux qui vont bien. SURTOUT ceux qui vont bien d'ailleurs. On ne se méfie pas assez, croyez moi.
Le gosse, il travaille bien, il est gentil, il a pas de troubles de comportement et si ça se trouve, il est en train de vous faire un refoulement massif d'un conflit oedipien non résolu. Et ça, c'est comme la courroie de transmission, ça pête sans prévenir.
Donc on n'est jamais trop prudent : vérification systématique. On ouvre la capot (enfin moi c'est l'inconcient mais c'est pareil) et on va regarder.


Essayons de faire la checking list tout de même avec cet enfant aujourd'hui...:
Scolarité ? 14 de moyenne. Ok. Ah. Je note un 9/20 en maths. Hmmm…Il faudra m’améliorer ça pour la contre-visite, attention.
Sommeil ? Il dort bien ? Sur ? Je peux voir ses yeux : hmm..Pas de cernes. Ok, je coche.
Troubles du comportement : aucun ? Comme ça aucun ? Il obéit ? Il éteint la télé sans râler ? Il veut bien se passer de console pendant une demi-journée ?
Ouh là, c'est très inquiétant tout ça...

Etc…etc…

Y’avait juste, à la fin,  pour la case : « hyper anxiété maternelle » que j’avais un problème. J'étais tenté de mettre « oui ».
Je sais pas pourquoi. Comme ça. Une intuition.

11:14 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (32) | |  Facebook

Commentaires

C'est une excellente idée ! Et même, je propose qu'on remette les visites médicales obligatoires tous les ans et qu'on en profite pour instaurer la visite psychologique annuelle obligatoire. Et avec, on fera des tests de QI et QE. Après, on pourra faire de belles courbes nationales d'évolution de l'intelligence et de l'adaptation des enfants.
Et comme ça, quand on aura enfin un psyvaccin contre la c......e, on aura toute l'organisation nécessaire pour psyvacciner tous les enfants d'un coup ! Et le monde deviendra alors merveilleux, composé uniquement de personnes intelligentilles (qui désigne un état contraire à c..).

Écrit par : Sylvon | 23/06/2010

Sylvon : On dirait le pays des Bisounours. C'est merveilleux !
(accessoirement, mon potentiel de patients vient d'être multiplié par plusieurs milliers d'un coup)

Écrit par : spyko | 23/06/2010

Et la vignette du CT, on la colle où ? Sur le front du gamin ? Z'y ont pensé, à ça, la Sécu ?

Écrit par : berengere | 23/06/2010

C'est encore avec beaucoup de plaisir et un sourire partant d'une oreille à l'autre que j'ai lu on billet du jour... Evidemment, tu as bien fait de ne pas cocher la case "anxiété maternelle"... en tout cas, pas tant que tu n'auras pas administré une de ces fabuleuses échelles cliniques qui permettent d'en évaluer le niveau ! Et si elle avait eu un score important, tu aurais alors pu lui annoncer qu'elle avait gagné le droit à une séance pour elle... Qu'elle aurait évidemment tout de suite déclinée, te traitant de charlatan !

Pour répondre à Sylvon, je voudrais lui dire qu'il peut déjà se réjouir ! La visite médicale obligatoire annuelle existe déjà pour les salariés : ça s'appelle "médecine du travail"... Chez moi tout y passe... Les yeux, les oreilles... On te pèse, te mesure, on te calcule ton idice de masse graisseuse... inspecte tes antécédents familiaux et personnels à la loupe, contrôle tes traitements éventuels en cours... Ton carnet de vaccination... On peut même te réorienter vers une consultation comportementale si tu souhaites arrêter de fumer...

J'avoue qu'ils ont raison en ce qui me concerne... Rester assis 7 à 8 heures par jours pour écouter des gens ça demande une forme olympique de sportif de haut niveau, et d'avoir la ligne !

En revanche, on ne m'a pas encore fait passer de QI ou de Rorschach, pour voir si je n'étais pas complètement cinglé. C'est certainement une grave erreur... On devrait leur souffler l'idée... A moins que je ne leur propose directement mes services... Après tout j'ai aussi un DU de spécialisation en psychologie projective...

