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28/02/2010

Ouverture facile

L'inventeur de la mention "ouverture facile" est un gros pervers.
Un salaud. Qui devrait être poursuivi pour crime contre l'humanité.
Je suis sur qu'il s'éclate tout seul chez lui à nous imaginer, heureux, soulagés, content de lire sur le paquet "ouverture facile", pensant déjà régler l'affaire en deux coups de cuillère à pot.
Que nenni ! L'emballage facile est un traitre !!
Il te fait croire qu'il s'offre à toi alors que tu vas y passer deux plombes en manquant d'y laisser un doigt/un oeil/une veine (rayez la mention inutile)

Suis je le seul à ouvrir mon paquet de gruyère rapé là, juste en haut, où la mention "ouverture facile" est écrite en gros, et constater que l'ouverture facile finit par se déchirer et éventrer mon paquet jusqu'au beau milieu.
Et une fois déchiré, c'est là que vous constater sur le devant du sachet, la jolie mention "sachet refermable". Ben tiens. Refermable, maintenant que le paquet est depecé de bas en haut ?
L'inventeur d'"ouverture facile" a du fonder un club avec celui de "sachet refermable". J'en suis sur. Ils doivent éprouver une jouissance extrème de nous imager dans nos cuisines.
Parce que mine de rien, c'est du boulot. Il faut que de loin, vraiment, ça ai l'air d'être une ouverture facile. Pour que des gogos en achètent plein d'espoir et d'ouverture facilitée en tête.

Et que dire de ces boîtes de conserves avec le petit anneau métallique. Ouverture facile. Sauf que le dit-anneau vous casse entre les doigts. Au beau milieu de l'ouverture de la dite boite. Et que vas-y, tiens, maintenant, à l'ouvrir ta boite à moitié ouverte/fermée, sans y laisser un tendon.
Et je ne parle pas de la brique de lait/de jus d'orange qui t'explose à la figure quand tu essaies de déchirer à la main sur le petit pointillé joliment dessiné par le même pervers.
Et les CD... Un poeme. La pochette plastique du CD, c'est un bonheur. Derrière, là, juste derrière, l'inventeur de la protection plastique t'as mis une petite languette de plastique qui depasse pour que tu tires dessus. Sauf que le dit-plastique s'arrache à mis parcours une fois sur deux.

Non, c'est clair. Tu auras mis moitié moins de temps en le faisant à l'arrache, comme d'hab, avec les dents, un ongle ou une paire de ciseau.
Mais non, toi, très scolaire, tu lis "ouverture facile", et hop, tu fonces tête baissée dans le piège....
Et tu passes deux fois plus de temps, avec deux fois plus d'enervements, et deux fois plus de risque d'y laisser une partie de ton anatomie.

C'est décidé, je n'acheterai plus que des emballages marqués "ouverture complexe". Ou bien "Casse tête chinois". Ou bien "réservé aux plus de 150 de QI".
Au moins les choses seront clairs. Je mettrais peut être deux mois à les ouvrir. Mais je me sentirai super content de moi quand j'aurai réussi.

Parce que là, pas même réussir à ouvrir une ouverture facile, franchement, ça fout les boules, ça énerve, et ça retentit sur l'estime de soi quand même !
Finalement, ce gros pervers d'inventeur, il doit être psychologue.
Parce qu'avec tout ces gens qui se sentent nuls à pas réussir à ouvrir un truc facile, ça en fait des clients potentiels au narcissisme dévasté.


Bon.Ben...Je devrais te dire merci alors ?

22:18 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (23) | |  Facebook

26/02/2010

En passant

Je suis désolé de vous avoir abandonné ces dernières semaines, mais pas mal de soucis personnels et professionels m'ont fait déserté le net.
Le blog me manque, vos commentaire aussi.
Je reviens dès que je peux !

03/02/2010

Efficacité administrative

A l'hôpital, il faut rapporter des sous.
Et pour ce faire, il faut facturer au client au patient tout ce qu'on peut facturer.
Là où je travaille, avant de rencontrer le psy, le médecin, l'infirmière, le patient doit d'abord se présenter au bureau des entrées, où il donne carte de sécu, mutuelle et où on prend tous les renseignements administratifs nécessaires.
Cela prenait quelques minutes.

