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18/10/2009

Le docteur a voulu que je vous vois pour son poids

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"Le docteur a voulu que je vous vois pour son poids"

Ah...Quand ça commence comme ça, c'est souvent mal parti. Pas l'ombre d'une demande parentale là dedans.
"Le docteur a voulu", sous entendu "moi j'ai rien demandé" et ce qui donne souvent en filigrane "me demandez pas de changer"
Parceque lorsqu'il y a une vraie demande parentale, ça commence par "on vient vous voir car on ne sait plus quoi faire", "on vient chercher des conseils", "on voudrait l'aider". Ca reste encore à travailler un peu (je ne suis pas un distributeur de conseils....), mais au moins il y a une demande quelque part.

Mais là, aujourd'hui, pas trop.
Le petit Simon a six ans, un surpoids important et une maman qui me dit que le docteur lui a demandé de me voir.
Parce que "voyez vous, il ne fait rien que manger, on n'y arrive plus".
Je pose quelques questions. La boulimie est rare à cet âge. On peut trouver des troubles approchants, mais ça reste du domaine de l'exceptionnel. Je pose mes questions, le quotidien, les repas...Et je suis vite éclairé.
"Il ne veut boire que que soda"
"A quatre heures, il mange plein de gâteaux"
"Il se ressert à table en plus !"

Et là j'entends une avalanche de plainte. Mais ce qui me choque, c'est plutot que j'ai l'impression que les parents assistent impuissants à tous ces comportements en simples spectateurs, sans avoir la notion qu'ils peuvent y faire quelque chose.
"Il ne veut boire que du soda" : là je me demande : s'il est suivi pour surpoids, pourquoi y a t il du soda? Quelqu'un peut il lui dire non ?

"Il se ressert à table" : ben y'a pas un papa ou une maman sur cette même table qui peut dire les trois lettres magiques : N.O.N ?

Là on voit des parents spectateurs, qui se plaignent du comportement de leur fils, que je qualifierai absolumment pas de boulimique, mais simplement d'opportuniste : il a des parents qui n'arrivent pas à donner un ordre clair, alors il aurait tort de se priver !

On dit que l'obésité infantile augmente et c'est vrai. Quelques fois il y a un facteur génétique et là c'est difficile et long.
Il a quelques fois comme je l'ai dit des vrais troubles psychologiques de type boulimie.
Il y a notre société de consommation où la surabondance de plats riches et sucrés n'aide pas.

Mais surtout, surtout, surtout, ce que je vois en consultations : des parents démissionnaires. C'est la grande majorité malheureusement.
Quand le "petit" est suivi depuis un an pour surpoids et que la maman me dit qu'il a un trouble parce qu'il va manger des gateaux en cachette dans le placard, je me demande bien ce qu'ils font encore là ces fichus gateaux dans le placard !
Non, souvent le parent attend de l'enfant qu'il "comprenne" ou que moi, je lui fasse comprendre (c'est souvent la demande).
"Moi il ne m'écoute pas, si vous pouviez lui faire comprendre".

Mais lui faire comprendre quoi ? Il a six ans, huit ans. Ce n'est qu'un gamin. C'est déjà dur pour un adulte de se restreindre au niveau alimentaire, alors n'y comptez pas pour un gamin ! Il ne le fera pas de lui meme !
Et bien au contraire, le gosse de cinq ans qui n'irai pas piocher en cachette dans le paquet de sucreries qui lui tend les bras dans le placard, là je dirai qu'il a un trouble. Un gosse normal, ben oui, il y va.
Car il n'a pas de limites en tête bien strictes, car il n'a pas les memes objectifs que nous, pas la volonté que pourrait avoir un adulte. Pas les mpemes attentes, les mêmes représentations. Lui, il vit dans le présent. Alors entre le paquet de bonbons et son surpoids dans cinq ans, le gamin il ne fait pas de détails !

