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12/05/2010

Petit cours entre ami(e)s

Mardi matin, je devais faire cours aux élèves infirmières, à la demande de leur école.
Amphi d’environ une grosse centaine de personnes.
Je viens en compagnie du pédiatre avec qui je travaille souvent pour parler des violences intra familiales, de leur diagnostic et des conduites à tenir.
C’est moi qui ouvre le feu et qui fait la première partie.
Dès les premières phrases, grosse agitation dans l’amphi.
Une main se lève.

« Eh m’ssieur. On aura ça aux examens ? »

Je m’arrête. Qu’est ce que j’en sais… Je ne fais pas partie de l’école d’infirmières. On m’a demandé de faire une intervention auprès des élèves, mais je ne sais pas ce qui est prévu pour leur examen, moi…Et quand bien même je le saurai, je ne vois pas trop l'utilité de cette question.

« Oui, m’ssieur, il faut qu’on note ou pas ? Ca tombera à l’examen ? »

Ouh là ! Toi ma gamine, va falloir apprendre deux ou trois trucs de psychologie et/ou de politesse. Me faire comprendre que si mon cours n’est pas à l’examen, ça ne sert à rien de se faire ch… à noter et à m’écouter, c’est mal barré.
Et puis en tant que future professionnelle, je me demande ce que tu vas faire le jour où tu seras face à un enfant maltraité…
« Euh, oui...Ben...en fait, je ne sais pas ce qu'il faut faire... Le jour où y’avait le cours, j’avais rien noté parce que c’était pas pour l’examen ».
Ben tiens. Je suis sur que les médecins du service vont comprendre ce jour là.
Et le gamin violenté que tu auras en soins, devant toi,  il serait bien content lui, tiens, qu'il soit pas tombé à l'examen
Bref.
Reprenons le cours.

Je passe une diapo (j’avais fait un maaaaaagnifique powerpoint) où s’étale une belle définition écrite en toute lettres.
Je la lis rapidement (vu qu’elle est écrite en toute lettres hein, pas la peine non plus de s’étendre)
Une autre voix s’élève dans la salle

« Eh m’ssieur, moins vite, j’arrive pas à noter »
Une autre voix reprend derrière, très agacée : « Ouais c’est vrai, vous allez troooop vite quoi !! »

Ouh là…..
Je me calme.
Ok, il est possible quelque fois qu’on puisse parler trop vite devant un auditoire. Mais je me connais, à force de faire des interventions orales : c’est un truc auquel je fais très attention. Je suis sur de ne pas parler trop vite. Et de plus, la défintion est là, sur l'écran, projettée et étalée en lettres de un mètre de haut, ,...

Donc, je dis aux demoiselles en question qu’étant étudiantes, en post-bac, il faut aussi qu’elles apprennent à prendre des notes et que non, par contre, une chose est sure, je ne vais pas dicter mon exposé…

(ça râle dans la salle… Quelle maturité, diantre ! faut-il que je dicte aussi les points et les virgules ?…. Ok on y va « alors, aujourd’hui : la maltraitance. La, Mal, Trai, Tan, Ceu. Point. Soulignez le titre en rouge. Passez deux lignes. Voilàaaaa »…)
Merde, elles ont vingt ans les filles ; il serait temps de grandir… !

C’est au tour du pédiatre d’intervenir sur les conduites à tenir en cas de violences à enfant : juge, assistante sociale, signalement, que faire, que dire, à qui…
Ma collègue illustre avec des exemples de situations réelles d’enfant et explique ce que l’hôpital a pu faire dans ces cas.

Une autre voix s’élève au fond:

« Mais…JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC CE QUE VOUS FAITES ! C’est n’importe quoi !!! »

Ma collègue reste calme, explique pourquoi il faut agir comme elle l’a dit précédemment, les lois, les procédures, etc.…
L’ élève infirmière de reprendre :

« Et bien c’est n’importe quoi, je ne suis pas d’accord avec ce que vous faites ! Moi à votre place …» Et de nous expliquer ce que nous aurions du faire
(en gros : pourquoi vous faites pas placer tous les enfants dès qu'il y a un soupçon, parce que  avec tout ce qu'on voit dans les journaux, les gens violents qui récidivent et tout , personne ne fait rien, la police, la justice,  et vous non plus, le monde est mal fait, y'en a marre-euhhhh)

Ouch !

Je ne prétends pas qu’on détienne toutes les vérités, mais dis, ma gamine, ça fait quinze ans qu’on bosse dans ce genre de situation, toi tu n’en as vu encore aucune de ta carrière, alors un peu d’humilité non, laisse nous expliquer pourquoi après toutes ces années, on pense que c'est comme ça qu'il faut faire. Et que, zut, il y a des lois aussi, qu'on ne peut pas faire n'importe comment, et que c'est ce qu'on essaie de t'apprendre, tu vois ?
Reconnaitre les symptômes de violences (physiques, psychologiques...)  pour ne pas se tromper.
Connaitre les conduites à tenir dans ce cas là, la loi et les interlocuteurs.
Ne pas se laisser envahir par l'émotionnel pour aider au mieux l'enfant.
Donc tu vois, jeune demoiselle, sans prétention aucune, on a quelques messages à faire passer quand même...

On se retient, on passe à autre chose et on tente de terminer le cours.
En parlant pas-trop-vi-te-pour-que-tout-le-mon-de-y-puisse-pren-dre-en-note.

Constat après deux heures de cours à ces élèves infirmières :

Une immaturité marquée.
Un sans gêne et une impolitesse constants.
Elles sont sensées être étudiantes mais on se serait cru au collège : bruit dans la salle, bavardages très peu discrets, ne savent pas prendre en note, contestent, râlent ouvertement, agressivité dans les propos.

Alors… C’est moi qui ai vieilli et ne supporte plus les étudiants ? Ce sont les nouvelles générations d’étudiants qui ont changé ?

Ou….C’est mon cours qui était d’une nullité affligeante ?

14:48 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (55) | |  Facebook

Commentaires

En médecine on fait un peu pareil, faut pas nous en vouloir on a un savoir assez important à digérer et nous organiser en fonction de ce qui va tomber ou pas fait aussi partie du jeu. Les profs qui acceptent ce système en jouent, les points les plus importants du cours et qui nous suivrons dans toute notre carrière on a systématiquement droit à un "ça ca peut tomber!". Quelque part ça permet de faire des priorités.

Bon sinon la prise de note et les remarques en cours c'est vraiment du foutage de gueule. quand le cours ne plait pas on s'en va point barre.

Prendre un peu du temps de la séance et organiser une petit débat aurait permis de ne pas se faire interrompre de manière aussi indélicate. Bon l'idéal aurait été de lui expliquer qu'elle a tort mais l'argument "ça fait 15 ans que je bosse dessus, alors viens pas me faire la leçon petite" passe TRES mais alors la TRES mal auprès des infirmières. Même étudiantes.

Et au final c'est ptet du au fait qu'on manque d'infirmières, elles sont donc probablement choyées...

