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31/05/2010

Psy et urgentiste

Suite au billet de Yann sur Un infirmier dans la ville, j’avais pas mal de choses à ajouter sur le recours aux urgences, en tout cas, en pédiatrie, et par rapport au psychologue.

Et non, ce n’est pas facile d’être parent quand on vient aux urgences. On attend. Il y a du monde, du bruit, du passage. On est stressé, on ne comprend pas tout de ce qui se passe, on voit l’infirmière, l’externe, l’interne, le médecin, on répète son histoire, on en a marre, on a l’impression que douze patients ont été vus avant nous dans l’intervalle. Notre enfant pleure, et la gamine d'à côté qui était toute rose et en pleine forme est passée avant nous...

De façon empirique, et pour aller dans le sens de Yann, en pédiatrie, ce sont souvent les familles qui viennent pour des « petits bobos », qui n'ont rien à faire là, qui sont les plus véhémentes, les plus agressives et les moins gérables.

Genre "Je veux voir un médecin tout de suite là maintenant à 3 heures du matin pour la rhinite de mon fils qu'il a depuis quatre jours!!! Maintenant là tout de suite, parce qu'il dort mal avec son nez bouché et que je dors plus non plus, et que c’est aujourd’hui à 3 heures du matin que j’en ai marre ! Na ! Et d'abord je fais ce que je veux, vous êtes à mon service, vous payés avec mes impots. " (comment ça, ça sent le vécu ?)

Pour prendre un peu de recul par rapport à ça (et ne pas envoyer bouler 75% des patients), il faut d’abord se dire que la définition de l'urgence est relative.

Il y a les critères médicaux et infirmiers "objectifs" qu'on utilise pour trier les urgences à l’arrivée. Mais ceux là peuvent échapper aux familles car ce ne sont pas les mêmes.
Par exemple, le diabétique déséquilibré, qui vient de faire un gros malaise et s’est ressucré dans l’ambulance, peut sembler aller « bien » dans la salle d’attente, tandis que le petit bébé qui a une gastro fait vomissement sur vomissement et pleure à tout va.
Mais dans les deux, l’urgence sera le diabétique. Et la famille (à qui on n’a pas le droit de dire la pathologie de son voisin de siège) verra que le patient pris en premier est celui qui semblait aller plutôt pas mal alors que son petit bébé qui vomit a déjà maculé maman, papa et le siège de la salle d’attente…

Pour la famille donc , ce ne sont pas des critères médicaux qui vont primer, mais des critères subjectifs.

Dépendants de l'histoire du patient, de sa personnalité, de ses antécédents. Qu'on a pas là tout de suite, et donc, on va avoir du mal à comprendre pourquoi la personne s'énerve et veut un avis tout de suite pour une banale gastro.

Mais telle personne peut avoir une anxiété forte et habituelle face aux symptomes médicaux, une autre peut connaître un petit cousin décédé récemment et brutalement après une banale hyperthermie, un autre parent peut être excédé des cris de son enfant. Un autre parent, après telle ou telle lecture sur le net, peut croire avoir dépister une patho super grave à son moussaillon et demander à corps et à cris un scanner.

Et quelque fois, il y a aussi des demandes déguisées, des appels au secours qu'il faut savoir décrypter.

Par ex., les mamans qui amènent et ré amènent des nourrisson aux urgences pour de banales coliques, avec toujours le même motif : il faut "trouver ce qu'il a".

Mais qui derrière, pour peu qu'on gratte un peu, arrivent à se dire épuisées des pleurs continuels, des nuits sans sommeils, n'en peuvent plus, se sentent énervées et potentiellement dangereuses pour leur bébé.... Et qui sont "soulagées" quand le médecin, qui a entendu la demande implicite, propose une hospitalisation de 48 h pour observation et faire un break.
Mais c'est pas facile d'arriver à l'hopital en disant « prenez-moi mon enfant deux jours, je n’en peux plus ! ». Les jugement, les regards…La peur de passer pour une mauvaise maman font que la demande ne se manifestera pas comme ça.
Et pour autant, mieux vaut entendre cette demande, laisser maman dormir un peu, reprendre le lendemain les choses à plat. Parce qu’on est davantage prête à entendre qu’une pathologie, si bruyante dans ses symptômes, peut être bénigne, si on a un peu dormi et qu’on s’est sentie entendue et soutenue, pas jugée…

