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31/03/2010

Psychologie sauvage

Je déteste les psys qui voient du sens partout, tout le temps, avec tout le monde.
Je sais bien que Freud, dans Psychopathologie de la vie quotidienne, s’est ingénié à nous démontrer qu’on peut trouver du sens au moindre de nos actes quotidiens, mais quand même.

Certains psys avec qui je travaille ont cette détestable habitude de vouloir coller du sens partout. Alors, que ce soit au sein de leur consultation, avec un patient qui est venu les voir pour ça, qui est demandeur, franchement, rien de choquant.
Mais que ce soit en réunion, au détour d’un couloir ou au cours du repas, ca m’agace sérieusement qu’on veuille à tout prix coller du sens au moindre de mes mots, de mes actes ou de mes pensées. Je suis psy, ok, mais je suis pas psy 24h/24 en train de dire à ma femme « chérie, tu as fait brûler le gigot, est ce pour me signifier que notre amour s’est consumé ? ». Ou dire à mon fils qui me supplie « Papa j’ai envie de pipi » : « Ah mon chéri, tu appeles papa. Comme c’est intéressant. Et pourquoi pas maman ? »… « Papa je te dis que j’ai envie de pipi, là maintenant ! ». « Ah, d’accord. Mais je te sens stressé. Cette inquiétude est elle en lien avec quelque chose que j'ai fait dans le passé ? ».

Enfin bref, vous avez compris le principe.
Je déteste quand je discute avec une collègue psy, que celle-ci reprenne un mot dans chacune de mes phrases, qu’elle va répêter d’un air profond et pénétré, comme si j’avais dit une énormité.
Genre « Il fait beau aujourd’hui, ça fait du bien »

« Oui…Ca fait du bien tu as dis ? Tiens donc….Ca fait du bien ?…hmm hlmm  » (pour être un bon psy, finissez vos phrases par un hmm-hmm lourd de sens. Ca fait flipper les gens en face qui ont l'impression que vous savez tout sur eux. Ca marche à tout les coups)
Le tout en mettant le menton sur la main, en hochant la tête, et en répétant la phrase sur un ton mystérieux, lourd de sens, que moi, bien sur,  je n’ai pas capté.

Parce que, ou bien c’est une technique de certains psys, de repéter en écho les phrases des gens, juste pour les forcer à réfléchir et à trouver du sens (alors qu’eux n’ont aucune idée de ce que la personne a bien pu vouloir cacher).
Ou bien, ils sont véritablement clairvoyants, incroyablement doués, et saisissent instantanément le sens caché de chacun de nos mots et gestes. Alors que moi, je galère à parler longuement en entretien avec les gens pour bien comprendre leur demande et leurs souffrances, et que je capte rien instantanément des pensées cachées des gens, et même que j’ai du louper le cours sur la télépathie à la fac de psycho, franchement, c’est balot, ça aurait été vachement plus vite en consult.

J’aurai une petite préférence pour l’hypothèse numéro 1 (qui flatte un peu plus mon ego) .
Et je deteste toujours autant cette collègue à qui, quelque soit le sujet dont je parle, va toujours me renvoyer des choses personnelles, complètement hermétiques mais qui ont l’air d’être pleines de sens et de gravité pour elle.
Extraits :

« Oui, je voulais te parler de l’enfant Machin, je suis préoccupé par son cas parce que…

« Ah…Comme ça tu es préocuppé….Préoccupé….hmm hmmm….(air profond et pénétré. Hochement du menton)
« Euh…oui…Parce que…. Alors voilà, elle présente des troubles alimentaires avec refus, et donc j’ai essayé de la faire verbaliser par le jeu et..