Écrit par : Yop | 12/05/2010

Non, c'est les étudiants. Ils connaissent tout, savent tout. Particulièrement
dans les amphis de futur soignants (enfin avec de tels comportements je me demande
comment ils y arrivent).
Personnellement, étudiante en psycho, j'hallucine parfois des attitudes des autres étudiants !
On remballe les profs, on leur dit (comme ici) que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire, etc..
Moi, je "bois" les paroles de mes profs. Parce qu'ils ont l'expérience. Et que en deuxième année,
j'ai encore tout à apprendre.
Alors non, ce n'est pas vous le problème. C'est juste une génération d'étudiants qui SAIT.
Ils ont été touché par la grâce divine. Et le professeur dans l'histoire n'est qu'une pauvre merde,
trop payé à ne rien faire, et qui ne sait pas de quoi il parle. Ben oui si il sont si bon que ça
pourquoi ils enseignent ?!
Et le milieu infirmier n'en parlons pas. (le post de Yann est assez marrant sur ce point ! Enfin
au niveau de l'attitude on parle).

Au fait "Spykologue", est-ce que je pourrais savoir quel master vous avez fait ? (Je pense à mon orientation hein ! Même si je ne suis qu'en seconde année ^^, et à vrai dire la psychologie de l'enfance
et de l'adolescence m'attire plus particulièrement).

Écrit par : Elo | 12/05/2010

Yop : tu sais, on a pris notre temps pour expliquer et ré expliquer pourquoi on disait ce qu'on disait. Mais au bout d'un moment, quand tu vois que l'autre en face n'en démord pas, et persiste à dire qu'il sait mieux que toi, avec zéro expérience du sujet et aucune volonté d'entendre quoi que ce soit, ca finit par agacer !
Et non, je n'ai pas dit qu'avec quinze ans d'expérience, je sais tout mieux qu'elle. Je l'ai pensé tres tres fort, c'est tout !

Elo : j'ai fait un master très general de psychologie clinique et psychopathologique. Mais j'avais orienté mes stages sur l'enfance.

Écrit par : spykologue | 12/05/2010

même si vous l'avez pas dit... elles le sentent ce genre de choses... elles le savent... elles ne détiennent pas la vérité mais la condescendance ouuuuuh elles la reniflent à des lieux à la ronde. Je plaisante bien sur...

Après, rassurez-vous il ya forcément quelques étudiant(e)s chez qui vous avez réussi à faire briller une petite étincelle voire donner une vocation (puériculture, etc.). C'est déjà très bien. (Ca m'est arrivé pas plus tard qu'hier en écoutant un cours magique de neuro anatomie, comme quoi...)

Sinon se buter à quelqu'un qui ne change jamais d'avis, c'est sur que c'est chiant quand ça arrive en plein cours. Une seule solution l'échange poli, souriant, rapide d'un simple : "s'il vous plait nous avons en commun l'envie d'aider les enfants en difficultés, votre avis pourrait être intéressant s'il n'était pas dénué d'une quelconque expérience professionnelle ni même d'un cursus complet. Veuillez s'il vous plait étayer votre argumentation avec des arguments solides, voire à sortir de l'amphi pour ce faire, et re-expliquer votre point de vue à la fin du cours." BAM. Et généralement l'amphi est reveillé et va suivre le cours rien que pour contrargumenter dessus.

Écrit par : Yop | 12/05/2010

Merci !! ^^
Vous en penser quoi (en tant que pro) des masters psycho clinique de l'enfant et de l'ado ? Il vaut mieux un master "général" ?
Raaa.. Désolé, c'était ma dernière question !!

Bonne journée ! et merci beaucoup pour tout ses (très) bons articles, qui me confirment mon envie de continuer (presque) chaque jour!

Écrit par : Elo | 12/05/2010

Yop : J'ai des profs qui ont déjà tenté ce genre d'approches.. Et franchement, ça ne marche pas !!
Généralement, ils se rebellent un peu plus, et le ton monte. Ou alors ça fout le bordel dans l'amphi.
La seule chose qui "marche" c'est d'ignorer. Et ceux qui sont la pour bosser, peuvent à peu près suivre.

Écrit par : Elo | 12/05/2010

Yop : Condescendance ? J'espère que non. Sincèrement, je ne crois pas : généralement,j'essaie d'écouter les remarques des étudiants, même quand c'est "brut de décoffrage". C'est toujours enrichissant d'avoir un regard neuf sur ses pratiques.
Mais là on a essayé de comprendre pourquoi la jeune fille était si en colère et butée. On lui a demandé si cela était lié àdes situations vues en service par ex.
Mais non, elle n'avait rien vu ou vécu de particulier. Elle savait parce que les journaux, la télé, etc...
Pour moi ce n'est pas une attitude de soignant : avis péremptoire, pas désir d'échanger ou d'apprendre.
D'où mon agacement !

Écrit par : spykologue | 12/05/2010

Elo : j'avoue que, sorti de la fac depuis longtemps (aie, aie, ça me rajeunit pas !), je suis déconnecté des programmes actuels des masters... Donc j'aurai du mal à vous conseiller sur ce qu'il vaut mieux faire.
Regardez les différents programmes et écoutez vous d'abord, en suivant vos intérêts propres. Et peut être aussi que vos souhaits d'orientations seront plus précis avec les stages à venir ?

Écrit par : spykologue | 12/05/2010

En effet comme attitude c'est à proscrire si on veut soigner. Bon après elle sera probablement confrontée dans sa vie professionnelle à ce genre de problèmes, espérons seulement qu'elle sera bien entourée par une équipe qui saura quoi faire.

Mais je n'en démords pas, face à une personne de ce genre, il n'y a parfois rien à faire, la fuite est une bonne option, mais autant le faire en beauté. Pour avoir vécu ce genre de situation (en tant que spectateur), c'est toujours agréable de voir les interlocuteurs se séparer sur une saillie à la limite du théâtral mais avec au moins un des deux qui a la banane. Ca va plus vite et c'est divertissant, surtout lors d'un cours de 2h tout de même...

La question qui vient ensuite c'est la perception de votre travail avec les enfants en difficulté et le relais médiatique. Quand il y a des erreurs elles sont systématiquement dénoncées, mais les enfants que vous aidez ne font pas les gros titres, ou rarement. Ce genre de réactions passionnelles vient probablement de la (bon, en partie).

Pour avoir eu des cours et des TDs ou, en tant qu'étudiants, on était amenés à discuter de notre future pratique (oui, les études de médecine évoluent) j'ai pu défendre des points de vue différents de ceux de mes profs, alors que mon expérience était mince. Dans toutes ces discussions, les rapports peuvent être gagnants-gagnants, le soignant nous apporte son expérience, et parfois nous apportons de nouvelles idées. Parfois. Mais il faut être ouvert au dialogue et surtout savoir réflechir et argumenter. Ce qui n'était pas le cas de votre interlocutrice d'ou la solution "va, voir ailleurs petite"

Écrit par : Yop | 12/05/2010

Les temps ont vraiment changés. Autrefois les profs vous répondaient que le sujet faisant partie du programme ils ne pouvaient certifier qu'il serait ou non à l'examen, donc valait mieux être au moins attentif à ce qui se dit en cours et non se contenter de prendre uniquement des notes. Mon fils étudiant, dit toujours qu'une bonne écoute d'un cours correspond à une grosse partie du travail, et que cela vaut mieux qu'une prise de note en écoutant succintement.
Quand à couper le prof pour discuter d'un problème mal connu comme la violence intra familiale (à moins de l'avoir vécu) relève d'une certaine impolitesse. Lorsqu'on est vraiment interessé on pose les questions en fin de cours. C'est juste ma façon personnelle de faire quand j'assite à un cours lors d'une formation quelconque.

Écrit par : Totem | 12/05/2010

Bonjour Spyko!

Comment dire je me sens un peu concernée, là, en tant qu'étudiante en soins infirmiers de 1ère année... Mais je ne peux que vous approuver!!
Au départ je pensais que le décalage que je percevais avec certain(e)s était essentiellement dû à la différence d'âge entre eux et moi (j'ai 27 ans donc presque 10 ans d'écart avec les plus jeunes), mais je me suis vite rendue compte qu'avec d'autres, plus vieux, c'était parfois le même irrespect vis-à-vis des formateurs et des intervenants. Pas plus tard que cet après-midi, les "moins vite", attendez!", "pffff!!!", et autres "putain mais j'ai pas eu le temps de noter" ont fleuri dans les rangs de l'amphi. nous sommes quelques-uns à être scandalisés par ce genre de comportement et certains formateurs continuent de nous rappeler à l'ordre, mais certains ont clairement démissionné face à cette désinvolture, et ça me révolte presque autant que l'irrespect dont font preuve ces personnes indélicates, car elles ne se gênent évidemment pas pour, en plus, bavarder et ricaner, ce qui ennuie considérablement les étudiants qui veulent suivre le cours. Je me suis déjà dit plusieurs fois que si j'étais la personne qui faisait cours, j'aurais sûrement dégagé la moitié de la promo pour avoir la paix et permettre à ceux qui veulent suivre de pouvoir le faire dans de bonnes conditions.
Bref, malgré votre métier, vous n'êtes pas là pour me lire m'épancher, mais disons que votre article arrivait à point pour parler d'un sujet qui me tient à coeur!!
Bon courage pour la suite et n'oubliez tout de même pas que derrière les casses-pieds et les je-sais-tout, il y a quelques étudiants avides de savoir qui sont tout ouïes ;)

Écrit par : lulea | 12/05/2010

c'est vrai que c'est abusé ce comportement. Comme tu le dis, ces étudiants font preuve d'immaturité. Le pire c'est quand ça dure même en vieillissant...

Écrit par : celine b | 12/05/2010

Yop : la fuite en beauté, lol, j'aime bcp ce concept ! Mais j'ai pas eu la répartie ce jour là pour le faire. Bref...Si j'en parle ici, c'est que ça me laisse aussi un gout d'inachevé, que je me dis que j'aurai du m'en sortir mieux. Merci de tes commentaires en tt cas.

Totem : idem, je pense qu'une bonne écoute, c'est une grande partie du boulot de faite pour les cours. Je peux comprendre qu'un sujet ne nous passionne pas cependant. Je ne m'attends pas à passionner les foules à chaque fois et qu'on me déroule le tapis rouge. Mais cette sorte d'impolitesse, étendue à une grande partie d'un amphi, c'est la premiere fois que ça m'arrivait.

Luléa : je ne fais pas d'amalgame avec TOUTES les étudiantes infirmières. J'ai déjà fait cours à d'autres promos, et ca s'était tres bien passé, avec des échanges intéressants. Peut être n'était ce du qu'à la presence d'une minorité d'élements perturbateurs. Mais j'avoue que je m'attendais à plus de maturité de la part d'étudiants.

Celine B : en vieillissant, je leur souhaite d'avoir un peu plus de maturité effectivement. Ce qui m'ennuie, c'est cependant cette vision à court terme "c'est pas à l'examen, donc je m'en fous". Seulement, là, on parle aux infirmières de pathologies, de conduites à tenir, et pas de trucs en l'air théoriques ! Si elles écoutent pas, que se passent il ensuite devant le patient ? Chai pas, ça me fait un peu peur cette attitude moi.

Écrit par : spykologue | 12/05/2010

Cher Spykologue,

Un de mes amis, psychologue de son état, m'expliquait il y a quelques temps, que lui aussi au début de sa carrière avait fait de la formation en institut de formation aux soins infirmiers. Comme à cette époque, il en était réduit comme beaucoup d'entre nous à cumuler les vacations et les CDD, ce contrat représentait un pan non négligeable de ses revenus... et c'est la seule raison pour laquelle il le gardait... Quelques temps plus tard, un de ses mi-temps en CC66 s'étant pérénisé, et en trouvant un autre dans l'institution où je travaillais, ce fut avec grand plaisir qu'il colla sa démission à cet IFSI.

Son témoignage recoupait exactement le vôtre :

- Le cours de psycho étant un enseignement optionnel, les étudiants y venaient pour bavarder et finir leur café... Risquant d'avoir salle vide et de perdre son contrat dans ce cas, mon collègue ne se permis jamais de prier les gens qui préféraient tenir salon, d'aller le faire dans le couloir...

- Même question éternelle avant de prendre la moindre note "ça sera à l'examen" ?

- Et évidemment... Réactions intempestives inévitables et permanentes des étudiants qui savaient déjà tout de la psycho mieux que le psy, pour avoir écouté le Doc de Fun Radio, lu Claude Halmos dans psychologies-magazine, et vu Ruffo à la télé... Et qui forcément mettaient un point d'honneur à lui balancer au moins trois fois par cours, qu'il racontait n'importe quoi.


Franchement... cela ne donne pas envie de participer à la formation des infirmiers...

Écrit par : Jack_Addi | 12/05/2010

Jack Addi : non je ne généraliserai pas pour les infirmiers, je suis allé dans d'autres écoles et ca s'était tres tres bien passé, vraiment.
Mais peut être qu'effectivement, ce qui touche à la psycho peut être vu par les élèves infs comme "moins important", moins vital dans leur formation et du coup, cela pourrait expliquer ces attitudes ?

Écrit par : spykologue | 12/05/2010

J'ai vu la même chose dans mes premières années de Fac de psycho il y'a 10 ans maintenant... Venant d'étudiants dans une formation professionalisante c'est un peu affligeant mais à 20 ans, beaucoup sont encore très immatures. Il faut se dire que c'est souvent les plus cons qui parlent le plus fort...

Écrit par : Drew | 12/05/2010

"C’est mon cours qui était d’une nullité affligeante ?"
Si on infère la qualité du powerpoint de celle de ce post (pardon, de ce post) la réponse est évidente.

Écrit par : pedopsy | 12/05/2010

C'est fou ça!
Même en fac d'espagnol on était plus calme et plus respectueux (et pourtant y avait même des profs qui faisaient eux-mêmes des fautes en espagnol, mouhaha c drôle ça )

Je sais pas, limite même sans être étudiante infirmière quand quelqu'un vient te parler de la maltraitance des enfants, tu écoutes tu te tais, tu es sérieuse car c un sujet grave et intéressant, et éventuellement tu poses des questions mais tu te la joues pas genre je sais tout .

