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12/10/2009

Communiqué

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Droit de Réponse du Comité français des Jacqueline
et de la plainte sans fin

 

Monsieur Spyko,

Vous avez publié sur le torchon qui vous sert de blog un article tendancieux destiné à ce que nous, Jacqueline de France, devenions la risée de vos lecteurs. Ce procédé est tout à fait répugnant et ne nous étonne guère, vu le niveau de ce blog et les commentaires crasses qui l'accompagnent la plupart du temps.
Que vous vous prétendiez psychologue et en même temps, refusiez d'écouter un être dans le besoin, la douleur, est tout simplement révoltant. Je ne sais dans quelle faculté minable de quel quartier crasseux vous avez eu votre diplôme, mais sachez que vous n'honorez pas votre profession. 
Moi qui vient d'être touché par le deuil, oui car j'ai perdu la semaine passée mon chat persan, le regretté Gémalpartou, je peux vous dire ce que c'est d'être dans le malheur. Si seulement vous aviez un brin d'humanité, je vous parlerai alors de mes varices douloureuses les jours pluvieux, et qui m'empêchent d'aller marcher jusqu'au salon de thé voisin, où m'attendent quotidiennement Renée et Simone. De pauvres femmes qui ont vécu bien des malheurs, mais Dieu les préserve, bien moins que ma pauvre vie.
Car savez vous, vous qui vous dites psychologue, ce qu'est vraiment la souffrance, celle que j'ai vécue, celle où j'ai été quand mon pauvre Henri est mort, chutant accidentellement par la fenêtre de notre appartement, alors que je lui racontais par le menu le détail de mon opération des hémorroïdes et des douleurs qui l'accompagnaient ? Un bien brave homme que cet Henri. Que dire de ce psychologue, qui aussi incompétent que vous, avait prétendu  à l'époque qu'il s'était suicidé, n'en pouvant plus de sa vie de couple ?
Encore un sans-coeur comme vous, monsieur. Un qui n'a pas vu tout ce que j'ai fait et sacrifié pour cet homme, moi qui ai souffert dès mon plus jeune âge, et qui pourtant, l'a aimé et chéri comme nulle autre ne l'aurait fait. 
Ah, vous avez surement une vie bien confortable, vous, pour oser dire que les Jacqueline se plaignent pour rien et vous brisent les oreilles... ! Qu'il est confortable quand on a pas connu la misère, le deuil, la maladie, la descente d'organe et la mise en plis ratée, de se plaindre du malheur des autres !
Vous ne savez pas la peine que vous m'avez faites, monsieur le prétendu psychologue, moi qui ai failli mourir hier. Oui, vous avez bien lu, j'ai failli mourir hier, puisque en déballant mon paté de foie Carrefour, je me suis aperçu à temps, Dieu merci, que la date de péremption était fort dépassée. Qu'ai je donc fait pour que tant de malheurs s'abattent sur moi ... Peut être est-ce  du au décès précoce de mon frère bien aimé. Je vais vous raconter cela en détail, car je pense que cela vous instruira, monsieur le sans-coeur. Donc mon frère...

(...) - - - - Cette lettre a été coupée pour éviter aux lecteurs de ce blog l'apparition concomitante d'une migraine foudroyante - - -

(...) et c'est ainsi qu'il finit dévoré par les charognards, aux fins fonds de l'Afrique.
Triste histoire, dont je ne me suis jamais remise. Mais peut être mon frère a-t-il eu cette chance de quitter de bonne heure cette vallée de larmes. Moi je dois supporter, sachez le, jour après jour, les difficultés. Heureusement que je suis forte, que je prends sur moi et ne me plaint pas !

Au nom de toutes les Jacqueline, je vous informe officiellement que plus aucune de nous ne lira votre blog et ses immondices. Soyez le psychologue des gens heureux, vous qui n'êtes pas capable d'écouter les gens qui ont vraiment besoin.  Je ne vous souhaite pas de souffrir comme je souffre - vous ai-je parler de mes genoux ? - mais la vie vous apprendra peut être l'empathie monsieur.
Je ne vous salue pas.

Jacqueline - Au nom de toutes les Jacqueline

PS : je voulais vous faire un P.S. mais mon arthrite me fait trop mal et puis sachez que je ne veux pas user pour vous ce stylo en or que mon père m'a offert sur son lit de mort, où je l'ai veillé avec ardeur pendant des nuits, bien que je souffris d'une pneumonie qui a bien failli m'emporter, mais ça c'est une autre histoire et je ne divaguerai pas sur ma vie personnelle, pour ne pas aller dans votre sens et vous donner encore matière à critique, ça jamais, moi me plaindre, vous n'y pensez pas.

17:38 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook

Commentaires

hihihi !!! quelque chose me dit que nous tenons la solution au probleme des jacquelines...

Écrit par : ju | 12/10/2009

Suis morte de rire,flute encore une victime de Jacqueline !!! courage

Écrit par : Myriam F. | 12/10/2009

Quelle prestation ! Tu as vraiment saisi l'essence du personnage, tu transcendes le rôle !