« Essayé ? (rire qui semble être empreint d’une profonde pitié pour le benêt en face)… Tu as essayé ?…

« Euh…oui (là je perds mes moyens parce que je n’ai pas accès au sens profond, caché, mystérieux et profondément important de chacun de mes mots – je vous rappelle que j’ai raté aussi le cours à la fac sur « La profondité des mots qu’on dit et le sens caché de ce qu’on dit pas «  )

Enfin voilà, je suis son collègue pas son patient. Mais je vois que certains psys se comportent comme ça avec tout le monde, croyant que chacun d’entre nous, pauvres mortels, ne faisons qu’attendre anxieusement que le psy nous délivre la vérité sur nous-que-même-on-l’aurait-pas-comprise-tout-seuls.

C’est juste un chti peu prétentieux et ça m’agace prodigieusement.
Et franchement, je trouve que ça dessert complètement notre profession. Après tout, si je dîne avec un comptable, il va pas me demander de lui montrer ma feuille d’imposition. Si je discute avec un médecin, il me demande pas de relever mon Tshirt pour un coup de stétho.
Alors pourquoi le psy, hors de son cabinet, veut analyser tout le monde ? Non mais des fois ?

Sinon, je vous rappelle que j’ai aussi raté le cours à la fac sur « Je détiens la vérité sur les gens et je me dois de leur dire parce qu’ils sont trop bêtes pour comprendre tout seuls. Même s’ils ne m’ont rien demandé. Et SURTOUT s’ils ne m’ont rien demandé. »

Mais des fois, je suis bien content d'en avoir raté des cours à la fac...

 

15:13 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (43) | |  Facebook

30/03/2010

Faites appeler l'externe

Aujourd'hui l'interne du service est un peu débordé. Aussi,il fait passer ses coups de fils et ses demandes par l'externe.
Mais probablement sans rien lui avoir transmis comme info. Pas le temps. Mais du coup l'externe ne prend pas le temps de se renseigner. On lui dit, il fait...

Donc....Mon téléphone sonne.

"Oui alloooo ? (voix chaleureuse et empathique du psy prêt 24h/24 à l'écoute)

"Bonjour, c'est le service d'hospitalisation. Vous êtes le pédopsychiatre ?

"Ah non, désolé, moi je suis psychologue"

"Ah...ok.... Bon.... Ben c'est pareil.... Il faut que vous passiez pour...

"Attendez, attendez...Non, c'est pas pareil. Vous voulez le psychologue ? Ou le pédopsychiatre ?

"Euh....Je me renseigne...Attendez...(deux minutes)...Allo ? Oui, bon, vous êtes le psychologue alors ? Oui bon, ben ça ira quand même. (j'adore....Genre : si on a que ça sous la main....)

"Et vous m'appelez pour ?.....

"Pour voir un patient chez nous.
(Noooooon ??? C'était pas pour un tarot cet apres midi ? Ah ben zut alors)

"Oui je me doute...Mais c'est pour quel souci

"Euh...Une maman épuisée. Elle a des soucis d'allaitement. Ca ne marche pas. Son enfant se réveille souvent. Elle est épuisée

"ah ?...(le psy cherche...Mais qu'est ce que je viens faire dans cette histoire moi....)....Epuisée...Vous voulez dire peut être : un peu dépressive ?

"Non épuisée

"Ecoutez...Je ne vois pas très bien ce que je peux faire alors...Elle a plutôt besoin de conseils sur l'allaitement ou le passage aux biberons plus que de ...

"Non mais aussi, elle n'arrête pas de s'excuser quand elle demande quelque chose aux infirmières...Elle va pas bien vous voyez...

"Ah...(oui c'est plus clair tout à coup jeune homme, elle a le fameux syndrome d'épuisement excuso-maternel, suis je bête)...Mais je continue à ne pas bien voir ce que je peux faire dans ce cas ?

"Attendez...Je me renseigne...(deux minutes....Le garçon connait bien ses dossiers...J'aime....).... Oui ben, l'interne dit qu'il faut que vous passiez.

A court d'arguments, et un peu dépité, je finis par lâcher "ok, je passerai voir de quoi il en retourne alors"

Pour me retrouver quelques heures plus tard devant une maman qui ne sait pas quoi me dire.

"Mais madame, personne ne vous a dit que le psychologue allait passer ?

"Ben non.... Mais, remarquez, je veux bien vous parler moi si vous êtes là...Mais surtout, j'aimerai avoir des conseils sur l'allaitement, je n'en peux plus..."

Ainsi donc, une maman épuisée par un allaitement qui se passe mal aurait besoin....De conseils en allaitement ?
Il a fallu mobiliiser un interne, un externe et un psychologue pour aboutir à cette jolie conclusion que j'ai écrite sur le dossier "Pas de demande concernant une prise en charge psy. Souhaite être conseillée et soutenue dans son allaitement".

Magnfique. J'aime quand l'hôpital est efficace comme ça...!

28/03/2010

faux souvenirs

On a tendance à croire en notre mémoire et à être persuadé que nos souvenirs sont des faits gravés dans le marbre et indélébiles.
En gros, on compare notre mémoire à un magnétoscope : ce souvenir de vacances dont je me souviens, c'est parce qu'il est enregistré tel quel dans ma mémoire, comme un camescope l'aurait filmé et que je me le repasse en mémoire, exactement comme il a existé.
Mais c'est une erreur monumentale. Les souvenirs ne sont pas des enregistrements, mais des reconstructions.

Si je peux vous raconter le mariage à l'église de cousine Charlotte, c'est parce que je me souviens (un peu) de ce qu'il s'y est passé, mais aussi parce que dans ma mémoire, j'ai le visage de cousine Charlotte, parce que je sais ce qu'est une église et à quoi ca ressemble, parce que je sais qu'un mariage ca veut dire robe et costume, qu'à l'église il y a un prêtre.... Mon cerveau va mélanger ce que je sais et ce dont je me souviens, va combler les manques, les trous, pour finir par présenter un souvenir à peu près acceptable. Mais qui ne sera pas, et de loin, la vraie scène de ce jour béni pour tata Corinne qui mariait sa fille aînée.
Si je me souviens du "Oui" échangé, c'est aussi parce que je sais qu'il y en a toujours un aux mariages. Ca, c'est une connaissance. Mais est ce que je me souviens du "oui" parce que je m'en souviens, ou parce que je sais qu'il y en a toujours un (et donc, je reconstruit la scène dans ma mémoire) ? Ce n'est pas exactement la même chose...
Un souvenir c'est donc toujours un mélange entre des souvenirs et des connaissances Et toujours enclin à la reconstruction.

Et comme ce n'est pas figé et inscrit dans le marbre, un souvenir peut toujours être remodelé. Toujours.
Avec le temps d'abord. Avec aussi ce qu'on entend autour de nous, les gens qui nous en reparlent, les petits changements qui s'insinuent sans qu'on fasse attention.
A force d'entendre d'autres versions, le temps aidant, notre souvenir se déforme et ce faux souvenir devient pour nous la réalité. C'est assez terrible.
Le plus terrible étant dans les prétoirs où des témoins de bonne foi témoignent de choses fausses et complètement inexactes...

Vous vous dites, moi je suis au dessus de ça. Mes souvenirs sont réels, pas déformés, pas déformables.
Détrompez vous. N'importe qui est à la merci de faux souvenirs.

Une expérience réalisée par une psychologue, Elizabeth Loftus, à ce sujet est assez édifiante.

(Loftus, E. F., & Pickrell, K. L. (1995). The formation of false memories. Psychiatric Annals, 25(12), 720-725.)