C pas très rassurant...vivement qu'elles mûrissent, mais quand elles auront mûri elles diront "ah ben non j'ai jamais eu ça en cours, on devrait hein ça sert dans le métier" lol

bon courage

Écrit par : Opale | 12/05/2010

Ouille, quand même !
Bon, il y a des promos plus soft que d'autres, effectivement. J'ai reconnu la lenteur agacée à la prise de note (en post bac sommes censés savoir noter, rien à redire... mais dans la mesure où on nous laisse les powerpoint, peu de gens prennent la peine de s'agacer... et de noter, et de s'entraîner à la prise de notes, du coup -> cercle vicieux :( ). Le reste des remarques sur la pertinence supposée des contenus et les exams se produisant en sourdine, noyés dans les mots croisés et les livres d'énigmes. Les plus vieux n'étant pas forcément les plus sérieux... Hé oui :)

Par contre, "zut à la fin", ya pleins de garçons dans les IFSI maintenant ;)

Écrit par : p'tite ESI, une autre | 12/05/2010

Drew : oui j'espère que pour les silencieuses, le message est passé

Pedopsy : ah ! vous m'aviez manqué !! Mon coté masochiste se languissait de vos saillies !
Merci de m'aider à travailler ma déjà bien piteuse estime de soi en confirmant la nullité de mes interventions orales ;-) (vous étiez dans la salle ? )

Opale : le "ah j'ai jamais eu ça en cours", je l'attends dans quelque temps quand les mêmes viendront en stage dans mon service...Gnark gnark gnark (rire démoniaque)

ptite ESI : Zut j'ai oublié les garçons. Oui il y en a, je confirme, mais l'habitude est toujours là bien ancré de parler de "l'école d'infirmières"...Sorry !

Écrit par : spyko | 12/05/2010

Bonjour collègue,
Personnellement j'ai donné quelques heures de cours au GRETA pour de futurs instits qui préparaient le concours d'entrée à l'IUFM. C'est vrai que les questions des étudiants étaient parfois confondantes de naïveté...
Peut-être que toucher des questions aussi intimes et persos que la maltraitance, l'inceste etc... amène à des comportements à la limite de l'irrespect dans des strartégies défensives finalement assez banales, non ?
Enfin, il faut être clair, même si les auteurs de programmes de formation des futurs soignants (ça vaut pour les futurs enseignants) saupoudrent ça et là quelques enseignements de psycho, globalement le système n'est pas fait pour sélectionner les futurs meilleurs sur des critères d'humanité et de qualités d'empathie, mais sur des critères de conformisme bétonné et d'adhésion sans faille ni questionnement aux systèmes de pensée les plus consensuels et rentables.
Alors c'est vrai, ça produit des étudiants immatures, qui confondent pensée autonome avec irrespect, ou qui "se mettent en veille" le temps de leurs études au moins, dans une passivité très scolaire.

Écrit par : soumarine | 12/05/2010

soumarine et spyko aussi d'ailleurs : ne sous-estimez pas la portée de votre enseignement, de ce "saupoudrage". Les éléments apportés, s'ils ne sont pas intégrés immédiatement (donc reproduits à l'examen) peuvent mettre du temps à murir dans nos petites têtes d'étudiants un peu cons (faut l'admettre parfois quand même).

Pour avoir eu quelques dizaines d'heures de psycho (faite par de psychiatres, présentations de concepts généraux et utiles en thérapie : TCC, psychanalyse, théories développementales, troubles du comportement, etcc.) et surtout des TD géniaux (axés sur l'annonce de la mauvaise nouvelle la situation la plus rencontrée par les soignants apparement) ou on nous faisait des jeux de rôles, je peux vous dire que :

1. l'examen était confondant de stupidité : des notions par coeur à réciter sur un point obscur du cours dont les profs nous assuraient qu'il ne pouvait tomber à l'examen. Ben sur le coup ils nous ont piégé. Mais personne n'était plus avancé que ça : les profs râlent car les étudiants n'en foutent pas une rame, les étudiants râlent parce qu'ils ont pas que ça bosser (ce qui était le cas, on passait 5 autres matières) et qu'ils ont une vie, aussi. Passionnant, mais surtout ...

2. Cet enseignement m'a permis d'acquérir de notions de base pour le soignant : savoir se taire, savoir quoi dire tout bêtement. Je me souviens avoir completement buggué lorsqu'il m'a fallu jouer un patient auquel on annonçait qu'il était séropo. Ca fait un drôle d'effet. Et je vous raconte pas le temps qu'il m'a fallu pour élaborer une réponse médicale quand il s'est agit de jouer le médecin.

Ce genre d'enseignement laisse des traces dans la vie de tous les jours peut être mais surtout dans la pratique des soignants. Pas à tous les étudiants, mais à suffisamment pour que le message passe et qu'on évite un nombre incalculable de bétises.
Soyez plus indulgents vis-a-vis de vous même et des étudiants quand à la reception de vos cours, Diable! Et peut-être axez votre pédagogie sur des messages simples, des choses qui choquent votre assistance privilégiez les exemples etc.

Enfin bref ce sont des conseils d'un étudiant qui a bien vécu son trimestre de psycho, j'espère que ça contrebalance votre expérience. (Un étudiant qui conseille un prof sur la manière d'enseigner : on aura tout vu, quelle impertinence ces jeunes!)

Bonne continuation.

Écrit par : Yop | 13/05/2010

Soumarine : merci de ton expérience. Est ce que c'est le systeme qui rend les étudiants comme ça ? Je ne sais pas. Disons que je pense surtout que cette fois là, en définitive, je suis tombé sur une promo avec deux ou trois éléments perturbateurs qui ont réussi à saboter le cours.

Yop : merci de ton retour sur les TD, ca avait l'air réellement enrichissant. Je n'ai jamais eu de TD sur l'annonce de diagnostic moi ! Et pourtant quand j'ai commencé à bosser, ça m'aurait bien aidé.
Sinon sur ce que tu dis sur les cours : messages simples, exemples... Tu sais, c'est ce que je fais. J'ai des souvenirs de cours soporifiques de la fac, je ne veux pas faire ça. Donc j'illustre, j'essaie de rendre les choses vivantes.
Mais à un moment, on doit bien faire passer les messages : des définitions à savoir, des notions à connaître. Tout ne peut pas être ludique et sans effort.
J'ai l'impression que, abreuvé de tv et internet, où on zappe, on a des images, des videos, ca va vite, y'a du rythme, j'ai l'impression donc que certains étudiants voudraient des cours comme ça et surtout pas des cours qui demandent un effort.
Ca m'agace reellement les "J'ai besoin de noter ou vous nous donner le powerpoint à la fin ?".
Je veux dire : c'est tres immature comme question ! Meme si je donne le powerpoint à la fin,bien sur qu'il faut noter ce qu'on a trouvé important, complémentaire. Désolé, oui, apprendre demande un minimum d'effort personnel !
Sinon moi, je reste chez moi et j'envois le powerpoint aux étudiants et basta.

Écrit par : spyko | 13/05/2010

Tiens, cela me rappelle C. (stagiaire 1 année) qui vient me dire: "les radiateurs n'étaient pas éteinds au premier ", hummmm c'est moi qui étais au premier, et je lui dis ohh j'ai surement cru qu'il était éteind.
Puis je remonte et là toutes, les fenètres grandes ouvertes, il pleut presque à l'interieur et les radiateurs sur 5 (soit à fond).
j'ai pu comprendre, que les stagiaires savent tout, mais ne font rien ou alors poour nous ... et j'ai enplus, le clone de barbie (la poupée).
Non, je n'étais pas comme cela! au début de ma carrière

et vous souhaitez vraiment un café !?