De même, d’autres fois, on voit des adolescents(tes) passer x fois aux urgences pour des malaises bizarres, des symptômes un peu foutraques, changeants et pas bien systématisés.
Pareil, on pourrait se dire « oh et puis zut, elle me gonfle elle à revenir tous les 4 matins pour ses pseudo malaises, on a déjà fait x examens, y'a rien, c’est bon ! ».
Mais idem, pour peu qu’on creuse, avec l’aide du psy notamment, on va quelque fois toucher le jackspot et accéder aux vrais motifs : dépression de l’adolescent, conflits familiaux, et aussi, et pas de façon si rare dans ce cas, possibles maltraitances ou sévices sexuels.
Le symptôme médical peut être le seul moyen d’exprimer l’inexprimable. Soit parce qu’il est difficile à dire (les sévices sexuels par ex.), soit parce que cela n’est pas encore très clair, très conceptualisé dans la tête de l’ado à ce moment (qui se dit « je suis malade, je me sens fatigué » alors que derrière se cache une dépression mais pas encore bien reconnue et mise en mots)


Et puis, même les psychologues ont leurs urgences non justifiées…aux urgences !

Alors, non, svp, on ne vient pas aux urgences pour demander un psychologue "de toute urgence" (parce que les rendez vous en centre de consultations sont à deux mois) pour le petit dernier qu'on sent "stressé avec l'école depuis la rentrée".

Non, on ne vient pas non plus aux urgences avec le gamin sous le bras parce que « j’ai appelé la secrétaire du psychologue, elle m’a donné rendez vous dans 15 jours, mais je ne peux pas attendre, alors je viens aux urgences et je VEUX être vu aujourd’hui. ».

Oui bon, je sais, quelques paragraphes plus haut, j’ai dit que l’urgence était relative et subjective.. Qu'il fallait comprendre, nia nia nia nia... Ouais bon, ça va, je suis psychologue ! Je sais…. Je sais…
N’empêche, quelques fois, même en sachant ça, ça agace quand même !

Pour finir, je ne peux qu’aller dans le sens de Yann : avant de penser « Urgences », demandez vous si cela peut attendre ou pas de voir votre généraliste ou pédiatre. Demandez vous si vous êtes prêts éventuellement à attendre quelques heures, si ça en vaut la peine au vu des symptômes.
Et oui, je sais, ce n’est pas simple non plus, il n’y a pas toujours de médecin de garde et les enfants sont rois pour déclencher une fièvre subite et des boutons bizarres un samedi soir à 19h00 (je sais, je l’ai déjà vécu personnellement et pas qu'une fois !)

Et aux urgences, sur un plan psychologique, évidemment qu'il y a des urgences justifiées :

- Les tentatives de suicide (ça a l'air con comme ça, de le rappeler, mais vous seriez effarés du nombre de tentatives de suicides chez les ados, qui ne sont pas hospitalisées, mais gérées "en interne" par la famille pour ne pas que ça s'ébruite, vous comprenez, ma bonne dame...)
- Les crises de violences, d'agressivité
- Les révélations de sevices sexuels, maltraitance
- Des trouble du comportement d'apparition brutale, massifs et inexpliqués

Alors évidemment, voir le psychologue aux urgences, c'est pas le plus adapté.
Il y a du bruit, du monde, on est vu dans une salle à l'arrache, entre la suture qui vient de sortir, et la fracture qui va rentrer.
Mais quand c'est justifié, ca permet de pouvoir hospitaliser un enfant ou un ado tout de suite et de faire le point, apporter une aide dans l'urgence.
Par contre, pour tout le reste, vous comprendrez qu'on réflechit mieux sur son enfant, sa place de parent dans une consultation programmée, planifiée, dans laquelle on a du temps, à laquelle on a pu commencer à réfléchir.
Etre vu "vite" ne veut pas toujours dire être mieux pris en charge. En tout cas, pour les troubles bénins en psychologie.
(et attention, je ne justifie pas par là le fait de devoir attendre trois mois pour une consultation, non)