Écrit par : Jack_Addi | 23/06/2010

j'avais lu un jour l'opinion d'un psychiatre : quand un ancien patient l'appelle pour lui dire que vraiment, tout va bien, bien le bonjour, c'est qu'en fait y'a un gros truc qui va pas du tout ;-)

Écrit par : la 400 | 23/06/2010

Jack_Addi : La visite médicale n'est que tous les deux ans pour moi. J'en suis bien triste. C'est parce que je suis tout le temps assis.
Au passage, ça me donne une idée qui est tout à fait d'actualité : ajouter un test de mesure du stress et de résistance au stress. Oups ! Soyons positif, barrons cet affreux mot "stress" et toutes ses connotations négatives et parlons d' "agréabilité de l'ambiance sociale".

Ceci dit, je ferais bien un CT pour vérifier si je ne suis pas bipolaire. On ne sait jamais, vu la quantité de symptômes qui touchent cette pathologie.

En attendant, je switche de pôle pour passer en mode "Bisounours" et je vous fais des milliers de bisous.

Écrit par : Sylvon | 23/06/2010

J'ai été dans ce cas il y a peu de temps... Dans le rôle de la maman, je veux dire... De la maman très anxieuse certes, mais aussi trop heureuse de retourner voir le pédopsychiatre de son fils pour lui dire que tout allait bien désormais... C'était aussi une manière de remercier le médecin pour tout le travail accompli et d'officialiser le bien être retrouvé (le mien aussi puisque mon fils allait bien mieux)... J'ai eu conscience ce jour-là que je faisais perdre un quart d'heure au médecin. Mais je pense que mon fils et moi en avions besoin. C'est aussi difficile de quitter un médecin qui nous avait (très bien) accompagnés pendant les moments difficiles... C'est vrai que j'aurais pu me contenter d'un bouquet de fleurs et d'une bouteille de champagne !

Écrit par : Emilie | 23/06/2010

Hummmm !

Le dernier commentaire d'Emilie est très intéressant et vient illustrer et télescoper une discussion que j'avais parallèlement il y a quelques minutes avec un lecteur de mon blog, sur la question de "la fin de l'analyse".

Et oui... Au-delà delà de la question du soulagement du patient libéré de son symptôme, demeure parfois quelque chose qui s'appelle "transfert", et qui laisse parfois entendre au sujet... qu'au-delà de la guérison une autre vérité reste à explorer... et qu'on croit que le psy, peut encore nous aider à aller à sa rencontre.

Ce n'est en effet pas forcément de l'anxiété... Car derrière la reconnaissance (pour le psy) ou le besoin de reconnaissance (que tout continue à aller bien), peut demeurer une demande qui ne touche plus à la question de la souffrance... mais à la question d'un savoir sur soi qui nous échappe encore malgré tout... et qui nous titille.

A bientôt

Écrit par : Jack_Addi | 23/06/2010

Hummmm !

Le dernier commentaire d'Emilie est très intéressant et vient illustrer et télescoper une discussion que j'avais parallèlement il y a quelques minutes avec un lecteur de mon blog, sur la question de "la fin de l'analyse".

Et oui... Au-delà delà de la question du soulagement du patient libéré de son symptôme, demeure parfois quelque chose qui s'appelle "transfert", et qui laisse parfois entendre au sujet... qu'au-delà de la guérison une autre vérité reste à explorer... et qu'on croit que le psy, peut encore nous aider à aller à sa rencontre.

Ce n'est en effet pas forcément de l'anxiété... Car derrière la reconnaissance (pour le psy) ou le besoin de reconnaissance (que tout continue à aller bien), peut demeurer une demande qui ne touche plus à la question de la souffrance... mais à la question d'un savoir sur soi qui nous échappe encore malgré tout... et qui nous titille.

A bientôt

Écrit par : Jack_Addi | 23/06/2010

Spyko, le mécano de l'inconscient ! Je lis cet article, et j'en oublierais presque mes partiels. Merci :D

Écrit par : Mottate | 23/06/2010

Berangère : j'avais pas pensé à l'autocollant du CT... Vont pas aimer les gamins, je le sens.