Alors oui, la gestion d'un surpoids de l'enfant, c'est pas marrant, mais c'est à 95% le boulot de papa et maman.
Dire "NON", refuser d'acheter certains aliments.

Mais ...mais...La nourriture, c'est plus que de la nourriture. C'est aussi de l'Amour. C'est pas pour rien que le premier lien mère/enfant passe par la nourriture, c'est aussi un lien d'attachement et d'affection.
Donner un bonbon, demandez à toutes les grands mamies du monde, c'est aussi une façon de montrer qu'on aime ce petit bout de chou.

Et donc, refuser un bonbon, c'est aussi, dans la tete du parent, et de l'enfant à 200%, comme une façon de dire "je ne t'aime pas".
Refuser, normalement, c'est sain, ce sont les limites par lesquelles on se construit.
Mais pour certains parents, pour x raisons (enfance difficile, mauvaise estime, etc...), pouvoir imaginer frustrer son enfant, lire dans ses yeux "tu ne m'aimes pas alors ?", c'est insupportable. Terrible. Douloureux.
Mieux vaut donner le bonbon, avoir l'impression de garder l'amour de l'enfant, et le surpoids on verra après. On comptera sur le psy pour "faire comprendre" au gamin ce qui est bon pour lui. On comptera sur le médecin pour lui redire les règles.

Papas et mamans de France, aimer vos enfants, c'est aussi leur donner les règles qu'ils ne peuvent pas se donner tout seuls car ils ne les comprennent pas. C'est avoir assez d'amour pour frustrer son enfant dans un intérêt supérieur. L'amour c'est aussi avoir des objectifs à long terme et pas juste être dans le présent et éviter la colère si on dit "Non". Aimer son enfants, c'est aller jusqu'à risquer son désamour si on sait que c'est bien pour lui (et le désamour à six ans, ca ne dure jamais très longtemps).

Quant à mon petit Simon, sa maman me fait comprendre qu'elle ne peut pas ne pas acheter de gâteaux (vous comprenez, c'est pour son père,  il adore ça) , qu'elle ne peut pas arrêter d'acheter du sirop (mais il n'aime pas l'eau !), que c'est difficile de l'empêcher de se resservir (c'est colère sur colère vous comprenez).
Et elle me redemande de voir Simon seul, car forcemment, "il a un problème avec la nourriture".
Mais non madame, c'est sa maman qui a un problème avec sa conscience et son amour maternel. Mais ça, si je le dis là, tout de suite, je sais que vous partirez probablement en claquant la porte.
Vous qui faites tout pour lui !...

 

19:39 Publié dans Hopital | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

Commentaires

Ah ah, ça me rappelle mon petit frère. Et à quel point ma mère à été scandalisée lorsque le docteur à mentionné une possible obésité infantile. Pourtant, ça sautait aux yeux, mais elle ne voulait pas le voir. Pourtant, il n'y avait ni soda à outrance ni bonbons généreusement distribués, mais surtout cuisine bien grasse et petits déjeuners copieux. Enfin, cet post m'éclaire une situation personnelle sous un nouveau jour, merci.

Écrit par : Derek | 19/10/2009

Il y a 3 autres lettres magiques, tellement plus simples à prononcer et apportant paix et tranquillité dans les foyers... La voie de la facilité n'est pas toujours la bonne, mais c'est celle qu'a pris notre mode de vie! Et ceux qui sont chargés de résoudre les problèmes en résultant sont de vieux grincheux rabat-joie :S
(Pas encore pédiatre mais déjà blasée, ça promet!)

Écrit par : Babydoc | 19/10/2009

Ne soyez pas blasée, il y a encore des parents qui sont convaincus de la nécessité de poser des limites et le font avec beaucoup d'amour . Ils sont aussi parfois en proie au doute et le pédiatre est un interlocuteur important qui rassure et conforte .Pas toujours facile de rester sure de soi lorsque l'on essuie la rébellion d'un ado ( qui fait son boulot ! ), la colère du petit dernier ( qui fait un peu de résistance, c'est de bonne guerre !) plus quelques accès de jalousie bien naturels dans une fratrie ...On a beau se dire que tout celà est parfaitement normal , on en demeure pas moins humain .Tout celà s'enchaine naturellement lorsque vous sortez du boulot et n'aspirez plus qu'à un peu de sérénité !
Sans compter que les petits derniers sont souvent futés !Ainsi , Cyprien , 5 ans , n'est pas franchement obéissant mais parfaitement indigné lorsqu'il se fait gronder .
Et comme il manie bien le verbe, il n'hésite pas à nous désigner comme des parents
indignes qui n'aiment pas leur enfant ( normal! quand on aime , on ne gronde pas ! ).Il sait intuitivement quel levier actionner . C'est un petit quatrième et nous avons la chance d'être 2 parents qui se soutiennent , alors , on le rassure , on l'adore mais il faudra tout de même qu'il respecte les limites .Il faut avoir une bonne estime de soi pour ne pas être destabilisé, ce n'est pas facile d'accompagner ses enfants en restant à la bonne distance .

Écrit par : Sandrinej | 19/10/2009

Sandrinej, je ne doute pas un seul instant que la majorité des parents font de leur mieux, le font bien et que c'est loin d'être facile! Mais il se trouve aussi que souvent ce ne sont pas ces parents là qui consultent aux urgences à 23h30 le dimanche avec une enfant de 2 ans et demi "parce qu'elle ne veut manger que des glaces" ou qui reviennent 3 fois de suite avec un môme constipé qui mange "beaucoup de légumes" qui se révèlent être des frites... Alors la première fois on explique, la 2e on essaie de comprendre ce qui va de travers pour cette famille, et la 3e on prescrit le lavement en ravalant son impuissance... Déjà pour un psychologue formé pour et dans des conditions adéquates c'est dur, mais dans la tornade des urgences avec des intervenants qui changent tout le temps, c'est impossible et pourtant on est tous là dans le but d'aider ces enfants et leur famille!
Alors blasée dans le sens "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif", déjà si on lui signale que l'eau existe et où elle se trouve c'est pas mal! (et les parents ne sont pas des ânes, même si ce proverbe illustre ma pensée)

Écrit par : Babydoc | 20/10/2009

Simplement bravo.
Bravo pour ton "papas et maman de France"... J'adore...

Mais je ne vais pas te faire une tartine... j'ai les mêmes à la maison, pardon, dans mon cabinet...

Quant à l'accusation d'être blasé, je ne crois pas... Impuissant, décontenancé, oui, blasé, non...

Écrit par : psyblog | 20/10/2009

Vous m'avez fait de la peine tous les 2 !Vous voulez un autre paragraphe ou ça va mieux ?
A bientôt ...

Écrit par : Sandrinej | 20/10/2009

ah ouais mais la bouffe... c'est la bouffe.
Dans les milieux populaires, la nourriture joue un role démesuré : on mange non pas en qualité, mais en quantité. La grosse quantité offre le réconfort qu'on ne trouve pas ailleurs, et c'est la seule chose qu'on peut se payer, alors voila.
Je me pose une question par rapport au boulot du psy : que fait-on dans ce genre de cas, quand une personne ne veut travailler sur elle-même ? Vous continuez à la voir en consultation en serrant les dents pendant sa demi-heure de doléance, ou bien vous lui montrez la porte ?

Écrit par : Redhead | 20/10/2009

Derek : merci de ton commentaire. C'était surement douloureux pour ta maman de réaliser ce qui se passait pour ton frère, c'est toujours culpabilisant aussi pour un parent.

Babydoc : blasée ? J'ose espèrer que non. Découragée quelque fois, je veux bien l'imaginer, fatiguée de repêter la même chose. Mais hop, il suffit d'une famille qu'on arrive à aider, et la motivation revient...

Sandrine : je ne blâme pas les parents, j'essaie de faire le lien avec une estime de soi difficile, une diffculté à frustrer l'enfant pour ne pas risquer de se voir en "mauvais parents". C'est loin d'être évident, les parents, même ceux que je décris, sont souvent épuisés, pensant avoir fait tout ce qui était leur possible. Ils restent à aider. Mais voilà, des fois le psy a un petit passage à vide, un découragement. C'était un peu cela, ce post.
Je suis parent aussi, tu sais, et les bons conseils sont souvent difficile à appliquer à soi meme. Je suis loin d'être un parent toujours parfait, patient ou toujours à l'écoute ! On fait tous ce qu'on peut pour être un bon parent, on n'y arrive pas tout le temps, je crois qu'on fait du mieux qu'on peut !

Psyblog : merci de ton commentaire ! Oui à te lire régulièrement, je crois qu'on a un peu les mêmes. Disons que ce qui m'agace, c'est ce que c'est moins un probleme psychologique qu'un problème sociologique : de changement de place du parent face à l'enfant, de l'autorité qui s'effiloche au profit d'un "faire plaisir"...

Readhead : non je ne les fous pas à la porte (quoi que l'agacement est bien là des fois...). Alors oui ça m'agace. Mais je me dis que ce parent là qui a l'air démissionnaire, il ne le fais pas exprès. C'est qu'il a surement vécu des choses du coté familial qui ne l'ont pas aidé à définir un modèle adéquat. C'est que ce parent a ses soucis qui le freinent dans son autorité. Bref, il reste à aider dans son rôle parental.
Alors j'essaie, de lui faire prendre conscience de sa part de responsabilité, de ses attitudes pas toujours adaptées. A petite touche.

Écrit par : spyko | 20/10/2009

J'aime beaucoup le ton de ton billet, et celui des commentaires aussi.Cela me rappelle ce petit garçon de 2 ans et demi sphérique de 25 kg, qui ne réussissait pas à monter tout seul sur la table d'examen. Lui aussi mangeait des bonbons, buvait des sodas, et avait l'excuse d'un profond déracinement familial (mère toxico en cours de reprise en main, placé par la DDASS en attendant mieux, père en prison, etc...). Non, on ne peut pas les mettre à la porte. Oui, il faut savoir procéder dans l'ordre, à tâtons, et savoir se satisfaire de petites victoires dont l'accès au bien-être n'est pas la moindre. J'ignore ce qu'il est devenu, ce gosse, mais ce n'était pas gagné pour lui...

Et puis à côté de ça (et totalement HS), il y a l'autre extrémité, la gamine qui fait 40 kg pour 1m70, qui fait des crises d'angoisse étiquetées "spasmophilie sur tempérament hystérique" au bout de 5 min par un confrère masculin pressé, et qui arrive à te confier au bout d'1 heure qu'elle a subi des attouchements à plusieurs reprises, sans aucune reconnaissance par la loi ou la famille par la suite (un grand classique du genre), et qui donnait à manger au chien ses repas du soir... C'était hier, je suis encore remuée de cette consultation.

Écrit par : Med'celine | 21/10/2009

j'ai conseille à la maman d un enfant en surpoids de se limiter dans ses achats de friandises.La réponse a été "mais je ne vais pas me priver moi!!!"

Écrit par : toubibe des champs | 21/10/2009

Medceline, ton second cas est malheureusement un problème que je vois souvent dans notre service. Pas facile, je le concède. Qu'as tu pu faire pour cette ado ? As tu réussi à l'orienter ? La place du généraliste face aux abus sexuels, surtout intrafamiliaux, est super difficile : tout seul, en première ligne ! C'est plus "confortable" à gérer en hospitalier.

Toubibe des champs : phrase que j'ai déjà entendue aussi, à peu de choses près... Ou bien des trucs du style "Mais son père ne voudrait jamais arrêter le coca. Ben non, c'est évidemment au gosse de 5 ans d'être raisonnable face à ses deux parents qui ne le sont pas...

Écrit par : spyko | 21/10/2009

Qu'ai-je fait? J'ai créé du lien, surtout; j'ai tenté de reconnecter ensemble tous les morceaux de cette vie brisée. Elle était paniquée à l'idée que l'idée saugrenue me prenne de la déshabiller. Nous avons parlé de l'image de ce corps éparpillé, considéré qu'elle n'était pas qu'un cerveau, que son corps aussi méritait attention; je l'ai chargée de se faire un compliment ou un palisir par jour jusqu'à ce qu'on se revoit. Je lui ai prescrit la pilule pour l'acné que son médecin habituel lui refuse sous prétexte que seule une gynéco peut lui donner (retour à la case départ, peur de se déshabiller donc on n'y va surtout pas). Je lui dit que sa vie n'est pas foutue quand elle me dit qu'elle n'aura jamais de petit copain, que tous les hommes ne sont pas des salauds. Je lui ai donné des coordonnées d'assos pour qu'elle sache quels sont ses droits en matière de recours devant les tribunaux, même si elle ne pense rien intenter. Je lui conseille de voir éventuellement un thérapeute intervenant en thérapies brèves (EMDR) et en tb de l'alimentation. Et surtout, je lui ai redonné un sourire qu'elle n'avait pas en entrant.
J'ignore quel sera son chemin, ni si elle reviendra me voir. Je lui souhaite bon courage en tout cas.

Écrit par : Med'celine | 22/10/2009

MedCeline : je pense que ça a du compter pour elle ce regard humain dont elle a bénéficié

Écrit par : spyko | 22/10/2009

Chouette article, chouettes commentaires :-) Merci !

Écrit par : Marie | 23/10/2009

Bravo quelle patience! J'avoue en manquer actuellement... Tous ces parents à éduquer dans leur propre relation à l'acceptation de la frustration...
Perso, je sature, allez faire comprendre à un gosse qu'on ne boit pas de soda à table si les parents en boivent...
Ce sont les mêmes qui ne comprennent pas la gestion budgétaire, oui le paiement du loyer est prioritaire...
J'ai l'impression que les enfants remplissent les bureaux des psy parce que leurs parents dysfonctionnent...
Mais la question que je me pose c'est y'a t'il plus de suivi pédo-psy parce que c la mode ou parce que la société va plus?
Vous ne pourrez pt etre pas me répondre mais je a pose quand même.
Sinon j'aime beaucoup vos billets.

Écrit par : Zéb' | 10/11/2009

Marie : Merci de ton passage régulier ;-)

Zeb : + de suivi ? Oui c'est certain. Disons auparavant, c'était "serre les dents et débrouille toi tout seul". Ne pas avouer ses faiblesses. Tenir bon tout seul.
Maintenant on s'autorise à demander de l'aide.
On a vulgarisé la psychologie dans les magazines, les gens ont l'habitude de cette réflexion et vont davantage aller chercher conseil auprès des psys.
Est ce que la société va plus mal ? J'ai l'impression qu'elle est surement en perte de repères, et que les gens viennent en chercher aussi auprès du psy.
Question complexe en tout cas !

Écrit par : spyko | 12/11/2009

Merci, merci, merci... Jeune psychologue débutante, je rame, parfois un peu, parfois beaucoup et là vous venez de m'éclairer sur une situation à laquelle je ne trouvais pas de sens. Deux parents qui commencent à être à bout face à leur petit garçon de 3 ans qui se gratte... Se gratte, sur le nez et la joue, ce qui laisse des croûtes. Je repense à certains éléments de l'allaitement difficile de la maman, certaines relations fusionnelles qui se sont mises en place, cet allaitement du petit frère pendant l'entretien, une "crise" du petit, empêchant son père de parler.
Je ne dis pas que j'ai trouvé le sens de tout cela, mais le passage sur l'allaitement, le parallèle entre la nourriture et l'amour m'a fait tilt...
Ce n'est pas encore en place, mais merci car grâce à vous, j'entrevois la lumière pour cette situation!

Écrit par : Faye Valentine | 05/08/2012

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