Alors non, le psychologue aux urgences, il ne va pas vous faire un massage cardiaque ni vous intuber (et ma foi, tant mieux pour vous !)
Mais gérer un ado qui vient de tout casser à domicile, c'est pas mal sportif aussi.
Mais pas inintéressant. Du tout. Parce que, lorsque le contact a pu s'établir, on arrive à faire verbaliser la souffrance qu'il y a derrière tout cela.
Et je ne dirai pas, comme certains collègues, qu'il "n'y a pas d'urgences en psychologie".
Pour moi si, il y en a. Peu. Mais il y en a. Et celles là, il faut pas les rater.

10:54 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook

Commentaires

Décidément, je me suis trompé de voie, c'est sûr, j'aurais dû être médecin ou psy.

Le rapport humain y est à la base de tout, c'est simple, clair, accessible : tous les problèmes peuvent être réglés avec un petit coup de lance-flamme.

Bon sang, dans ma prochaine vie, je fais ça. Ou alors lombric. C'est sympa aussi, lombric.

Écrit par : Plouf | 31/05/2010

Bah, faut pas exagérer : le lance flamme, c'est que pour les situations extrêmes ;-)

Lombric c'est sympa, mais faut faire gaffe aux oiseaux et manger de la terre,
franchement, c'est bof.
Par contre, je connais des psys-lombrics, qui parlent pas aux gens, qui restent enfermés dans leurs terriers-bureaux sans rencontrer les autres et qui sont aussi empathiques qu'un lombric gluant sorti de terre.

Écrit par : spyko | 31/05/2010

Pour la maman qui vient aux urgences parce qu'elle craque avec son bébé ....

A mon avis, il n'y a pas que ce que le jugement qui fait peur à ces mamans.
C'est vrai qu'il est difficile de dire qu'on va mal "parce que quand tu es jeune maman, tu dois être comblée".

Au-delà de la culpabilité et de la peur du jugement il y a aussi la peur qu'on lui enlève son enfant parce que mauvaise mère. C'est quand même une des plus grandes angoisses, qu'on t'enlève ton enfant. Que ce soit dans la rue ou les services sociaux.
Et je pense que cette peur est aussi forte que celle du jugement ou que la culpabilité. Si ce n'est plus forte. Même si du coup, elle est dangereuse.

Et pour ce qui est de la gastro ... on est quand même dans une société où on est sur (mal ?) informés. On croule sous des infos diverses et plus inquiétantes les unes que les autres. On te dit que si ton bébé a une gastro, il ne doit pas perdre tant de son poids et qu'il faut aller aux urgences si ça dure parce qu'il est en danger de mort.

Qui plus est, il y a toujours des histoires horribles que tu connais, le bébé d'une amie mort d'une banale gastro parce qu'aux urgences on a dit aux parents de rentrer chez eux ...

Alors sans vouloir remettre en question les choix stratégiques qui sont fait aux urgences .... je déplore plutôt le manque de moyens et/ou de personnel que pour ma part je ressens le peu de fois où je vais à l'hôpital (ou quand j'entends parler mes amies infirmières ...)

Et pour finir, j'allai réagir pour le psy mais comme tu dis ne pas justifier le fait qu'il faille attendre deux ou trois mois pour une consultation, je ne dis rien.

Enfin si, j'ai quand même envie d'ajouter quelque chose. Parce que quand ton gosse va super mal et que tu as peur, mais vraiment peur et que tu es impuissant ... et qu'on te demande d'attendre deux ou trois mois .... et bien il y a de quoi paniquer. Parce que tu ne peux pas dire à ton gamin "bon ben on va vivre avec ça jusqu'à la rentrée septembre mon petit chou ok ? même si tu as la tête à l'envers."

Tout ça pour dire que j'ai l'impression qu'en cas de panique, on s'en prend souvent à la personne qui est en face et ... ce n'est pas toujours la bonne personne.