On prenait des sujets et on leur faisait lire quatre récits sur leur vie, rédigés par un membre de leur famille.
Or, un de ces récits était faux : ils se seraients perdus étant jeunes dans un centre commercial et ramenés par une veille dame à leurs parents (on s'assurait évidemment que cela ne leur soit pas arrivé pour de vrai !).
Mais simplement, on leur présentait donc tous ces récits comme rigoureusement exacts et rapportés par un membre de leur famille.
On leur demandait alors d'essayer de s'en souvenir, d'y penser. On les obligeait donc à se faire des images mentales de ces souvenirs, et aussi  du faux souvenirs.
On les revoyait trois fois et trois fois on leur demandait de se rememorer les faits. Bien sur, aucun n'était informé que parmi les quatres récits, un était faux.
A la fin, on les questionnait afin de savoir ce dont ils souvenaient s'être réellement produit.
Et bien, 25% des participants à la fin disaient se rappeler s'être perdus dans le centre commercial.
Un quart ! C'est énorme non ? On peut implanter des faux souvenirs chez un quart d'adultes de façon très simple !
Le procédé n'était pas compliqué à comprendre : à force de se créer des images d'un faux souvenir, d'y repenser, de se projeter soi même dans ce souvenir, on finissait par ne plus savoir s'il était vrai ou faux.
D'autant qu'il était présenté comme rigoureusement confirmé par un membre de la famille.

Pour l'anecdote, on avouait aux participants à la fin la supercherie et le fait qu'ils ne s'étaient jamais perdus dans un centre commercial.
Et bien, un participant n'a jamais, jamais, jamais voulu croire que c'était un faux souvenir.
De quoi avoir un peu de modestie et d'humilité face à nos souvenirs...

Repensez à tous vos souvenirs de prime enfance. Vous en souvenez vous réellement ? Ou bien est ce des images que vous vous êtes recréer à force d'en entendre parler ? Ou bien parce que la photo est dans l'album familial ? Est ce un vrai souvenir ou une reconstruction ??

Pour finir à ce sujet, voici le récit de Jean Piaget, un célèbre psychologue, qui a toujours eu le souvenir, jusqu'à ses quinze ans, qu'il avait failli être enlevé quand il était tout petit.

« Un de mes plus anciens souvenirs daterait, s’il était vrai, de ma seconde année. Je vois encore, en effet, avec une grande précision visuelle, la scène suivante à laquelle j’ai cru jusque vers 15 ans. J’étais assis dans une voiture de bébé, poussée par une nurse, aux Champs-Elysées (près du Grand-Palais), lorsqu’un individu a voulu m’enlever. La courroie de cuir serrée à la hauteur de mes hanches m’a retenu, tandis que la nurse cherchait courageusement à s’opposer à l’homme (elle en a même reçu quelques griffures et je vois encore vaguement son front égratigné). Un attroupement s’ensuivit, et un sergent de ville à petite pèlerine et à bâton blanc, s’approcha, ce qui mit l’individu en fuite. Je vois encore toute la scène et la localise même près de la station du métro. Or, lorsque j’avais environ 15 ans, mes parents reçurent de mon ancienne nurse une lettre leur annonçant sa conversion à l’Armée du Salut, son désir d’avouer ses fautes anciennes et en particulier de restituer la montre reçue en récompense de cette histoire, entièrement inventée par elle (avec égratignures truquées). J’ai donc dû entendre comme enfant le récit des faits auxquels mes parents croyaient, et l’ai projeté dans le passé sous la forme d’un souvenir visuel, qui est donc un souvenir de souvenir, mais faux ! Beaucoup de vrais souvenirs sont sans doute du même ordre. » (Piaget, 1946).

21/03/2010

Super Nanny bis

Supernanny est disparue trop tôt, parce que croyez-moi, il reste du boulot...

Cette semaine, consultation pour un petit garçon de trois ans. Venu avec sa maman, sa mamie et sa petite soeur de 20 mois.
Les doléances pleuvent dès la première minute : il n'écoute rien, il fait des colères, il ne veut pas manger, il ne veut pas dormir, c'est épuisant.
Tout comme est rapidement épuisante l'ambiance dans le bureau puisqu'au bout de 2mn30 de temps de préchauffage, frérot et soeurette commencent à retourner le bureau, les jeux, les jouets, toucher aux interrupteurs, escalader, jeter....Le tout sous l'oeil bienveillant et attendri de maman et mamie.
Bon, me dis-je, je commence à entrevoir les limites qui sont posés pour ces bambins....Retroussons les manches et allons-y...

Je tente d'abord de comprendre ce que se joue autour du sommeil.