Écrit par : Myriam | 13/05/2010

Je sens qu'on a besoin d'un spécialiste alors me voilà (et en plus je n'ai quitté l'école il n'y QUE 10 ans alors...)
Donc quelques pistes de réflexion rien que pour toi :

1- Les infirmiers te piquent tes idées, polluent tes coms et sabotent tes cours... donc tu ne les supporte plus et tu fais une nursite aiguë en fait ;)))

2- Depuis 10 ans il n'y a plus d'écrit final au DE. Or de mon temps le coup de "ça tombe ou pas" comptait moins car tout pouvait tomber sur une question du cours à la fin du module... ou à l'examen national donc tout était à savoir... Aujourd'hui le De écrit n'existant plus les étudiants la jouent stratégie, comment leur en vouloir?

3- La psy à fait, fait partie des matières qu'une bonne partie des ide rangent dans la catégorie "ne sert à rien / prise de tête". Il faut savoir que ces matières ne sont enseignées à l'école que depuis 1992 et la fin de la séparation ide psy / ide soin. Certes ça date un peu mais certains ne voient encore leur profession que par les soins et les techniques et se préparent sûrs d'eux une belle carrière en réa ou au bloc...
C'est triste, c'est idiot, mais ça dure...

4- La formation en ifsi est dure. Imbécilement dure. Du coup ne survivent que deux types d'étudiants : les anguilles (insaisissables) et les tanks (ultra blindés et qui avancent droit devant). Les anguilles ne posent jamais de questions en cours... restent donc les tanks. Or c'est pas toujours très fin, un tank.

Jeu concours : Et a votre avis j'étais quoi moi ?? ;)))

5- Le "c'était mieux avant" je l'ai entendu toute ma vie scolaire. En particulier je suis un "voleur de bac" et ma promo en ifsi était "totalement ingérable".
10 ans après les mêmes me disent la larme à l'œil que "rooh le bac D vous aviez quand même un sacré niveau en biologie et en math" et que "nan votre promotion elle était remuante mais on sentait que vous étiez intéressés et que vous vouliez apprendre, aujourd'hui...".
Donc 2 conclusions:
a- (souligné en vert merci) : Soit le niveau baisse vraiment mais nous on était déjà "complètement nuls " et nombreux étaient ceux "qui s'inquiétaient pour notre carrière" alors que reste-t-il encore à descendre?
b- Quand on dit "c'était mieux avant" ça veut dire autre chose... ;))

6- Quoi qu'il en soit, dans ma "promo ingérable" moi j'ai eu un vrai coup de foudre pour la la psycho... Donc qui sait, dans tes rangs il y a surement au moins un mini moi qui boit tes paroles... (ce qui, oui oui, est une bonne nouvelle merci ;)))

7- Je serais toi je dirais deux choses en commençant le cours:
- Je vous donne le poly à la fin donc écoutez surtout
- Ce n'est pas moi qui fais les questions de votre examen mais vos enseignantes... qui n'assistent pas au cours et ne se fient qu'au polycop (qu'il soit ou non le reflet du cours réel qui a été fait)... Il vaut donc mieux pour vous que j'ai le temps de tout vous expliquer merci sinon vous finirez de bosser le cours tous seul avant les examens.

Voilà...

Ah oui et sinon hein ... bon courage !!!

;))))

yann

ps ultime précision, les étudiant ne sont pas des professionnels. Il n'ont pas quitté l'école et n'ont aucune idée précise de ce qu'est un patient et les problèmes qu'ils vont rencontrer... Difficile donc de s'intéresser à quelque chose d'aussi abstrait pour eux (que tu parles de maltraitance ou de mitochondrie la plupart du temps c'est juste une connaissance de plus à ingurgiter sans réfléchir...). Ton cours intéresserait, passionnerait, donc surement (si,si!) des professionnels plus aguerris (moi par exemple) mais là tu ne t'adresse qu'à des bacheliers montés en graine... Tu dois donc adapter ton discours je pense...
Quant à participer à la formation continue des ide, étrangement ça n'existe presque pas... alors que ça serait une super bonne idée de laisser les pros retourner à l'école assister à des cours qui les intéressent... (il s'en est passé en 10 ans...). Mais bon c'est un autre débat.

Écrit par : yann | 13/05/2010

Yann : lol, je n'attendais que ton avis...Non, en fait, pendant que je rédigeais ce texte, j'ai pensé que tu allais le lire, et je me suis dit, faut que je fasse attention de pas paraître accabler les élèves infs en général (sinon Yann va râler, je vais me faire engueuler, putain, j'ai la trouille etc...).
Donc vraiment je le redis : c'est la premiere fois que ça se passe mal avec les infs, d'habitude ca allait vraiment bien.

Ceci dit : je me suis effectivement demandé si mon domaine d'intervention, qui n'étais pas de l'ordre de soins techniques ou de procédures standardisées, allait passionner les foules. La psycho, bof, pas indispensable, je peux comprendre le raisonnement quand y'a une masse de cours à côté.
A coté de cela, les infs avec qui je bosse se plaignent dans leur écrasante majorité de ne jamais réellement avoir eu de cours sur la maltraitance et j'entends souvent dire que ça a manqué à leur formation. Donc je m'attendais (je suis con des fois) à arriver en terrain conquis et à passionner les foules.
MAis comme tu le soulignes, quand on est étudiant, on ne connait pas le terrain, les éventuelles difficultés, et rien ne nous parle vraiment.

Le "c'était mieux avant", oui, tu n'as pas tort, ca fait un peu vieux con. Mais j'ai été franchement étonné ce jour là du sans gêne de certaines étudiantes, de l'impolitesse, du ton employé souvent agressif et accusateur. Et ça, j'avoue, je n'ai pas connu quand j'étais étudiant.

A coté de cela, je me souviens aussi de moments passionnants d'échanges les moments où j'ai pu faire cours, avec des étudiants curieux, pas toujours d'accord, mais j'allais dire "corrects", dans leur facon d'exprimer leurs idées.
J'aime bien moi, les échanges comme ça, c'est rafraichissant,et ca pousse à penser autrement et sortir des routines de pensées, des évidences qu'on peut avoir en tête.
Mais ça peut se faire sans aboyer et sans agresser l'interlocuteur non ?

Enfin, ce que tu dis, sur les infs que ça interesse une fois qu'il y a eu qq années de pratiques : ca je confirme : je fais quelque fois des interventions en interne, pour les infirmieres de l'hopital, et là on sent le public interessé,y'a des questions. Mais là, les personnes ont déjà été confronté à ce genre de cas et donc, elles (et ils, sorry) veulent en savoir plus.

Allez...Et halte à la rumeur, je ne suis pas anti infirmier, y'en a même chez qui je vais lire régulièrement, alors hein, stop ! ;-)

Écrit par : spyko | 13/05/2010

vu dans mon école,
plusieurs profs , de vrais professionnels passionnants on refusé de continuer a faire des cours aux infirmiers, mal élevés, inintéressants selon eux

en revanche ils ont adoré les auxiliaires de puériculture et les aides soignants, pourtant censés avoir moins de diplômes.....
la raison est simple, 20 ans de moyenne d'age chez les infirmiers, 28 chez les auxiliaires et les aides soignants,
des jeunes qui sortent du bac d'un coté , de l'autre des classes ou 80 % des élevés ont une expérience professionnelle solide (quel que soit le job)

alors je suis peut être vieux jeu moi qui n'ai pas encore 30 ans, mais l'age, le vécu et l'expérience il n'y a que ca qui fasse progresser l'être humain

Écrit par : alice | 13/05/2010

Je pense que la jeunesse n'excuse pas l'impolitesse et le manque de savoir vivre.