Ce doit être comique de faire un tour au Comité français des Jacqueline. Ca doit surenchérir de partout... tout le monde se plaint et personne ne s'écoute... L'horreur.

Écrit par : Prose | 12/10/2009

C'est du vécu , ma parole ! C'est juste et drôle ! Vous n'étiez pas une Jacqueline dans votre dernière vie ?

Écrit par : Sandrinej | 12/10/2009

Il me semble que ce genre de comportement empire avec l'âge. J'ai connu des gens exactement comme ça, sauf qu'eux en plus, racontaient l'intégralité de leurs problèmes médicaux depuis leur plus tendre enfance (des hémorroïdes en passant par le cancer), et étaient radins à pleurer.
Même en faisant preuve d'objectivité, même lorsqu'on se doute bien que ça cache quelque chose, c'est quand même difficilement supportable.
Je compatis.

Écrit par : Redhead | 13/10/2009

Clap clap clap! Génial, c'est exactement ça! Par compte comme le suggère Prose, un comité français des Jacqueline...ça fait un petit peu peur.

Écrit par : Coco | 13/10/2009

Recensons les Jacqueline, et organisons contre rétribution des matchs de Jacqueline tous les samedi après-midi: on en met quatre ensemble et on revient le dimanche midi voir laquelle a écrasé les autres de ses malheurs. Il nous reste trois mois avant la libéralisation des paris en ligne pour finaliser tout ça, trouver des pubs à faire et hop, on peut faire d'une pierre deux coups: éradication des chieuses et c*** en or à la clef.

Écrit par : Olivier | 13/10/2009

Sourire...
On connait tous une/des Jacqueline. Peut-être ont-elles un blog ? Cela pourrait être très magique pour notre moral : il suffirait, les jours de mélancolie, de lire un petit article pour se sentir de très bonne humeur et très heureux ;-)
A bientôt.

Écrit par : Chab'instit | 14/10/2009

Jacqueline contre Jacqueline:

pour répondre à Olivier, un match de Jacqueline(s) n'a à mon avis aucune chance d'aboutir à autre chose qu'un match nul: chacune sera sûre d'avoir gagné et personne n'écoutera l'arbitre... dommage!

Écrit par : une instit | 14/10/2009

J'irai plus loin qu'Olivier en ajoutant qu'on pourrait en enfermer dix dans une maison et faire de la télé-réalité avec...
Cela dit je ne suis pas certaine du succès de l'émission sur le long terme. (Mais l'avantage c'est qu'il y aura déjà dix Jacqueline de moins en circulation.)

Écrit par : Prose | 14/10/2009

Merci à tous pour vos commentaires, et désolé de n'arriver que si tard sur ce post, je n'étais pas présent les jours derniers.
J'ai bien ri en lisant vos réactions...Les Jacqueline sont une source inépuisable on dirait !
Merci encore à toutes et tous.

Écrit par : spyko | 15/10/2009

Je suis affalée sur le bureau d'emprunt du jour, en me tenant les côtes et en priant très fort que le patient suivant ne me croit pas victime d'asphyxie!
En général, les Jacqueline (dont je suis honorée de te dire qu'elles ne hantent pas que les cabinets de psy) sont très fortes en monologue et accompagnées parfois d'un petit mari navré et translucide. Je leur jette en pâture quelques regards et des "mmm mmm", histoire de ne pas montrer nettement mon décrochage attentionnel aigu. Il est très difficile de les interrompre, sous peine de se retrouver en premier sur la liste des sorts à jeter lors de la prochaine messe. Parfois, le fait de s'intéresser au conjoint permet de diminuer le niveau exaspérationnel ambiant, lui redonnant de ce fait ses lettres de noblesse, au lieu de mollesse.
Mouarf!!

Écrit par : Med'celine | 15/10/2009

La vie d'un conjoint de Jacqueline confine au sacerdoce et devrait donner ipso facto le droit de prétendre à la canonisation.

Écrit par : spyko | 17/10/2009

Je tempèrerais tes ardeurs en disant que tant qu'à aller au Paradis s'il existe, je préfèrerais qu'il soit peuplé d'autres membres que de maris jacquelins...

Écrit par : Med'celine | 17/10/2009

Tu m'as encore faite bien rire ...j'ai lu cet article avant l'autre et au début j'ai vraiment cru que tu citais un de tes commentaires !
citation de Jacqueline: "vous savez Docteur, la vie est une grande tartine de merde et on en mange une bouchée tous les jours"... évidement vu sous cet angle ...ça pu ....mais elles n'ont pas beaucoup d'humour... sinon ce ne serait pas vraiment des Jacquline

Écrit par : Thétis | 05/11/2009

Thetis : à "la vie est une grande tartine de merde", je préfère la phrase de Forrest Gun : "La vie est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber"....Ca a le mérite d'apporter une petite touche de positif tout de même !

Écrit par : spyko | 06/11/2009

Les commentaires sont fermés.