Emilie : désolé alors si ce post fait écho à ton expérience personnelle.
Pour préciser : ca ne m'aurait pas heurté qu'une maman vienne me voir pour me dire que tout allait Mbien et me remercier (c'est tt de meme agréable !). Là, ce qui m'a froissé finalement, c'est cette question un peu anxieuse de la maman, à se dire que ça va bien mais que ça cache peut être quelque chose.
Mais bon, je vous rassure, on a discuté aussi de son anxiété par rapport à son enfant et elle a pu mettre un peu mieux en mots tout cela (j'ai caricaturé un peu volontairement l'entretient dans ma note)

Jack Addi : merci pour tes éclaircissements. Il y avait surement des aspects transférentiels dans cette demande. Cependant la consultation a porté ensuite sur cette anxiété maternelle, cette peur que l'enfant aille mal malgré les apparences : la maman a pu verbalisé des choses de son inquiétude, de son manque de confiance en tant que maman, sa peur de ne pas voir...Comme on avait pas vu pour elle, adolescente, qu'elle allait mal.
Une partie de l'explication. Quant au transfert, il aurait fallu surement pousser plus loin les consultations pour l'analyser, mais la demande maternelle concernait l'enfant (qui allait bien lui), nous nous sommes arrêté là.

Mottate : mais tu vas éteindre cet ordi et réviser dis ! ;-)
Bon courage à toi en tout cas, pour les révisions.

La 400 : je me méfierai des gens qui vont bien à l'avenir. Ou qui s'inquiète d'aller trop bien. Genre :" J'aime pas quand tout va bien, c'est toujours là qu'il m'arrive une tuile".
Ou comment ne jamais se rejouir des moments de bonheur...

Écrit par : spyko | 23/06/2010

Rigole pas avec ça !
le coup de donner ton avis pour la mère là ...
Quand ma fille avait 3 mois (non, je ne suis pas allée voir un psy) mon médecin traitant terminait la visite de contrôle technique des bébés (ben oui, ça existe bien ces visites, imposées par la sécu et la CAF, que tu fais vérifier par un médecin que ton gosse est en bonne santé mentale alors pourquoi pas le psychique d'abord) donc, il notait son poids, sa taille toussa et en me voillant gagatiser avec mon bébé, il a ajouté de sa petite plume ...

Le bébé va bien, la mère à surveiller.

EH OH ! c'est noté sur son carnet de santé à ma fille !

Écrit par : kaliuccia | 24/06/2010

Bon ... tu corriges hein ... en bonne santé physique pas mentale pffff ! c'est dire que ça m'a traumatisée cette histoire ! la mère à suveiller, j'te jure !

Écrit par : kaliuccia | 24/06/2010

Ouh là Kallucia, oui c'est limite non-déontologique d'écrire ça sur le carnet de santé !
D'abord, que ce soit vrai ou faux, ça ne se note pas sur le carnet de santé de l'enfant (qui entre parenthèse va la suivre jusqu'à l'adolescence, et toi aussi, et pas que chez les médecins, car il faut les certifs de vaccinations pour l'école, les colos, etc...).
Et ensuite, on en parle en quatres yeux avec la maman, et pas sur le carnet...

Bref, allez Kallucia, vu l'âge de ta fille maintenant, on va dire aujourd'hui et officielemment que ta surveillance peut être arrêtée ;-)
Soulagée ?

Écrit par : spyko | 24/06/2010

C'est marrant ça, y a ceux qui s'imaginent les psy comme des êtres tout puissant (ils peuvent tout voir, tout le temps, et même avant que ça arrive... bref, ce sont les médiums de l'inconscient) et ceux qui maintiennent que ce ne sont que des charlatans (mécanisme de défense ?).

Le concept de contrôle technique psychologique est plutôt drôle.
Etant mauvaise langue, je ne peux pas m'empêcher de penser que ça ne ferait pas de mal à certains...

Écrit par : Prose | 24/06/2010

Tu ne crois pas si bien dire ! il l'a fait pour plaisanter mais ... le jour où je me suis séparée du père, comme ça se passait ultra mal ... ben t'as pas idée de ce que j'ai pu faire pour récupérer le carnet de santé avant qu'il ne le divulgue à la JAP .... Bon, elle a 18 ans dans un mois. Y'a prescription ?

Écrit par : kaliuccia | 24/06/2010

La JAF rolala ! bon je retourne à mes chiffres

Écrit par : kaliuccia | 24/06/2010

Vou n'avez rien compris, consciemment la maman savait que son enfant allait mieux mais son inconscient avait envie de revoir pscho Pitt, alors il s'est servi de l'enfant;)

Écrit par : totem | 24/06/2010

Oui... Dans les histoires de divorce il est plus courant d'avoir affaire au JAF (Juge des Affaires Familiales)... Et d'ailleurs, de manière générale... mieux vaut avoir affaire au JAF qu'au JAP (Juge d'Application des Peines) ! ;-)

Écrit par : Jack_Addi | 24/06/2010

Oui... Dans les histoires de divorce il est plus courant d'avoir affaire au JAF (Juge des Affaires Familiales)... Et d'ailleurs, de manière générale... mieux vaut avoir affaire au JAF qu'au JAP (Juge d'Application des Peines) ! ;-)

Écrit par : Jack_Addi | 24/06/2010

Et puis le pb c que la mère tu ne peux pas la changer comme une boite de vitesse défectueuse...
Mais ça te fait de quoi écrire... LOL

Écrit par : zéb' | 24/06/2010

Prose : mais les psys SONT des être surpuissants, qui voient tout, percoivent tout et devinent tous les secrets. Evidemment ! Il y a des cours de lectures de marc de café à la fac, des cours de boule de cristal, pendule, tarot, voyance... C'est hyper pointu la fac de psycho ;-)

Totem : Ben écoute, je me suis demandé s'il n'y avait pas qqchose de cet ordre effectivement. Non pas dans la volonté de séduction (je ne suis pas Brad et la maman n'était vraiment pas là dedans), mais de qqchose de l'ordre du transfert que cette maman avait envie de continuer avec moi...Malgré le mieux être de son enfant (foutus gamins qui guérissent et empêchent les mères de venir faire de l'oeil au psy...Comprennent rien!)

Kallucia : prescription accordée :-)

Zeb : lol...Non fallait pas changer la maman, elle était très bien cette maman. Des choses à éclaircir sur sa culpabilité envers son enfant et son anxieté qu'il aille mal...Mais rien à changer complètement ;-)

Écrit par : spyko | 24/06/2010

"Le dernier commentaire d'Emilie est très intéressant et vient illustrer et télescoper une discussion que j'avais parallèlement il y a quelques minutes avec un lecteur de mon blog"
Code de déontologie: 'Le compérage est interdit'..
^^

CE COMMENTAIRE A ETE MODERE

Écrit par : pédopsy | 24/06/2010

Pedopsy : je suis désolé, mais je n'ai pas bien compris en quoi la photographie d'un anus béant pouvait éclairer votre commentaire...
J'ai donc supprimé le lien de votre message, considérant que cette image n'avait pas sa place ici.

Ceci dit, vos commentaires, eux, sont toujours les bienvenus ici.

Écrit par : spyko | 24/06/2010

ça vous va bien de vanter les cours de lecture du marc de café ! Vous avez avoué les avoir ratés, tout comme les cours de prononciation de hmm-hmmmm-d'un-air-pénétré... Mais alors... Seriez-vous un Psychologue descendu parmi les hommes pour notre salut psychologique ?! Soyez loué !

Écrit par : Mottate | 25/06/2010

Mottate : zut, vous faites des liens entre les articles... ;-)

Quant au psy sauveur de l'humanité... Ben malheureusement, j'en connais quelque uns qui ne sont pas loin de raisonner comme ça...

Écrit par : spyko | 25/06/2010

Franchement, être parent à l'heure actuelle n'est rien de rassurant. Peut-être la mère a-t-elle tout simplement peur de ne pas être une bonne maman? Encore faut-il savoir ce qu'on entend par une bonne mère, un bon père.

J'aime lire votre blog, que j'ai découvert par hasard, mais votre profession à un impact dans la vie des gens incroyable. Je sais une chose, que c'est un leitmotiv pour une douleur bien réelle (et économie oblige dans le domaine de la santé), on vous renvoi avec la remarque suivante: "vous n'avez rien. Allez voir un psy, cela se passe dans la tête"! (suite à un deuil récent, prescription d'un anti-anxiolytique = un cas pour le spy). Six mois plus tard, infection au foie et risque d'une péritonite lors d'une nouvelle crise, c'est bien une maladie psychiatrique! Depuis, je me garde bien d'indiquer avoir pris quelques mois ce médicament et mis un terme au traitement moi-même sans prendre l'avis d'un médecin.