Écrit par : totem | 14/05/2010

Avant d'étudier en IFSI, j'ai fait 2 ans de fac (biologie/géologie). Donc on était tous des étudiants post bac à la fac (contrairement à l'IFSI). Et pourtant : dans les amphis avec le même nombre d'étudiants, pas un bruit, des cours qui s'enchaînent, des journées plus que chargée au niveau du planning (on pouvait facilement atteindre 9H de cours en une journée), quelques fois des partiels après 19H. Personne ne se plaignait, du moins jamais pendant un cours et tout le monde était présent aux exams.
Après j'ai vu l'IFSI : des étudiants post bac mais aussi des reconversions professionnelles, des personnes en formations professionnelles... Donc la moyenne d'age n'était pas tout à fait de 18 ans. Et pourtant : bruit en cours, des personnes sont scandalisées de "devoir terminer à 17H30" et le font bien savoir, "ça fait 45 min qu'on est en cours et on a pas encore eu de pauses", + tout ce que vous avez décrit : on doit noter? ce sera au partiel ? etc...
Je me demande si la différence ne résiderait pas dans le fait qu'à l'IFSI, les formateurs font plus attention aux étudiants, les connaissent, se demandent s'ils ont bien tout compris, prennent le temps de réexpliquer, les assistent,etc. Alors qu'à la fac, c'est très anonymisé, les profs arrivent font leur cours, repartent, peu importe de la suite et des examens.
Après à savoir quelle méthode est la mieux...

Écrit par : Don Peridon | 14/05/2010

(Trop de commentaires à lire...)

Mettons-nous dans la peau d'un étudiant actuel.

"J'ai 20 ans, je suis adulte, je suis de la nouvelle génération et je surfe sur le Web mieux que le vieux qui cause et qui a un PPT tout môche. Donc! je sais mieux que lui comment ça devrait marcher, comment changer le monde et ce que les gens devraient faire. Là ! C'est normal, je suis plus jeune, je suis à la page, moi ! En plus, je suis sympa, je fais l'effort d'expliquer la vérité au vieux qui comprend rien à la vie moderne et qui se croît au siècle dernier."

Comment ça, j'exagère ?

"Et la preuve que j'ai raison, c'est que les pôtes, ils sont d'accord avec moi."

Écrit par : Sylvon | 14/05/2010

Alice : je trouve que les auxs de puericulture ont souvent des questions tres pertinentes en effet. Le vécu ? Leur formation ? Je ne sais pas.

Totem : bah on a été jeunes aussi... Mais je ne généraliserait pas à la jeunesse en général : y'a des étudiants super motivés et super interessants. Heureusement !

Don Peridon : je ne sais pas quelle est la meilleure méthode en effet. Je m'apercois que mon post se transforme en procès à charge de l'IFSI...Ooops... C'est vraiment pas ce que je voulais!

Sylvon : Euh mais d'abord, il est même pas môche mon powerpoint ! Generalement, je les travaille bcp sur la forme aussi.
Mais sinon, le monologue que vous écrivez ressemble fortement aux pensées de l'interlocutrice que j'avais en face, j'en suis assez persuadé...!

Écrit par : spyko | 14/05/2010

@spyko : ce n'est pas vraiment pour faire un procès à l'IFSI, mais c'était surtout pour dire que ce ne sont pas forcément les plus jeunes les plus perturbateurs en cours (entre autres) ;)

Écrit par : Don Peridon | 14/05/2010

et dire qu'ils vont en cours pour apprendre !


après, il y a des remarques constructives, quand elles ne sont pas prises comme irrespectueuses !
j'ai aussi beaucoup de mal par rapport, au coté protocolaire des IDE, pour eux c'est noir ou blanc pas gris.

Écrit par : Myriam | 14/05/2010

si je peux me permettre de pousser une gueeeeeeuuuulante (en retard certes) à propos des commentaires :
- ce n'est pas juste l'âge ou la génération qui entraîne ce non-respect...
(faut arrêter avec ce "c'était mieux avant", genre on a connu un âge d'or un jour, mon œil :p )
En tant qu'étudiante d'âge intermédiaire pour un IFSI (c'est-à-dire ni sortant du Bac à 18 ou 20 ans, ni maman) en première année, j'ai pu constater que les plus sages comme les plus bavardes ou grande gueule étaient de tous âges : 40, 30, 20, 18 à peine...
Alors, oui, il manque de l'expérience et de la maturité à certaines, mais alors pourquoi accepter des personnes qui sortent du bac au concours si l'on ne pense pas qu'il y ait d'évolution possible.

- je trouve les commentaires du style "ce sera à l'examen?", dès le début du cours en plus, aussi insupportables que spyko, et je n'aimerais pas que cela se passe dans mon IFSI. Par contre, les bavardages ça se passe aussi chez nous, et je compatis... Il n'y a pas beaucoup de remèdes à cela, à part de parler très bas !

- Sur les infirmiers en général, pas besoin d'être très observateur pour savoir qu'on est des techniciennes, qu'on nous demande de nous conformer à x protocoles par jour et qu'en stage on a pas forcément des infs qui nous expliquent pourquoi elles font de telle manière, et qui connaissent les conduites à tenir sur le bout des doigts. (Un seul test, demandez où est quoi dans le chariot d'urgence dans un service plutôt calme en imprévus...) Donc demander à des étudiantes en IFSI, qu'on stresse sur le nouveau programme (en stage : "vous allez avoir votre diplôme bradé", triple lol, et le tien de diplôme pourquoi on l'a réformé ;p ), d'être critique et pas stratégique dans leur façon de réviser... Et pourtant je suis bien d'accord que sur le terrain tout ce qu'on a étudié compte et pas les examens.

Voilà juste ma petite contribution d'avocat du Diable pour tous les étudiants en IFSI, qui ne valent ni plus ni moins que les élèves AS ou auxiliaires de puériculture.
Anecdote : nos formateurs disaient qu'on était super motivés pour les soins d'urgence et que ça changeait des élèves AS... comme quoi une situation = un constat et non = une généralisation, merci!

Écrit par : kee | 15/05/2010

Juste pour dire une chose : quand il s'agit de stages de formation, quelque soit le boulot, eh bien les formateurs ont souvent des groupes, même homogènes plus intéressants que d'autres et n'hésitent pas à le dire, cherchez pourquoi?
Dans certains groupes il arrive qu'il y ait des perturbateurs+++, qui sont là juste pour flinguer le cours, que certains profs. auraient mis à la porte autrefois pour le bien du groupe. Aujourd'hui ils supportent mais n'en pensent pas moins.

Écrit par : totem | 15/05/2010

je ne pense pas que l'on parle ici d'effet génération, bien qu'a voir certain film " la journée de la jupe" ou "Entre les murs" un même effet, un manque de respect.