"A quel heure se couche-t-il habituellement ?"

"Oh...Aux alentours de 22h...22h30..."

"Mais c'est beaucoup trop tard pour un enfant de trois ans vous savez ! Il faut qu'il soit au lit de bonne heure"

"Ah...Mais en fait... Il y va. De bonne heure. Des fois. Des fois, il est couché à 20h. Pas toujours. Ca arrive quoi".

"Bon ok. Et comment s'endort il ? Il y a une histoire, un câlin ? Comment faites vous habituellement ?"

"Euh ben...Il s'endort dans mon lit en fait.

"Ah bon ? Mais il s'endort comment ? Avec vous ? Il attend que vous soyez couché ?"

"Ah non. Il s'endort dans le canapé, quand on regarde la télé"

"Mais vous me dites qu'il s'endort dans votre lit ??"

"Ah ? Des fois. Mais des fois dans le canapé. Ca dépend. Des fois dans son lit aussi. Pas tous les jours."

Ouh là...Je ne comprends plus rien. Si moi, adulte, là, dans mon bureau, je ne comprends rien au cadre posé à cet enfant, je n'ose imaginer ce que lui en comprend...
Je commence à redonner, en bon psychologue, le B.A-BA des règles d'hygiène de sommeil, heures régulieres, ambiance calme du coucher, petits rituels d'endormissement.
Je regarde la maman. Elle m'écoute sans m'écouter. Semble n'en avoir rien à faire de mes bons conseils, hoche de la tête avec l'air de dire "de toute facon, je ferai ce que je veux à la maison".

Un peu joueur, je tente le test ultime. Alors que je lui explique l'interêt des petits rituels du soir, je m'arrete en plein milieu de ma phrase, genre "et ce serait important que vous puissiez....".
J'attends.
Pas une réaction.
Rien.
Elle me regarde l'air vague. Puis finit par conclure "d'accord !", ayant réalisé que je ne parlais plus. Sans même avoir compris que ma phrase n'était pas finie.

Pendant ce temps, frérot et soeurette entreprenaient l'escalade d'une petite table dans le coin du bureau, sans aucune réaction maternelle....

Ma seule question, une fois la famille sortie : mais qu'attendait elle cette maman, puisque, tout de même, elle est venue en consultation ?
Probablement une recette "miracle" qui ne demanderait pas trop d'effort ni de remise en cause des habitudes familiales.
Que le psy peut être parle à l'enfant qui, ô miracle, se mettrait dès le soir même à aller se coucher seul à heure fixe sans faire de colère.
Mais là, je parlais de remettre des règles, changer les habitudes, se remettre en question, et j'ai senti que c'était impossible, insurmontable.

Le problème est que ce petit bonhomme évolue sans cadre strict.... Déjà qu'il se met en danger dans mon bureau, je n'ose imaginer ce que ça pourrait être à l'extérieur, dans quelques années.
J'ai refixé un rendez vous. Je n'ai pas pu faire passer beaucoup de message. La maman est déçue car je ne lui ai pas livré de recette magique. Moi embêté de n'avoir pu aider personne.
Bref, tout le monde est insatisfait.

De plus en plus souvent, j'ai l"impression d'être éducateur avant d'être psychologue. Remettre un cadre. Du bon sens. Avant de fouiller des choses plus psychologiques.
Je n'ose vous parler de cette enfant de huit ans qui regardaient des films d'horreur (Freddy, ça vous dit quelque chose ?). Et, quand je m'en étonne à la maman, celle-ci de dire "oh, oui, je sais, elle ne peut pas s'empêcher d'aller fouiller dans les DVD du salon et à chaque fois, elle regarde les films d'horreur. Pourtant, on lui dit que c'est pas de son âge".
"Mais....Il ne suffit pas de lui dire, il faut enlever ces DVD du salon !"
"Ah...Mais c'est les DVD de mon mari, il va pas être content vous savez..."

Je dois passer pour un super vieux con, moi, avec mes regles, mes limites et mon cadre à imposer.