Écrit par : kaliuccia | 31/05/2010

Je comprends bien Kaliuccia, comme tu le soulignes, qu'il y a des fois où la détresse d'une maman et l'évaluation du soignant en face ne se rencontrent pas.
Pour le médecin qui voit dix gastro par jour, ca devient incongru et peu compréhensible de voir un parent s'énerver et paniquer pour une gastro "classique".
Pour la maman qui vit la première gastro de son enfant, qui ne sait pas quoi faire et qui voit son petit pas bien, c'est complètement différent et c'est panique à bord. C'est clair.

Pour ce qui est des délais avec les psys, c'est vrai que c'est long. Encore une fois, il n'y a pas de bonne justification à cela, et on devrait pouvoir avoir un rendez vous dans un délai raisonnable.
Le problème est cependant toujours le même : évaluer le degré d'urgence et faire le tri entre l'urgent, le moyennement urgent et le pas urgent. Pas facile au téléphone pour la secretaire.
Et idem, l'angoisse parentale ne va pas toujours rencontrer les critères d'urgence du professionnel.
Par ex., pour prendre un exemple tout à fait pragmatique (et surement un peu con j'en conviens !), mais exemple que j'ai déjà eu : si j'ai plusieurs demandes de rendez vous pour (en vrac) : idées suicidaires chez un ado, enfant atteint d'une maladie grave qui refuse de prendre son traitement, enfant qui vient de reveler une maltraitance, et enfant qui bosse mal à l'école...
Alors, forcement, forcement, celui qui bosse pas bien à l'école sera vu en tout dernier (sur mes critères à moi).
Mais pour les parents, qui voient leur gamin se désinvestir du scolaire, qui voient les notes chuter, qui voit le conseil de classe approcher et le gamin mal dans sa peau, évidemment qu'ils paniquent, rappellent l'hôpital, et finissent par engueuler copieusement la secretaire et/ou le psy, car un mois de délai, ca parait super super long.
Je comprends tout à fait ! Malheureusement, je n'ai pas la réponse miracle à ça : les consultations psys pour enfant en CMPP ou centre de consultation pédopsychiatriques sont débordées. A l'hôpital idem.
Il reste un peu plus de place en libéral mais c'est quelques fois difficile pour certaines familles de pouvoir se payer les séances (ce n'est pas anecdotique : 50 euros la séance, un fois par semaine, quand on touche le SMIC, évidemment qu'on peut être hésitant)

Écrit par : spyko | 31/05/2010

Mais pédopsy, ça veut pas dire "pédopsyCHIATRE" et donc remboursé, au moins en partie ?

Sinon, et puisque je me sens très concernée par la réponse de Kaliuccia, un mois d'attente, je trouve ça raisonnable. 5 mois, déjà moins…
Parce que les CMPP, ça ferme pendant les vacances scolaires (contrairement aux hôpitaux j'imagine mais il n'y a pas de consultations pédopsy dans tous les hôpitaux).
Bref, quand on fait une demande en avril au CMPP, on a quelques infimes chances d'avoir un rendez-vous………… en septembre !

Écrit par : Seashell | 31/05/2010

Si tu as raison, Seashell, les pedopsychiatres, médecins eux, sont remboursés. Mais souvent débordés.(peu de pédopsys en général)

Écrit par : spyko | 31/05/2010

En parlant d'urgences, dans ma région, depuis quelques années, les méningites sévissent. Il y a un peu plus d'un an, une gosse a été aménée aux urgences par sa mère qui a fait des pieds et des mains pour qu'on examine celle ci en urgence par qu'elle pensait que c'était une méningite (c'est la hantise de toutes les familles ici), elle n'a pas été écoutée, et son enfant en est morte car examinée trop tard (c'était bien une méningite). A la suite de cette histoire qui a fait beaucoup de bruit dans les journaux, une vaccination systématique a été mise en place pour tous les enfants et ados. D'un autre côté, j'ai un frère qui bosse aux urgences et qui dit bien que beaucoup de cas ne sont pas de vraies urgences et qui relèvent de la médecine générale, mais les gens veulent être soignés rapidement et c'est quelque part faire perdre un temps précieux pour les cas plus sérieux. Pour ce qui est de l'urgence psychologique, le tri doit être un peu plus compliqué qu'une urgence maladie non?