Et ce qui m'énerve le plus, ce n'est pas l'effet absurde mais plus que cela touche au médicale, à la vie et à la relation.

Donc merci aux élèves, aux formateurs et aux parents...

bon WE pour tous et pensée pour ceux qui travaillent

Écrit par : Myriam | 15/05/2010

j'ai donné des cours pendant quelques mois, même âge. Je faisais ça à la base pour le plaisir d'échanger et d'apporter mon côté "pro" à des gamins qui allaient entrer dans le monde du travail bientôt. Je suis arrivée pleine de bonne volonté, j'ai bétonné mes cours en bossant le We, le soir, trouvé des exemples tirés de mon activité etc. Je me suis trouvée devant une bande de gamins dont la moitié était insolente, non intéressée, me hurlant des "moins viiiiiii-teuuuuu" alors que je fais du 3 à l'heure, me coupant avec des "ça madame, on le sait déjà, c'est pas la peine de nous le dire", puis, une fois que j'avais sauté le point déjà connu (censément) "attendez là, ça vous nous avez pas bien expliqué, on comprend pas...". Sans compter le temps perdu à régler des niaiseries dignes de la 6ème (je suis pas en binôme avec ma copin-eu, je vous préviens, si je travaille pas avec elle, ben je vous rendrai copie blanche!) (il m'a traitée de conne, madame, j'en ai marre-euuuu). Passons sur les profs qui me tiraient dans les pattes parce que je n'étais pas de leur caste. J'ai abandonné, dégoûtée. Jamais plus je n'enseignerai!

Écrit par : la 400 | 15/05/2010

Merci à tous pour vos commentaires ! Je m'attendais pas à ce que ce billet fasse polémique, surtout qu'il n'était à la base ni anti jeunes, ni anti IFSI.
(juste anti-manque de maturité)

Chacun a des expériences différentes, merci de les avoir exprimées, je compte faire un billet réponse dans les jours qui viennent

Écrit par : spyko | 17/05/2010

@ myriam : "le coté protocolaire des ide" ? Si ça vous dit de développer je veux bien faire une note avec vous...
(désolé je n'ai pas votre mail)

a+

yann

Écrit par : yann frat | 18/05/2010

N'embarquez pas Yann dans la polémique, s'il vous plaît, retenez le, empêchez le de partir là ded...
Arghh, trop tard !

Écrit par : spyko | 18/05/2010

Non mais ça va oui?
Je rêve...
Oui mooooosieur je défends ma profession moa moooosieur !!!
(et puis en plus si ça se trouve on est d'accord alors...)

Tsss quand même quel mauvais joueur ce psyko...

yann (Don Quichotte) frat

Écrit par : yann | 19/05/2010

Tiens, j'en profite pour poser une question aux autres "intervenants" extérieurs dans des écoles : j'enseigne depuis un an, et suis toujours surpris de voir que, parmi une trentaine d'étudiants, il y a régulièrement une petite dizaine qui :
- téléphone en cours
- envoie des sms
- surfe sur le web avec leur ordi portable

Quelle attitude adopter ? L'école semble tolérer ces pratiques, qui me semble totalement irrespectueuses pour l'intervenant. Lorsque j'ai fait remarquer que cela perturbait le cours, j'ai vu tout l'amphi se soulever en solidarité avec les autres...

Écrit par : FPM | 19/05/2010

Môssieur Yann, moi, d'accord avec vous ? Je n'ose souligner le ridicule de votre remarque, assorti à vos tirades agressives, ici sur mon propre blog.
Sachez que je ne tolère pas ce genre de débordements indignes de gentilhomme tels que nous. L'infirmier et le psychologue se doivent d'être exemplaires aux yeux de tous, comme vous ne l'ignorez point.
Pour cet affront, Môssieur, je vous soufflette. Et vous resoufflette. Parbleu !
Soyez prêt demain à l'aube, au lieu qui vous siéra. Vous avez le choix des armes (la seringue et la poire à lavement exclues).

FPM : j'adore ! Vous faites remarquer aux étudiants qu'ils ont un comportement inadapté et impoli. Et eux, indignés qu'on ose leur faire remarquer, quittent l'amphi...
Comportement d'enfants gâtés ?
Le problème effectivement c'est que l'école tolère cela et ne donne pas des lignes de conduites strictes aux étudiants (on éteint son tel, et si on veut faire joujou sur l'ordi, alors c'est pas la peine de venir en cours ).
Même experience pour moi lors d'un cours (non, pas à l'IFSI cette fois) : certains étudiants me demandent s'ils peuvent allumer leur ordi portable pour prendre des notes. Je dis "oui", bonne poire. Et durant le cours, j'entends des "bips", des sons, et des rires dans l'amphi. Pas tout à fait crétin, je comprends (et reconnait au son) qu'ils sont en train de s'envoyer des messages via MSN.
Mais quand je les fusille du regard, on me dit avec une tête angélique et contrite, "oh désolé, l'ordi fait du bruit, je ne l'ai pas fait exprès"
Sans pour autant arrêter.
Alors quand on ne fait pas partie de l'école, comme moi, qu'on est juste intervenant extérieur pour deux heures de cours, difficile de tout changer, faire règner la loi et de demander aux étudiants de respecter un minimum de règles si l'école ne le fait pas.
Du coup, on en parle aux responsables de l'école, qui minimisent complètement.
Et l'année d'après, on les envoie se faire voir quand on vous redemande un autre cours.
(vexé, moi ?....)

Écrit par : spyko | 19/05/2010

Ah monsieur de psychologie
La chance est votre amie
Que de venir ici j'ai omis

Sinon en vous jettant à terre
Je vous aurai percé d'un clistere

Mais déjà vous avez fait votre mea culpa
Alors magnanime, vos orifices.... je n'explorerai pas.

Alors je reprends mon gant
Mais gare à vous quand...

;)))

Yann De Saint frat.

Écrit par : yann | 23/05/2010

Ah monsieur de Saint Frat, c'est bien grande couardise
Que de dire le combat fini avant qu'il nele soit.
Vous voulûtes être magnanime, mais je n'ai pas, je crois,
Pardonné votre offense, ma colère reste de mise.

Vous me brandissez comme menace votre clistère,
Plein de sous-entendus déshonnêtes et gras.
Mais cette bien ancienne pratique infirmière
Date du moyen-âge...En êtes vous toujours là ?

Ah monsieur de Saint Frat, que vous êtes chanceux
D'habiter loin de moi, homme bien aventureux !
J'eusse puni cet affront de bien meilleur façon
En vous faisant entendre l'intégrale Céline Dion.

Vous, mis au pilori, j'en aurai profité
Pour vos petites mamies, faire défiler.
(Je crois avoir compris que madame Ginette
Avait quelque passion pour faire votre toilette)

Ah ces vieilles dames, se seraient bien vengées
De vos soins bâclés, et fausses excuses de jours fériés.
Quant à madame la caissière du magasin Virgin,
Elle proposait le fouet, ou mieux la barre à mine.

Ah sachez, monsieur Frat, que je fûts bien tenté
De vous voir ainsi douloureusement expier !
Mais mon âme charitable et mon esprit si doux
Firent que je mis fin bien vite à mon courroux.

Je vous pardonne, allez, continuez à pêcher
(Je ne me fais pas illusion sur votre contrition...)
Faites vos jeux de mots, vos blagues dévergondées...
Allez,je me confesse : j'en ris à l'occasion...
;-)

Écrit par : spyko | 24/05/2010

Ode à spycho ou le suicide du pouet pouet

(versification libre et nulle, toutes mes excuses à Baudelaire)

Puisque tranquillement me laisser
Ecrire, vous est impossible
Acceptez logiquement de voir s'échapper
Celui que vous avez pris pour cible

Non je ne relèverai pas
Les supplices énoncés
Quand en plus vous me reprochez
A moi, d'être gras!

Quelle ironie, quel toupet
Me reprocher la fange
Où vous-même pataugez, étrange
Et spéculaire effet: l'arroseur arrosé

Mais je laisse vos lecteurs trancher
De qui l'affront venait
De qui il faut s'inquiéter
Et je retourne sans regrets...
A mes activités.

Activités, d'ailleurs, en avez-vous vous même?
Je m'étonne, je blêmis, cela m'interpelle
Ascension, Noël, Pâques ou Carême
Vous commentez ad hoc, mes messages, à la pelle...

Mais allez en paix et je ne vous hais point
Oserez-je même dire que souvent vous m'amusez?
Etes-vous enfin si sûr que nous ne partageons point
La même ville, de temps en temps et au gré
De mes pérégrinations, au mois de juin
Pourrais-je donc enfin vous proposer
De me payer pour le moins
un café
...
...
de la paix.

;)))

yann de saint Frat

Écrit par : yann | 24/05/2010

Ce type est encore plus fou que moi!
Je me le suis relu trois fois et je n'en peux plus de rire.

merci Yann !

Écrit par : spyko | 24/05/2010

ah ah


2 à 1 pour Yann, que diantre Psycho vous jetez le gant ?

Écrit par : Myriam | 24/05/2010

Dame Myriam, ce gredin a plus d'un tour dans son sac, et la plume acérée.
Il allie le maniement des vers aux talents infirmiers.
Ne voulant point frayer davantage avec un type si louche
Je m'en vais le front haut, et oui... je botte en touche !

Écrit par : spyko | 24/05/2010

Messirs !
Dames et Dame Myriam
Vous lancèrent leurs foulards
Sans hommages vous allez
Seul troubadour vous touchez l'âme
Mais vous y gagnez petits veinard !
Rêverie, vous semez !

Mais je vous préfère
Bien vivant derrière un écran
que les cheveux aux vents
sans souffle ni air !!

Mais rien à voir avec nos futures collègues
Surdoués du net
de cet article, il en reste
que nous avons encore à apprendre ou à devenir bègue !!

Bonne semaine à vous !

ps: c'est bien la première fois que je fais un tel mot

Écrit par : Myriam | 24/05/2010

ca y est, c'est un délire collectif !
Merci Myriam, ce post est parti completement en vrille, mais j'adore. Ca fait du bien de sourire (surtout une veille de reprise après un grand WE)

Écrit par : spyko | 24/05/2010

Bonjour !

je lis avec attention et délectation votre blog depuis quelques mois. Là, comme vous le constaterez, je rattrape mon retard de lecture en reprenant le fil en mai (j'avais un mot d'excuses, j'ai eu la bonne idée de mettre au monde mon p'tit loup courant mai !).

Donc, je rattrape mon retard et tombe sur ce superbe article... "ah !", me dis-je, "je suis donc pas la seule"...
Je suis moi aussi intervenue auprès d'un public de jeunes infirmières, l'an passé, sur un ensemble de modules consacré aux "médecines douces", étant moi-même de "l'autre côté de la barrière", puisque kinésiologue et magnétiseuse. J'ai accessoirement dans ma besace un parcours en tant que formatrice auprès de publics aussi varié que des cadres bancaires aux scouts pré-pubères.... je ne suis donc pas du genre à me laisser émouvoir par un auditoire, aussi dissipé soit-il.

Et je dois dire que je soutiens sans réserve chacun de vos constats :
oui, ce type de public est étonnamment immature et a bien besoin qu'on martèle certaines évidences qui semblent leur échapper.

Oui, apparemment, la question de l'examen et de son contenu les préoccupe bien plus que le sujet du jour...pour ma part, j'avais choisi d'intervenir sur un créneau "post-examen" (leur module était optionnel) et je n'ai eu que celles qui avaient vraiment envie de découvrir mon métier...autant dire 12 personnes sur un amphi qui aurait du être au minimum trois fois plus rempli.

Oui, les questions cinglantes, les haussements d'épaules et les soupirs semblent faire partie du vocabulaire intrinsèque de ces jeunes étudiantes.

Oui j'avais moi aussi fait un beau powerpoint que j'ai tenté de lire avant de le mettre de côté et d'opter pour la version "je-zappe-70%-de-mon-intervention-et-je-leur-fais-du-sur-mesure". Parce que concernant le terrain glissant des "médecines douces" il y a du boulot pour calmer les esprits qui s'emballent ("on va faire des miracles en agitant les mains dans les hôpitaux"...voui voui voui...) et leur rappeler les bons vieux basiques (c'est encore en touchant avec respect un malade, en l'écoutant réellement et en respectant la dignité de chacun que vous ferez le meilleur job).

Bref : je garde un souvenir amusé de cette expérience, quoique cela ne me rassure guère en tant que patiente potentielle...je me souviens avoir sursauté à la maternité lorsqu'une jeune femme s'est présentée à moi en me disant : "bonjour, je suis infirmière..."

;-)

Bonne continuation, monsieur le psy,

Amicalement,

Gaëlle

Écrit par : Gaelle | 08/07/2010

Gaelle : j'avais tendance à croire que je faisais un peu "vieux con" à me plaindre du comportement de certains étudiants... MErci de me conforter un peu alors :-)

Écrit par : spyko | 10/07/2010

Mmmouais... En même temps, si une magnétiseuse était venue me faire un cours à la fac, je ne suis pas persuadé que j'aurais écouté son cours avec beaucoup d'intérêt... Surtout après mon module de première année d'épistémologie sur "La suggestion : du magnétisme animal à l'hypnose, de l'hypnose à l'effet placébo"...

Idem avec la kynésiologie dont il est reconnu qu'elle ne repose sur aucun fondement scientifique... Moi les gens qui me racontent qu'ils déterminent les types de traumatismes inconscients subis et à quel âge, rien qu'en étudiant la musculature d'une personne... en prétendant guérir les problèmes de couple, le stress avant les examen et la dépression en s'occupant du corps... Je le demande ce qu'ils fichent dans le cadre de la formation aux soins infirmiers !

Médecines douces (et factures qui le sont moins)? Ou bouchon permettant de bien mettre à l'écart tout questionnement subjectif sous couvert d'effet placébo? Quelle honte !

Laisse tomber Spyko ! S'il y a un "vieux con" ici, je veux bien être celui-là avec ce que je viens de lire !

Écrit par : Jack_Addi | 12/07/2010

La fonction infirmière ainsi que les études pour y parvenir rendent idiot. Je le sais, je suis infirmier, et j'ai laissé des neurones tout au long du chemin. Sans blague !

Écrit par : Barn | 11/11/2011

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