Mais, nos chers administratifs ont du trouver que cela ne convenait pas. Ils se sont surement réunis, longuement, et maintes fois, pour se demander comment ils pourraient soigner facturer avec encore plus d'efficacité nos clients patients.
Ils se sont dit qu'il faudrait surement ajouter tel et tel renseignement. Demander telle information au patient.
Au total, plein d'infos en plus pour être sur de ne rien oublier et que le patient la facture soit bien soigné bien réglée au final.

Tout cela allait surement faire de plus belles facturations, et beaucoup plus de sous pour l'établissement. Youpi !

Mais zut, le logiciel idoine pour cela n'était pas prévu pour absorber tant de nouvelles données. Heureusement, nos chers têtes pensantes administratives se sont dit qu'on pouvait rajouter là une fenêtre, là une nouvelle page, là une case, là une flèche...
Bref...Une très complète mais très confuse usine à gaz ce logiciel...Ils étaient très satisfaits probablement au bout de leurs quarante douze réunions d'avoir concocter un logiciel complet qui permettait de recenser toutes les données pensables et inimaginables pour la facturation. Pour un peu, ils en auraient pleuré de bonheur.
"Oh regarde, si je rajoute une nouvelle fenêtre ici, je peux te calculer le ratio de machintruc sur bidulechose !
"Purée, je suis trop jaloux, alors moi je te rajoute trois nouvelles cases à cocher, et une liste déroulante,  comme ça je te calcule le taux de trucmuche normalisé !"
Bref, c'était super rigolo. C'est un truc de comptables, vous pouvez pas comprendre.

Ils avaient juste oublié un truc. On accueille un patient à l'hôpital, et pas un bilan comptable.
C'est sympa dans un bureau de se dire "on pourrait demander ça et ça et ça".
C'est moins rigolo pour le patient en face qui se prend douze mille questions à l'entrée, en préambule de toute consultation.
C'est nettement moins drôle quand on s'aperçoit que le logiciel a été conçu pour les comptables mais pas pour les patients : c'est à dire qu'il est extrêmement peu pratique, lourd et très long à manipuler. Des tas de cases à cocher, de listes à dérouler, de pages à afficher. Ca passe dans un bureau : c'est plus dur avec un patient en face...

Résultat : là où on accueillait un patient en quelques minutes, il en faut maintenant entre 10 à 15 .Les files d'attentes devant le bureau des entrées se rallongent. Les patients râlent.L'attente initiale, à l'accueil donc, avant d'avoir vu le moindre médecin, infirmière ou psy, se monte en moyenne à 30 mn.
Les patients arrivent donc systématiquement en retard à leur rendez vous médical.
Les plannings sont désorganisés, les médecins (et moi !) tous en retard.
Les services d'hospitalisation râlent, car les médecins retenus dans leurs consultations, n'arrivent plus à passer voir leurs patients hospitalisés.
Les retards finissent par se cumuler, et les consultations prennent facilement une heure de retard en fin de journée...

Les administratifs, finalement convoqués par les médecins, ne comprennent pas que personne ne s'extasie devant leur beau joujou.
"Mais on a besoin de toutes ces infos nous !"
Oui...Mais nous, on a de l'humain en face de nous. De l'humain qui n'aime pas être accueilli par une file d'attente de 30 mn à l'entrée du service, pour aller ensuite dans la salle d'attente  du médecin où il attendra aussi.
On est en pédiatrie. Attendre une heure avec des enfants, cela veut dire pleurs, colères, énervements.... Consultations qui se passent mal...

Ah oui... Quand on est administratif, quelque fois, on oublie qu'il y a des patients, en bas, dans les services, et pas que des ratios, des pourcentages et des statistiques.

Au final, devant le tohu-bohut et le ras le bol général, de l'infirmière au chef de service, les administratifs ont trouvé la solution.
Pour faire fonctionner leur beau logiciel qui devait rapporter plus de sous à l'hôpital, il a été décidé de doubler les agents d'accueil pour éviter l'attente....
Du coup, ça coute plus cher qu'avant.

J'aime l'hopital...!

 

 

21:40 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook