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06/11/2009

Pas un vrai homme

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Jérémy est assis en face de moi, et depuis cinq minutes qu'il est entré dans le bureau, il se tortille les mains, et visiblement, n'arrive pas à entrer dans le vif du sujet.
C'est un ado de seize ans, plutôt mature a priori, venu seul en entretien sans ses parents car "il avait besoin de parler".
Ca, c'est ce qu'il me dit d'emblée.
Ensuite, c'est plus compliqué. J'ai, moi, son dossier sous les yeux et je me doute de ce pourquoi il est là.

Jérémy souffre d'une insuffisance hormonale depuis sa naissance. Pour qu'il se développe normalement, qu'il fasse sa puberté et devienne un homme, il a fallu le supplémenter en hormones, injections, etc...  Pas évident. De plus, le médecin qui le suit (je vois le compte rendu dans le dossier) s'intéresse de très près à sa puberté, normal, mais du coup, la surveillance est particulière et surement douloureuse pour ce jeune homme : on surveille l'évolution de ses poils pubiens, de la taille de ses testicules, de sa verge, afin de voir si tout avance correctement. Plutôt lourd pour un ado..

Bref, face à moi, j'ai un garçon qui parait un peu moins que ses seize ans. Cependant au niveau des caractères sexuels, pas de doute, c'est indubitablement un garçon, il n'a pas du tout un aspect androgyne.

Jérémy ne sait pas comment commencer... Il veut parler de choses...Personnelles... En rapport avec son corps me dit il ... Mais il n'arrive pas à me le dire clairement.

Je mets vite fin à son supplice. Je ne voulais pas le torturer, du tout, mais j'attendais, voir si il arrivait à m'exprimer tout seul sa demande, ce qu'il attendait de moi... Et c'est très douloureux pour lui. Donc je lui dit que j'ai son dossier sous les yeux, que je sais pour quel souci il est suivi ici. Je lui demande si c'est de ça dont il souhaitait parler. Il me dit que oui.

Et s'en suit un très bel entretien. Très touchant.
Parler de soi, des fondements même de soi, c'est à dire son identité de genre, ce qui fait de nous un homme ou une femme, c'est très difficile, très douloureux... Pour la plupart des gens, ça ne pose aucun souci, on est "fille" ou "garçon", sans que jamais cela nous ai posé question.
Mais pour Jérémy, si.
Encore une fois, dans son dossier médical, aucune ambiguité sexuelle, il est bien garçon, sans aucun doute. C'est "simplement" un problème d'hormones qu'il faut supplémenter.
Mais pour lui, c'est un problème d'identité. Il le vit comme cela. Il ne sent pas un "vrai" homme. Les "vrais", ils n'ont pas besoin de piqûres, de médicaments, de testostérone pour devenir des hommes. Leur corps le fait tout seul.
Jérémy se sent un "sous-homme", un "faux". Pour lui, ce sont les médicaments qui lui ont donné son identité, comme si c'était ajouté, artificiel...

Il me parle toujours sur le fil de l'émotion, les larmes qui pointent et qui sont vite contenues. Il est impressionnant de maturité, de contrôle... Je me dis que j'aimerais bien qu'il puisse les laisser couler, ses larmes... Pour se soulager un peu. Mais il n'est pas comme ça Jérémy, il veut contrôler et dominer ses émotions. C'est d'autant plus douloureux pour moi à le voir s'escrimer à mettre à distance, à contenir, à essayer de faire bonne figure.

Ce n'est pas son identité de genre qui lui pose question, il se sent et se veut "homme", il n'y pas de confusion. Mais c'est plus le sentiment d'une fausseté, d'un coté artificiel, celui de n'être pas un "vrai homme". Ces mots reviennent tout le temps.
Alors on discute, on travaille sur ce que c'est d'être un homme pour lui. Qu'est ce que ça représente.
On réfléchit à pourquoi des injections ferait de quelqu'un un "faux" homme, de quelle manière.

C'est un garçon très intelligent et ce dialogue est passionnant, vraiment. Après tout, oui, c'est quoi être un homme ?


Est ce que c'est simplement l'aspect génétique ? Je suis un homme parce que je suis XY et pas XX

Est ce que c'est l'aspect physique ? Je suis un homme parce que j'ai des organes sexuels masculins, un corps masculin ?

Est ce que c'est l'aspect social ? Je suis un homme parce que je me comporte de telle manière, je fais telle activité, je joue tel rôle.

Selon l'aspect que l'on considère, les choses ne sont pas identiques. Difficile de donner une définition stricte !

Je peux être né XY et avoir un corps androgyne
Je peux avoir un corps masculin et me sentir profondemment féminin.

Pour Jérémy, son aspect physique ne lui fait aucun doute : les piqures ont bien fait leur boulot, son corps s'est bien transformé, et il le reconnait, c'est bien un corps d'homme qu'il voit devant sa glace, ça ne lui pose pas question.

Au niveau social, si tant est qu'il y ai des "rôles", des "attitudes" typiquement masculins, Jérémy en tout cas se conforme aux modèles et se reconnait dans ces rôles masculins.

Non, le souci serait plutôt génétique.... Pour la génétique, il n'y  pas de doute, Jérémy est bien XY, un homme. Mais pour lui, c'est là que le doute s'insinue, dans son identité profonde.
Il a un corps d'homme, il vit une vie d'homme...Mais au fond de lui, il doute... Si je n'étais pas vraiment un homme.

Car, et là, la question émergera en fin d'entretien, peut il procréer ? Enorme question. Enorme boule dans la gorge quand il en parle.
Le médecin qui le suit ne sait pas réellement. Peut être, surement que oui même. Mais la certitude n'est pas à 100%.
Et Jérémy y fonde toute son identité masculine.
"Est homme celui qui peut procréer".
Il le vit comme cela.
Alors qu'il n'a aucun projet ou désir particulier d'enfant. Mais le fait de savoir que peut être , c'est impossible, fait que cela remet en cause complètement son identité de genre...

Alors on évoque les hommes qui peuvent être stériles. Qui n'ont eu aucun problème hormonal, mais chez qui on va déceler une stérilité. Qu'en pense Jérémy ? En sont ils moins hommes pour autant ?
Il pense que non. Et revient à lui : oui mais moi, j'ai eu besoin de piqures... Pas eux... Ce n'est pas pareil...

L'injection serait alors celle qui serait venue lui ôter une part de virilité...

Très bel entretien qui me laisse un souvenir assez ému. Oui, quelque fois, on le voit pas venir, mais bing, un patient, une situation vous émeut et vous ramenez ça chez vous.
Je revois bientôt Jérémy. J'espère qu'il aura un peu avancé sur ses questions...

 

10:37 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook

Commentaires

Je trouve qu'il fait sacrément face à sa particularité. Et qu'on soit homme, femme, qu'on ne se sente ni plus l'un ni plus l'autre, qu'on soit blanc ou noir ou jaune, ou rouge, ou vert ou bleu, gay, goudou bi ou trans, ce qui compte, à mes yeux, c'est de faire face, notamment en en parlant quand on en ressent le besoin, et ça ça fait de Jérémy bien plus qu'un homme, à mes yeux en tout cas, ça en fait un être humain. Un vrai.

Si vous trouvez le moyen de lui faire passer cette idée au cours de vos discussions que de faire face à soi, à ce qu'on est et d'inventer la vie qui ira avec c'est probablement plus significatif en terme d'identité que la question de rentrer dans des cases (surtout quand elles ont été imaginée par des esprits trop étriqués, que ce soit les parents ou d'autres, pour arriver à décrire notre intime propre), peut-être que ça lui permettra de trouver les pistes positives de son "exceptionnalité" :)

Vous lire réveille en moi les souvenir d'une époque ou je n'étais pas forcément plus stable dans ma vie qu'actuellement, mais ou j'étais plus heureux. Je me demande si je ne vais pas m'inscrire dans un cursus de psycho... au moins un semestre. Pour voir... Idée lancée. Je devrais la noter...

Écrit par : Leto | 06/11/2009

Leto, comme souvent, j'apprécie ton commentaire qui m'ouvre à d'autres pistes.
Oui, simplement travailler sur l'acceptation et la vie qui avec avec. C'est une bonne piste aussi. "Tu ne te sens pas un vrai homme, ok, mais alors, essayons d'imaginer quelle pourrait être ta vie, et comment faire face quand même"... Ca me plait bien cette piste !

Quant à un cursus de psycho, je ne sais pas, mais ce que je note, c'est que tu as surement une grande sensibilité, une compréhension très intuitive du fonctionnement des autres, et çà, c'est une grande très grande qualité.
Merci encore de ton (et tes) passage(s)

Écrit par : spyko | 06/11/2009

Cette histoire me renvoie à la situation d'un jeune que j'ai connu au sein de l'IME où je travaille et qui avait une maladie génétique qui retardait la puberté et rendait quasiment absent tout signe de puberté. Il avait le physique d'un jeune garçon mais c'était un de ceux qui posaient le plus de questions sur la sexualité. Je pense que ce décalage entre le corps et la psyché est très douloureux et c'est déjà important de pouvoir le verbaliser et de bénéficier d'une écoute attentive comme ton patient.

Écrit par : celine b | 06/11/2009

Oui, c'est en effet un cas très délicat, et ce mélange identité/aptitude à la procréation est un débat passionnant. Je n'ai pas posé toutes ces questions à ma patiente dotée d'un pseudo hermaphrodisme masculin. J'ai lu qu'en général, ces gens-là étaient élevés et éduqués en garçon, ce qui n'a pas été le cas pour elle, et je t'assure qu'extérieurement, elle était une jeune femme splendide. J'imagine que son cheminement intérieur a dû (et doit être) bien complexe aussi.

Pour ton jeune patient, il suffirait de lui faire un spermogramme pour le rassurer- ou pas, d'ailleurs, mais au moins il serait fixé. Reste que cet examen n'est pas de pure routine à cet âge. Mais c'est une piste, non?

Écrit par : Med'celine | 06/11/2009

Celine b : Effectivement, le cas que tu décris devait être très douloureux. Emprisonné dans un corps d'enfant finalement, ça ne doit pas être évident d'apporter de l'aide dans ce genre de prise en charge

Med'Celine : Oui le spermogramme serait une bonne idée, tu as sans doute raison. Je ne sais pas pourquoi il n'a pas été fait chez nous. Deux raisons : soit, comme on est en pédiatrie, nos pédiatres sont souvent pas trop à l'aise pour aborder la sexualité ou proposer les examens adéquats. Soit ils attendent que la puberté soit plus avancée ?
Mais c'est vrai que ça aurait le mérite d'arrêter les angoisses de ce jeune homme.

Écrit par : spyko | 10/11/2009

Bonjour, monsieur le Spy
J'ai découvert votre blougavous il y a peu, j'aime beaucoup. D'ailleurs j'ai édité ma liste de favori hier sans penser à vous, quelle courge je fais, je vais de ce clavier l'éditer ; si cela vous déplait vous me le direz, n'est-ce pas ? Et je corrigerai immédiatement. Ce sera ici (http://entrepenombreetlumiere.over-blog.com/article-depoussierage-d-hiver-39103335.html) quelque part vers le bas.

Pour revenir au motif plus précis de mon commentaire, je trouve ce billet magnifique. Magnifique car, comme vous le dites, ce jeune homme est touchant et comme il vous a touché, vous en dressez un portrait saisissant.

En lisant les commentaire et vos réponses, es réflexions se sont entrechoquées dans mon cerveau, que je vais vous livrer.

Entendons-nous, je n'y connais rien en spykologie, et je me mêle de ce qui ne me regarde pas en ouvrant ma gueule de dragon (sans acception péjorative, un dragon ça a une gueule et pas une bouche) dans ce débat qui n’en est pas un .
Mais, comment dire ? Au quotidien, un pékin de dragon comme moi se trouve parfois dans des situations, des situations de petite ou de grosse détresse du quotidien, des situations « aigües » pourrait-on dire, mais parfois aussi on s’aperçoit qu’y’a quelque chose qui couve, de façon chronique. Des situations où des gens se confient à lui (ou elle) et où il-elle aimerait bien, justement, être spykologue, pour espérer ne pas commettre d'erreur.
Des situations où, ne l'étant pas, il-elle essaye simplement d'écouter, de discuter en faisant usage de son empathie lorsqu'il en dispose, en restant suffisamment à distance pour (espérer) ne pas être "embarqué", de son intuition, de son bon sens naturel, toujours avec beaucoup de prudence pour ne pas risquer de dire des c....ries qui pourraient blesser ou enfoncer, et toujours en essayant de glisser sur l'idée que si / puisque (barrer la mention inutile) ça ne va pas, voir un professionnel serait d'un précieux secours.

J'aime beaucoup la façon dont vous avez travaillé avec ce jeune homme. Je me suis posée, souvent, des questions qui me semblent parallèles au sujet de la maternité : "qu'est-ce qui fait qu'on est la mère d'un enfant ? => L'avoir enfanté ? Certes. => Mais aussi l'aimer au quotidien. Être là quand il a un cauchemar, quand il a de la fièvre, ou simplement pour embrasser et souffler sur un genou couronné."

Répondre à des questions existentielles me parait certes passer par l'acceptation (c'est français, cela ?) de ce qu'on est, de son histoire, de sa biologie. Mais je garde personnellement une vision double de ce type de problème.
Il y a d’un côté la façon dont « on » (Jérémy en l’occurrence) vit les choses, qui est personnelle et qui est fondatrice (ou pas) d’un équilibre de vie.
Et d’autre part, il y a ou il faudrait parvenir à un certain absolu sur la notion d’identité sexuelle.

Entendons nous : Une voiture sera-t-elle « moins » une voiture selon que l’on choisit le modèle luxe avec jantes alu, toit ouvrant et intérieur cuir ou le modèle de base ? Non, bien sûr.
Un chat (un chien, un furet, un cheval) étant castré, le fait de lui avoir coupé ses coucougnettes en fait-il moins un mâle ? Réponse 1 : Certes, si l’on considère qu’il ne se reproduira pas et que plus rien ne pend entre ses pattes postèrieures.
Réponse 2 : La castration ne change RIEN à son génôme, ne change « PAS GRAND CHOSE » à sa morphologie, RIEN à sa personnalité (différencions la notion de personnalité, qui existe pour les espèces animales non humaines, même si elle est très « empirique », des notions de caractères sexuels tertiaires).
Sachant que l’être humain est à ma connaissance (mais vous avez peut-être sur ce sujet d’autres sources que les miennes, et j’espère ne pas me ridiculiser ici) la seule espèce animale qui projette dans la notion de reproduction plus que le fait de perpétuer l’espèce, personnellement ( !) je considère que la castration ne change RIEN au fait qu’un chat (chien furet rat cheval éléphant) soit mâle — ou d’ailleurs femelle.

Donc, bien sûr, mes exemples sont stupides. L’Homme (avec majuscule = au sens de « être humain ») est une machine biologique bien plus complexe qu’une simple voiture ; l’Homme est une espèce animale consciente et pensante au contraire de « toutes » (ou du moins je crois) les autres espèces animales.
Pour autant, ces exemples ne sont pas « si stupides » que cela, à mon sens. Car personnellement, je pense qu’il FAUT considérer que l’Homme est BIEN PLUS que ses hormones, qu’elles soient de stress ou sexuelles.