Écrit par : totem | 31/05/2010

Là tu vois, en lisant ton article cela me donne l'envie de rendre hommage aux médecins de campagne et j'ai une pensée toute particulière pour ceux qui me sont proches Christine et Patrick. Deux jeunes médecins, qui comme les anciens parcourent des kilomètres, la nuit - le jour ; dans la neige, sur le verglas... Parfois pour un simple rhume certes mais leur présence est rassurante ô combien !!!
Si psy il y a besoin, ils m'appellent.
Malheureusement les urgences ne seront jamais aussi humaines et rassurantes que cette présence là !

Écrit par : femmepsy | 31/05/2010

Pour les droits d'auteurs j'ai vu avec l'avocat de la sacd c'est 20000€ par chèque ou

7500 si tu payes en petites coupures dans une petite valise...

Bon et je garde la valise car je vais me faire un petit week end moi...

;)))

a+

yann

Écrit par : yann frat | 31/05/2010

Totem : bah une urgence psychologique, j'ai essayé un peu de définir ce que c'était pour moi. Ce qui est probablement quelque peu différent d'une urgence psychiatrique, telle que la définirait un psychiatre. Chacuns ses pratiques.
De toute façon, urgence ou pas urgence, une fois que le patient a mis un pied au service des urgences, il faut qu'on le voit et qu'on ai un entretien minimum pour évaluer la situation (on ne peut pas laisser repartir qq'un qui n'aurait pas été vu...).

FemmePsy : des urgences à tailles humaines...C'est ce qu'apporte les généralistes oui, et aussi le conseil, la proximité, la réassurance d'être entre les mains de quelqu'un qu'on connait et en qui on a confiance. Mais pas toujours évident d'avoir un médecin de garde près de chez soi. Et pas toujours évident non plus pour le dit médecin de se taper ces memes gardes après une journée de boulot...!

Yann : j'essaie de piquer les cartes Pokemons de mes patients. Quand j'en ai un bon millier, j'essaie de les revendre sur Ebay.
Une fois que j'ai fais tout ça, j'espère t'amener les 7500 euros à temps.
En fait, c'est pas marrant du tout de te piquer des idées de post...pffff..;

Écrit par : spyko | 01/06/2010

Je confirme , pour le peu de places en cmp, à l'hôpital...
Moi c'était pour les adultes mais donc dans ma ville le CMP c'est 1 an d'attente, oui oui j'ai dit 1 an...Quand je suis arrivée en 2004 on m'a dit qu'il y en avait au moins pour 6 mois, au bout de 7 mois on m'a rappelé pour...me demander mon âge!! Et donc 1 an après hop un rdv, sauf qu'entre deux j'avais eu le temps de trouver une psy, qu'elle parte en congé mater et revienne lol

Et côté hôpital, j'ai eu la chance de pouvoir consulter ma psy uniquement parce qu'une personne aidant des victimes d'abus l'a convaincu, car normalement elle n'a pas le droit de prendre quelqu'un qui n'a pas été hospitalisée ne serait-ce qu'un minimum en courte durée..
(bon pour le coup j'étais pas une urgence , mais de toute façon les psychiatres de ma ville ne recevaient "avant jamais" (je cite!)

Écrit par : Opale | 01/06/2010

Je viens de découvrir ce blog... extrêmement intéressant. Etant moi-même en 4e année, avoir une ébauche de la vraie profession de psychologue (oh combien différente de ce qu'on nous dit sur les bancs de la fac) grâce à ce blog me plaît beaucoup.

Néanmoins quelque chose me chiffonne... on écrit "à cor et à cri"... "à corps et à cri" est une déformation en raison de l'homophonie entre corps et cor.

:-)

Écrit par : Déborah | 23/03/2011

Merci Deborah. Et bien vu pour la faute, effectivement

Écrit par : spyko | 17/04/2011

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