La psychologie est partout dans la société et un individu est vite signé, catégorisé et ce n'est pas toujours positif.

Bonne journée et un bon week end
Hibou

Écrit par : Hibou | 25/06/2010

Je découvre votre blog avec un si grand plaisir ! Je me suis régalée avec ce billet ! Merci d'avoir provoqué rires et réflexion en moi. A bientôt. grrr

Écrit par : grrr | 27/06/2010

Ton article me fait sourire parce que je me faisais cette réflexion la semaine dernière. J'ai reçu une mère avec sa fille qui somme toute allait très bien. La mère justifie la consultation car on ne sait jamais, il faut vérifier que tout va bien du point de vue psychologique car il y a eu une altercation avec l'institutrice à l'école. J'ai surtout rassurée la mère en l'orientant plus vers l'instit pour régler le problème et en disant que sa fille n'avait pas besoin d'un suivi psychologique pour ce motif. Quand on voit des enfants qui vont bien, on ne va pas à tout prix chercher des problèmes d'ordre psy en autres. Par contre, je cocherai comme toi s'il y avait une case pour l'hyper anxiété maternelle.

Écrit par : celine b | 29/06/2010

Hibou : attribuer abusivement tout symptôme inexpliqué à du "psy", c'est malheureusement un peu trop courant... Je crois qu'il faut rester humble face à des troubles médicaux inexpliqués, ou vite qualifié de psychosomatique. Rester en questionnement, avancer doucement et ne jamais certifier à 100% que oui, c'est totalement psychologique !

Grrr : merci de votre commentaire ;-)

Celine : Je pense qu'on mets bcp la pression aux parents et que du coup, ils imaginent que le psy peut être là en préventif : tout va bien, mais, on ne sait jamais....
C'est à nous d'explique notre rôle !
Ceci dit c'est différent pour les enfants : c'est utile de dire que cet enfant va bien et que le suivi est inutile.
Pour un adulte c'est différent : un adulte "qui va bien" au sens large du terme, mais qui veut consulter pour regler telle ou telle question, là ca devient licite.

Écrit par : spyko | 30/06/2010

Je suis d'accord avec toi. Au niveau des enfants, c'est souvent que j'explique à quoi sert un psychologue et pourquoi on peut aider dans certains cas tout en disant aussi que parfois ce n'est pas nécessaire de mettre en place un suivi. Je suis d'accord avec toi qu'il y a beaucoup de pression et que les parents ne savent plus à quel saint se vouer et qu'on est là aussi pour expliquer et faire la part des choses en fonction de la situation. En ce qui concerne les adultes, j'adhère totalement quand tu dis que ça devient licite car c'est une démarche autre plus personnelle et même si on va bien on peut avoir des choses à régler qui nous pèsent et qui nécessitent un accompagnement psychologique.

Écrit par : celine b | 30/06/2010

@Spyko: vous ne m'en voulez pas trop? Depuis cette époque, je suis assez "mordante" envers les médecins; éventuellement l'étais-je dans mon commentaire. Si c#était le cas, veuillez m#excuser. Après l'intervention, j'ai eu une gastrite biliaire et comme réponse le chirurgien m'envoya un psy qui m'a mis sous valium. Je ne voulais qu'une chose: manger et boire sans subis de douleurs atroces. Je sorti de la clinique pour rentrer en urgence au CHU la nuit, mon médecin traitant ne partageait nullement l'avis du psy (internement!) et me trouvait une mine épouvantable. Au CHU, il me fallait convaincre le CHU de ne pas être folle (le psy m'a cru, le médecin un peu moins)! Depuis, la première rencontre avec un médecin ressemble à une lutte verbale.

Je pense que la psychiatrie peut être utile, mais il ne faut pas mettre l'étiquette "psy" parce que l'analyse sanguine est OK.

Pour ceux qui travaillent une belle journée, pour les vacanciers bonnes vacances.

Écrit par : Hibou | 30/06/2010

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