Ce n’est pas les mille injections qu’il a subi qui ont fait de Jérémy un mâle, mais son génotype et le fait qu’il se sente un mâle (et c’est une des choses à explorer, non ? Puisqu’aprés tout il existe bien des hommes, ou des femmes, qui disposant d’un génotype et d’un phénotype « adéquats » se sentent pourtant appartenir à l’autre sexe » )

En revanche ces mille injections et les palpations de coucougnettes subséquentes ont fait de lui un être blessé dans sa pudeur et déséquilibré dans sa construction personnelle.

Et il me semble qu’il faut (mais encore une fois, je ne « SAIS » rien, et quand je dis « il faut « , on doit traduire « je PENSE – en gras et en corps 40 et en majuscule soulignées — QU’IL FAUT ») parvenir à ce qu’il intègre cette dualité :
— Alpha, Il vit « tout cela » de telle façon, intensément personnelle, qui est la base de construction de sa personnalité
— Bravo, le référent, l’absolu (et surtout pas les « cases » dans lesquelles la société essaye tôt ou tard de faire passer quiconque) SERAIT [et c’est donc à mon sens ce à quoi il faudrait tenter de l’amener] de considérer justement qu’un humain est bien plus que ses hormones, bien plus que sa physiologie corporelle ; que son mental prime (ou devrait primer) sur le physique.

Et que donc si Jérémy se sent un mâle, une homme de sexe masculin, c’est tout ce qui importe. Et que personne n’a à connaître ce qu’il a traversé pour parvenir à cela, sauf peut-être, la femme (l’homme, s’il est attiré par son proppre sexe) qu’il jugera digne de partager cela avec lui. Et qu’effecivement c’est à lui de faire avec ce qu’il est….

Pardon, mister Spy (comment vous appeler ?) pour mon verbiage ; j’ai peur qu’en parlant d’identité sexuelle, vous n’ayiez approché de si peu mon territoire hypersensible que je n’ai pu m’empêcher de répondre et « comme d’hab » de me faire des nœuds au cerveau.
J’espère quand même que vous m’aurez lu car rien de plus blessant que d’écrire sans être lu… (autre territoire sensible…. ☹)

Merci pour votre blog et ce beau billet ; j’espère vous rerouver aux détours de divers chemins car la spykologie me paraît partie intégrante de mon propre job (et du quotidien d’ailleurs)

J’espère que vous accepterez mes amitiés
(et j’espère que vous les accepterez avant ce soir 21 H car je reprends le train vers cette heure là pour un lieu où je n’aurai plus de connexion… Donc voilà.)

Écrit par : Dragon d'eau | 11/11/2009

Dragon d'eau : Ouh la, mais c'est que je sais pas par où commencer moi ! ;-)
Oui vous avez raison en tout cas de souligner que ce qui le fonde en tant qu'homme, c'est ce qu'il ressent au fond de lui. L'identité est davantage une question de personnalité qu'une question de génétique ou de corps, chez l'être humain.
Par contre, je n'ai pas tenu le délai de réponse avant hier 21h00...! Me pardonnerez vous un jour ? La vie de psy et père de famille n'est pas toujours de tout repos !

Écrit par : spyko | 12/11/2009

Sinon, bien, ton interview sur Psychologies.com...

Écrit par : Med'celine | 14/11/2009

Mais c'est qu'elle est au courant de tout ! Diantre ! ;-)

Écrit par : spyko | 14/11/2009

Je serais passée complètement à côté si je n'avais pas cliqué sur une adresse de provenance dans mes stats, qui m'intriguait! Aucun mérite!

Écrit par : Med'celine | 15/11/2009

Merci d'avoir partagé cet entretien touchant avec nous.

Écrit par : Derek | 20/11/2009

Présentez Buck Angel à Jérémy pour voir ^_^

Écrit par : Jesrad | 30/11/2009

Jesrad : je ne connaissais pas Buck Angel... Il est effectivement...euh...Surprenant ! Ceci dit, je ne suis pas sur que ça aide mon jeune patient à se situer dans son image sexuelle !...lol

Écrit par : spyko | 03/12/2009

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